les copains du kibou

de la cuisine, des copains, des bières

03 décembre 2011

du kibou aux prunes

     Bon, les mecs, va falloir lire vite, j'ai pas que ça à faire (pas comme tous ces no- life qui viennent me harceler pour me demander quand je reviens sur ce blog) (et qui s'imaginent qu'ils peuvent m'intimider en me lançant des sorts! ah ah)

     (je sais, j'ai pas vraiment de vie, ni virtuelle ni réelle, mais rien ne m'empêche de le faire croire. Y'en a qui pourraient croire que je raconte pas de cracks quand je parle de mes expériences culinaires, ou qui imaginent que je rate VRAIMENT mes photos de bouffe). (en vrai j'ai un AUTRE blog spécialisé en macarons, je suis citée dans ELLE, vous savez?)

     bref, on accélère, je suis attendue pour un concours (les copains font tous les services d'urgences ces derniers temps, ils bouffent des trucs délirants, et c'est celui qui a la radio la plus marrante qui gagne) (des fois, on décerne un prix special quand les internes balancent sur facebook la photo de leur estomac déformé).

     OK, aujourd'hui, donc, une recette de Jamie Oliver, parce que si je reviens, c'est sûrement pas pour une création, on est bien d'accord que ça rentre pas dans mon cahier des charges (ouais, y'a même un mec qui contrôle ce que j'écris) (je risque rien, c'est mon double maléfique, il boit plus que moi) (c'est lui aussi qui mangeait mes devoirs, ou lui aussi qui passait mes partiels. Ou PIRE qui REVISAIT pour mes partiels) (je comprends toujours pas pourquoi mon patron m'en veut toujours à MOI d'avoir trafiqué mon diplôme, il comprend rien à ces histoires de double. Il verra quand son double maléfique l'obligera comme moi à s'abonner à tricot magazine - et à le LIRE!- à quel point c'est marrant, tiens)

     Bon, donc aujourd'hui une recette issue d'un bouquin de jamie, donc, du canard avec des prunes.

C'est très facile, faut juste pas oublier de diminuer le temps de cuisson si on fait moins que la quantité prescrite (mais QUI pourrait oublier un truc pareil? Je veux dire à part un cinglé de double maléfique qui aurait décidé de se venger qu'on l'ait envoyé sur terre les lendemains de cuite) (ce qui est marrant, c'est qu'il s'attendait pas à ce que ce soit plus douloureux, seize ans après la première fois que je l'ai laissé gérer ça)

     donc je vous le signale, surtout que la sauce caramélise beaucoup, beaucoup, beaucoup. Au moins, la viande, on a l'impression d'en avoir à mâcher, pas comme quand on mange du poulet industriel comme d'habitude (allez, me dites pas que mes lecteurs n'achètent que des volailles de la ferme et ne comprennent pas de quoi je parle). (en fait je m'en fous, ce blog n'est lu que par des mecs qui recherchent "comment faire planter la xbox d'une autre personne", ou bien "ouh ouh t'es pas là" et deux trois bloggeurs acharnés (faut arrêter les mecs, vous gagnerez rien, ici, vous savez, je filerai de batteur électrique à personne en cadeau) (à moins que vous me promettiez de faire une vidéo en appuyant EN MEME TEMPS sur les boutons "eject" et "turbo") (j'ai un nouveau batteur électrique, c'est dingue que je pense à des trucs pareils quand même. Les ingénieurs sont un peu cons de vendre des appareils aussi dangereux. Y'a plein de psychopathes) (surtout dans mon quartier d'ailleurs) (voire CHEZ MOI même!), ).

     Ah là là, bref, on explique comment on fait? oui? vous avez vraiment besoin? bon, j'en sais rien, si vous avez besoin, mais je vais faire comme si. C'est bien, ici, c'est moi qui commande. Tiens, en fait je commande partout. Même les copains sont obligés de tricoter des trucs en ce moment. Ordre du juge "faut les occuper, sinon, ils sont incontrôlables". Je suis bien d'accord, et le chat qui s'est pris les pales du batteur électrique dans les moustaches aussi.

 

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Le canard, c'est la santé

Pour 4 cuisses de canard

D'abord on pépare une marinade (qui prépare ça à l'avance? A part moi, sur mon autre blog je veux dire?): on mélange

4 c a soupe de sauce soja, avec 3 c à café de cinq épices, on ajoute un 1/2 baton cannelle, une poignee d'anis etoilé, 1c a soupe d'huile olive.

Ensuite, on pose dans le plat des piments (1 a 2 piments frais), 16 prunes dénoyautées, 2 c a soupe de sucre roux ou de vergeoise. On verse la marinade dessus, on mélange, et on pose les cuisses dessus. On cuit à 180° (th 6) pendant 2h.


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qui a dit "les gars, je suis pas un canard, je suis des vôtres"?

je vous laisse, j'ai de la méditation à faire.

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29 mars 2011

une soiree de kibou (qui a dit "encore une soirée d'intello, tiens!"?)

salut les mecs,

ici, c'est pas le kibou, c'est son double maléfique.

Le kibou a un travail urgent à rendre demain matin, il va pas être déçu de ce que je vais lui pondre... non, mais en même temps, il vous néglige tellement, petits lecteurs du soir bonsoir, il faut pas se moquer de vous non plus, j'aime pas ça.

De toute façon, c'était de sa faute, le kibou aurait dû faire son boulot AVANT de faire ses petites préparations à notre soirée, ça aurait été plus prudent ("mais que veux tu qu'il m'arrive comme truc imprévu et grave au dernier moment qui m'empêcherait de finir ce dossier?") (hé hé, j'aurais dû lui répondre honnêtement: "que je débarque à l'improviste te remplacer, boire des bières, écrire un petit coucou à ta place sur ton blog et salir ton plan de travail en mélangeant des rognons crus à la main avec de l'huile. Sans porter ton tablier, bien sûr. Ah, mais si j'avais bien remarqué que tu portais une roble blanche en soie, mais que veux tu, j'aime pas les tabliers, je me sens serré là dedans, moi...")

Bref, je vais quand même vous faire un inventaire des trucs qu'on a préparés, pour que vous ayiez un truc à vous mettre sous la dent. Par contre j'ai pas réussi à mettre la main sur le bel appareil photo, pas moyen de savoir s'il a été exterminé pour cause de déception (faut dire que lui non plus il n'en fout pas une rame, il aurait même plutôt tendance à faire des photos encore plus crades que si on l'avait barbouillé volontairement d'huile de vidange) (et ne me demandez pas pourquoi on a toujours un bidon d'huile de vidange dans la cuisine, vous seriez un peu écoeurés, même moi ça me donne envie de vomir) ou si on l'a définitivement noyé dans de la pâte à beignet... à moins que le kibou soit plus malin que moi et l'aie planqué en sentant que j'allais débarquer et que j'aurais envie de faire des photos compromettantes de ses voisins et des copains.

De toute façon ça aurait été débile, les voisins ne cèdent pas au chantage (c'est EUX qui font chanter le reste de la ville habituellement), et les copains s'en foutent aussi, ils n'ont que ça, des photos compromettantes d'eux (même sur leurs photos d'identité, y'a toujours des bouts de corps qui n'ont rien à y faire...)

Et puis surtout, ça sera définitivement prêt que ce soir, et on aura tout bouffé avant que je le kibou réagisse et pense à faire ses photos...

Bon, alors, le menu?

Le menu donc:

     un genre de sauce tomate maison à tartiner soi même

     des petits tiropitakia (c'est une recette chinoise) (c'est malin. Oui, oh, si on peut plus rire)

     des nuggets de poulet maison (avec une vraie panure américaine aux corn flakes, notre dernière trouvaille)

     une salade composée de crudités (ça va aller vite à raconter, vous croyez quand même pas trouver une recette de salade ici j'espère, le kibou n'est pas là, mais je voudrais pas foutre en l'air des années à se bâtir une réputation aussi déglinguée quand même)

     un cobler aux poires. Encore un truc américain (ça va donner des idées aux amateurs de grands championnats de tir à la carabine sur ses voisins. Ou de grand concours internationnal de Miss monster truck. Ou de je ne sais quel autre sport national américain)

     Que je sois honnête, les meilleures recettes dans ce menu viennent de notre magazine préféré; les pages s'arrachent, tellement on l'a consulté, sans déconner, on a fait plein de recettes dedans et -c'est important- sans les MODIFIER. C'est suffisamment rare pour que je le note. Bref, hommage donc, à notre vieux pote le hors série cuisine actuelle de février mars 2007, qui s'intitulait "envies d'ailleurs", et qui donne donc les recettes des kiropitakia, du cobler (aux pêches à l'origine), et de la panure aux corn flakes.

     Bon, vous avez deux minutes? parce qu'il y en aura à lire pour ce coup ci, pour une fois que je suis au commandes, on va en profiter (et puis c'est pas comme si on avait autre chose à foutre)

     On compence par la sauce tomate maison: bon, non, là, on va pas vous la donner, c'était raté, une fois qu'ils ont tout mangé les copains ont dit "c'est original cette recette de carottes". Vous l'aurez donc deviné, les tomates étaient pas bonnes (on va finir par plus JAMAIS en acheter, ça sera bien fait pour tous les marchands de tomates, ça leur apprendra).

     des petits tiropitakia (chaussons au fromage)

     Dans un saladier, on écrase 260 g de feta (mioum, mon passage préféré), on ajoute 60 g de fromage râpé (j'ai pris un vulgaire fromage rapé -une sous marque qui ne porte même pas de nom de fromage, c'est dire si c'est de la bonne qualité-, on ajoute un bouquet de menthe (on a mis quelques feuilles de vieille menthe qu'avait séché, c'était assez à mon avis, mais bon) et puis encore 2 oeufs (le kibou -quelle tarte- avait mis encore 2 jaunes en plus, mais on s'est rendu compte après avoir fini que ça devait être pour faire dorer les petits chaussons, ça s'est tenu, mais ça avait presque la même consistance que l'appareil pour les quiches (je ne parle pas de ma soeur) ça été mangeable mais bon, faudrait voir en vrai ce que ça donne, ah oui, on ajoute aussi 2 c a s d'huile d'olive, de la muscade, du sel  et poivre.

     Ensuite, on fabrique les chaussons, pour ça, on découpe des ronds (8 cm de diamètre pour les scrupuleux) dans la pâte (ils donnent les proportions pour faire la sienne, j'ai utilisé de la pâte feuilletée et de la pâte brisée toutes faites, ça marche très bien) on pose une cuillère de préparation au milieu, on replie, on appuie sur les bords, on dore à l'oeuf,  on cuit 15 min à 180°.

     Bon, jusque là, on peut pas parler de franche réussite culinaire, mais attendez donc les nuggets de poulet!

     Habituellement, le kibou cède aux caprices des copains (qui finiront par devenir des sociopathes si on continue à leur passer tous leurs desiderata) (ah ben c'est déjà le cas, tant pis, obéissons- leur de temps en temps alors, qu'ils aient un peu l'impression que c'est pas que le kibou qui dirigera un jour le mooonnnde), et fait de temps en temps des petits hamburgers maison (sauce bourgui bourgueur, mélange savant de mayo maison et ketchup), et donc, des nuggets.

     C'est très marrant, les copains se sentent très importants, ils se rendent pas compte que c'est quand même plus rapide que de faire une carbonnade, ou même un steack sauce échalottes, avec des champignons et des patates. Mais faut les laisser penser que c'est beaucoup de travail: pendant qu'ils attendent que ça cuise en bavant et en grognant devant plus belle la vie (j'ai confisqué la télécommande) ils trainent pas dans mes pattes, et je peux fabriquer mes petites lettres anonymes de dénonciation aux flics pour les avertir que Jojo (qu'avait oublié d'acheter du romarin aux dernières courses) c'était lui qui avait bétonné la bétonneuse au coin de la rue (c'était un sacré truc de bétonner une bétonneuse, je vous le dis moi, on a bien galéré, mais ça valait le coup, on a aussi bien rigolé).

     Bref, on prend un filet de poulet, on le coupe en forme de nugget, on sale tous les petits bouts, on les enferme dans un sac de congélation (pratiquement propre) avec quelques cuillères de farine, on secoue, tout est bien fariné après (sans blague).

     Pendant que ça repose (bon, ça a pas besoin de reposer, mais les petits bouts de poulet, c'est bien plus obéissants que les gosses de maternelle à l'heure de la sieste, ça a pas besoin de se moucher, de faire pipi ou de boire un verre d'eau, si on leur dit "maintenant tu te reposes ou je vais chercher la moutarde et tu as intérêt à finir le pot, sinon je te le ressers au goûter", ils mouftent pas, pas comme certains enfants qu'on connaît tous. (pauvres instits), on prend un autre sachet plastique genre sac de congélation. ça marche aussi avec le sac du marché qui a servi aux carottes des sables de Créances, mais ça fera pas le même effet.

     On verse dedans des corn flakes. On ferme le sac, on essaie de faire le vide (proposez à un copain qui traine par là d'aspirer l'air en sous entendant que ça doit être hallucinogène) et on écrase, à la main ça marche bien. Si on trouve ça un peu lourdingue (les kibous manquent de patience) finissez- les en les éclatant au rouleau à pâtisserie.

     Trempez les bouts de viande dans un mélange oeuf battu- lait (oui, pas les corn flakes, tout serait à recommencer. A moins que vous fassiez frire cette grosse boule de corn flakes aux oeufs dans l'huile, mais je ne sais pas trop dans quel type de panure on roulerait ça? de la chapelure?) (si on part du principe qu'on a liquidé tous les corn flakes du petit déjeuner du copain allergique au gluten)

     bref, ensuite, on jette les bouts de viande trempés dégueulasses dans le sac de corn flakes, et on fait frire dans le beurre et l'huile (oui, oublions la friture à l'eau, le résultat était plutôt moche). (mais le bouillon s'est révélé utile pour prouver au patron qu'on était VRAIMENT malade). (lui aussi il a eu l'air un peu verdâtre d'ailleurs quand il a vu ça, il est plutôt fragile ce gars là. Et c'est ça qui dirige d'autres mecs, pff)

     Voilà, on peut servir ça avec une petite salade composée (je me demande bien qui mange des grosses salades composées. Personne j'imagine). Je vous dis pas ça pour vous faire des recommandations utiles à votre santé, juste pour vous dire qu'ici on a découvert les petits oignons frais, coupés cru menu, dans les salades, c'est une vraie valeur ajoutée (je m'exerce avec le vocabulaire, je me présente aux élections présidentielles. Enfin, non. Enfin vous verrez bien)

     On passe au dessert? oui, les copains seront un peu surpris qu'il y ait un dessert, ils auront plus vraiment faim, ils se seront gavé de salade (ah ah, comme si)

     Donc, voilà, ils ont englouti un bon gros cobler aux poires (la recette, c'est pour des pêches, mais on en a pas trouvé. on aurait dû demander au marchand de tomates, il devait en avoir je suppose).

     Alors on mélange 200g de farine, avec un peu de muscade, on ajoute 80g de sucre roux, 80g de beurre coupé en petits bouts, on mélange pour écraser le beurre, ça fait un genre de pâte du même style que le crumble (bon, le nom du cobler a l'air très cool, mais en fait, rien d'innovant, c'est des cousins ces deux gars là, faut l'avouer) et on verse un peu de lait (ils disent 10 cl, mais faites gaffe, faut voir ce que vaut votre farine, ici y' en a pas eu besoin d'autant).

     Mettez le four à préchauffer pendant qu'un copain épluche les poires et les prépare (dites lui bien qu'il faut enlever les pépins, tout ça, les copains sont ceux pour qui les rédacteurs de livres de cuisine écrivent les fameuses consignes "cassez les oeufs, versez les blancs et les jaunes dans une jatte et jetez les coquilles à la poubelle" (et pas l'inverse). Ces gars là doivent avoir des avocats consciencieux. Il faut que je me renseigne, ça peut servir)

     Bref, on mélange maintenant les 8 pêches (poires, avocats ou chats du voisin selon la saison) avec 125 g de sucre roux, de l'essence d'amande amère, 2 c à s beurre fondu, 1 c à soupe de farine. On étale la pâte, qu'on pose sur les fruits en soudant le bord aux bords du plat. On fait cuire 45 min, on déguste tiède ou chaud.

     Et voilà le travail, si ça c'est pas bien fignolé!

Bon, je vous rendrai le kibou la prochaine fois (enfin faut voir, ça dépend si il a bien rempli les papiers de la banque et si il a bien répondu aux injonctions du juge)

et moi je vous envoie des bises, je vous aurais bien dit des trucs cool en italien, ça fait bien, mais je connais rien d'autre que des insultes, vous pourriez mal le prendre...

 

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03 février 2011

des boulettes, de la purée, vive la bouffe de kibou!

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les gars, qu'est ce qui vous est arrivé? vous avez croisé un petit hachoir?

     Bon, les mecs, vous allez être gâtés, les photos, c'est toujours pas ça, la bouffe, c'est de la viande, et l'accompagnement, c'est de la purée en flocons. Ouais, lapidez moi, je vous rejetterai vos cailloux, je suis assez hargneuse pour ça.

     Bon, maintenant qu'on a largué les ceux qui mangent que du tofu aux légumes crus en verrines, on va pouvoir discuter sérieusement: en fait il s'agit de boulettes de viande à la coréenne; et la purée, y'a plus de céleri que de patates (oui, des vraies patates. Ma oui, j'adore faire peur aux blog gueuses, voire dire du mal d'elles, et peut être même leur souhaiter de ne pas avoir de cholestérol (ah ah, elles savent pas ce qu'elles perdent, j'en connais, ils font EXPRES de désobéir aux médecins rien que pour les voir s'étrangler quand ils regardent les résultats de leurs analyses. ça les fait marrer d'ouvrir la porte de leur bureau en beuglant: "infirmière! vite! le chariot de réanimation, y'a un con qu'a avalé de travers!")

     La recette des boulettes vient sûrement d'internet, mais y'a pas moyen de remettre la main dessus, cet internet c'est très mal rangé, c'est n'importe quoi. J't'y foutrais le feu moi.

     Bref, on s'en fout, si quelqu'un reconnait sa recette, la recette de sa mémé, ou même si ça lui fait plaisir de dire qu'il l'a INVENTEE lui même (bon, ça peut arriver, j'ai bien inventé l'oubli de poulet moisi dans le frigo débranché) (je leur avais DIT de le désinfecter, que sinon on peut attraper des maladies), il a qu'à le dire, je le rajouterai. Moi je veux pas d'histoires, je crains pas les rats du bas de ma rue, pourtant ils dealent du cheddar australien, par contre, les blogueuses qui vous accusent de plagiat, j'aimerais pas avoir affaire à elles. Ouh là non.

     Bon, on y va donc, on mélange dans un grand saladier de la viande hachée (800g pour 4 bons copains), 1 oignon râpé ("oignon qui pue, oignon qui tue") (au début je voulais remplacer un "oignon" par "police", mais c'est moins digeste), 1/2 carotte râpée, 4 gousses d'ail pressées, on peut ajouter 6 oignons verts finement émincés, mais j'oublie toujours d'acheter la moitié des ingrédients quand je prépare une bouffe (déjà j'essaie de pas oublier le principal: bière, viande, chips), alors ça marche bien sans aussi. Dans le même esprit, la recette indique 1 cuillère à café de poivre vert frais, j'ai mis du noir, hein.

On arrose de 4 cuillères à soupe de sauce soja, autant de sucre, 2 cuillères à soupe de farine, 2 cuillères à café d'huile de sésame, 2 cuillères à café de gingembre frais râpé (en poudre, hop!), 1 oeuf.

     On fabrique ensuite des boulettes avec ses mains (à soi, bien sûr, on n'est pas des sauvages), genre de la taille de keftas, et on les aplatit à peine, pis on les roule dans la farine. Hop là, on jette ça dans une grande poele pleine d'huile très chaude (vous avez vu, j'ai pas dit "huile de friture" parce que, bon, y'a des jeunes filles qui passent par là).

Pour être honnête, je suis pas sûre pour la farine et l'oeuf. En fait je présume toujours de mon intelligence, et j'écris jamais les trucs idiots quand je recopie une recette: casser les oeufs dans le saladier (sans blague?), enlever les feuilles abimées (non?) retirer le pourri (oh?), bref, en général, j'écris juste la liste des ingrédients et "mélanger, faire cuire". Et ben là, je sais pas si il faudrait pas passer les boulettes dans l'oeuf avant de les passer dans la farine pour les faire cuire.

Si quelqu'un veut faire des essais, moi sinon, j'ai mélangé la farine et l'oeuf à la viande, et ensuite, j'ai repassé les boulettes dans d'autre farine, comme ça, ça marche bien, bon, donc prenez ça comme parole d'évangile, vous serez très inspirés!

     Et puis quand c'est cuit, ben je sais pas, on mange? ben oui, hein, on va pas manger du gras figé, faut pas pousser non plus.

     Ah bon, et puis la purée de céleri, rien de plus simple: on fait cuire un bon gros céleri coupé en morceaux, des patates en morceaux aussi, dans de la flotte salée, et quand c'est tendre, on réduit en purée, on ajoute de la crème fraîche, du beurre (oui, ben on se refait pas hein, ici, c'est pas l'un ou l'autre, c'est les deux, c'est comme fromage ou dessert, j'ai jamais compris cette phrase, ça doit être de la philo de confucius, c'est trop loin de ma culture)

 

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mon dieu, ceux qui ont fait ça ont pas de morale.

OK, ben c'est tout pour aujourd'hui, bientôt une pizza aussi bien garnie que laide en photo (ça vous étonnera pas).

On se revoit bientôt (enfin façon de dire) (Dieu merci le kibou n'a pas de webcam pour fliquer ses lecteurs. Enfin pas avant son anniversaire)

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26 novembre 2010

ouais! le kibou n'est plus tout pourri au fond d'un fossé!

salut les mecs!

ouais, je suis revenue, j'ai réussi à échapper aux griffes d'une margarine géante qui voulait régner sur le monde- ah ah, quelle tarte cette margarine- (c'est MOI qui régnerai sur le monde, combien de fois je devrai encore le répéter?)

Bref, grâce à Dieu (et aux couteaux à beurre- une invention du diable certainement), j'ai réussi à l'aplatir sur une tranche de pain de mie premier prix (rassi) et à m'extirper de son emprise grasse (si si, ça fait gras quand même) (ne me demandez pas pourquoi, je n'ai jamais atteint la moyenne- ni même un petit 6 sur 20 en chimie) (ce qui explique les "accidents" dans notre garage ces derniers temps. Heureusement que mes avocats n'ont pas mis la main sur mes bulletins scolaires) (Heureusement que les copains aiment manger des tourtes et qu'ils se fichent bien de ce qu'elle renferme, du moment qu'il y a des patates)
Pis après ils l'ont mangé. Non, je ne sais plus quoi, j'ai oublié, mais bon, toutes mes histoires finissent comme ça, alors bon, finissons là, et partons sur des bases saines. Ah ah, avec du soja.

Donc aujourd'hui, pour changer, une recette très légère et très bonne (gni plaira gna tous les gnenfants):

un gâteau normand:

Tiens, et puis comme j'ai la flemme de vous écrire des trucs sérieux, je vous laisse lire la prose de la mère du kibou, qu'est pas mal frappée aussi, tiens!

faire revenir 3 pommes en lamelles dans 50g de beurre et flamber au calva; les mettre au fond d'un moule rond et beurré (rond et beurré,c'est la faute au calva) mélanger 100g de sucre et 3 jaunes d'oeufs, puis 100g de farine, 50g de maïzena, 1 sachet de levure et 200 g de crème (fraiche ou de lait bouilli) ajouter les blancs battus en neige. verser sur les pommes bourrées complètement cuites mais pas trop noires juste un peu éméchées, (c'est la touche normande,leur côté fleur bleue comme dirait Queneau) cuire 60 mn th 5; çà me parait beaucoup 60mn, faut voir.


Bon, alors c'est tout vu, la première fois que je l'ai fait, effectivement, 60 minutes c'était trop (j'avais pas prévu de le laisser autant, mais il a échappé à ma surveillance. Pourtant, j'ai un oeil de lynx légendaire) (l'autre est en verre, ça doit être sa faute)

Mais la deuxième fois, c'était super. Bon pas aussi super que celui que je mangeais petite, avec la crème du lait, patiemment récolté sur le lait cru rapporté des fermiers voisins, à pied, dans un bidon métallique. Que voulez vous, c'est le prix de la délicieuse vie en ville, la vraie, là où plus personne ne sait faire la différence entre une chouette et un hibou. Rien que des sales bêtes t'façon.

J'en entends des qui râlent dans le fond, qui veulent des photos. Vous avez de l'espoir les mecs, vous avez pas l'air d'avoir bien compris qui je suis. (oui je sais, je vous l'ai déjà faite celle là, mais je m'en lasse pas)

Bon, allez, d'accord, je vais vous voler un truc sur internet.

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ah ben non, je vais pas prendre le risque de piquer une photo à une blogueuse, j'ai moins peur des avocats de Schwarzy.

bon, je vous laisse, en espérant (pour vous) que vous n'avez rien, mais rien compris à tout mon baratin

des bises du kibou qui s'en retourne moisir dans son placard plein de vieux trucs improbables et sans nom.

(si certains tombaient là par hasard et se demandaient pourquoi ils n'ont pas été tenus au courant par la newsletter, qu'ils me le disent, j'ai l'impression que cette conne vit de façon totalement autonome et vire des gens comme ça, juste pour rigoler)

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05 septembre 2010

des lasagnes aux légumes et du porc caramélisé

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qui a secoué le gars chargé des photos?

OK les mecs, vous vouliez des lasagnes? non? j'm'en fous, on y va

alors en plus, vous avez vachement de chance, je suis d'une humeur... voyons? taquine? ouais, c'est ça, donc y'a aussi du porc caramélisé, une recette impec dont personne ne se lasse ici (y'a bien quelques copains qui disent que ça pue quand ça cuit, et c'est assez juste, mais en général, il suffit de leur rappeler que si y'a un autre truc qui pue ici c'est leur linge) (bon, moi faut pas me chercher, quand je dis "faudra vider la machine à laver, sinon ton linge il va y pourrir", faut le faire, sinon, y'a des anchois qui se retrouvent coincés dans les poches de jeans humides dans ladite machine pour que tout le monde constate que j'ai raison)

donc un rappel vite fait pour ce fameux porc:

on met la viande de sauté de porc dans un mélange de vinaigre/ sauce soja/ sucre en poudre (à quantité égale), lorsque le sucre est dissous, on laisse à feu super vif jusqu'à ce que la viande soit cuite, et la sauce plus du tout liquide. On peut aussi ajouter de l'ail haché, mais on peut aussi s'en passer, c'est comme les verres quand on peut boire à la bouteille.

Maintenant, on va s'attaquer aux lasagnes (parce que les copains en ont marre que ce soit qu'à eux qu'on s'attaque) (et quand je dis "on", on sait de qui on parle, n'est ce pas?):

D'abord, la veille par exemple, on fait des tomates confites: on fait cuire des tomates coupées en mini quartiers posés bien alignés dans un plat, on les saupoudre de sel poivre (j'y ai mis de l'ail écrasé, je regrette pas, ça fait de l'ail confit par là dessus, ça se marie pas mal), on arrose d'huile d'olive; on laisse confire à feu très doux très longtemps (deux heures genre)

Le lendemain, on peut s'attaquer à ces lasagnes à proprement parler (enfin je sais pas vous, mais moi je vous parle pas proprement, j'ai plutôt la bouche et les mains dégueulasses de... bon, je vais pas vous le ire, le gouvernement m'a à l'oeil avec sa brigade de flics spécialisés en "mangez sain bougez tout le temps")

Alors parlons donc gentiment.

Vous allez d'abord éplucher les courgettes, une bande sur deux, les couper en tranches dans la longueur, tailler les oreilles des poivrons en pointe (oh oh, on dirait que ça recommence à dérailler, aidez moi! mon ordinateur à pris le contrôle! Ah ah ah bande de petits humains ignorants (et trouillards) (et moches), heureusement que je reprends les rênes:  on pose toutes ces tranches sur des grilles, avec du papier aluminium (idéal pour sa mémoire l'alu vous saviez?) on arrose tout ça d'huile d'olive, on met plein de sel, un peu d'herbes (mais pas trop, ça pourrait vous donner trop de vitamines, on sait jamais).

On fait griller ça au four, sous le grill tiens. Et on se sert à boire, sinon, on va finir par avoir peur du sel, de l'alu, et même des herbes lyophilisées tiens.

OK, une fois que c'est cuit, on prend un grand plat à gratin, on alterne en couches successives: de l'huile d'olive dans le fond du plat, une couche de pâtes, des courgettes, des poivrons, de la sauce tomate, encore des pâtes, de la sauce tomate, des aubergines, des tomates confites (on peut ajouter de la ricotta qu'on étale, mais finalement, je crois que je n'aime pas trop cette texture ni trop le goût, j'ai préféré ajouter de la feta). Et puis, encore des courgettes pour finir. Du parmesan râpé.

Bon, évidemment, je viens d'inventer l'ordre (me souviens plus exactement de ce que j'avais fait, ça m'étonne, ça ne fait que huit mois que je n'ai rien noté). Et en fait, j'ai fait un mélange de deux recettes, puisque pour la première c'était une version courgettes- ricotta (qui ne m'a donc que moyennement plu, donc) et la seconde avec des aubergines (qui ont cramé dans le four, et qui n'ont jamais fini dans le plat donc) - courgette- feta. Bref, la deuxième était meilleure dans mon souvenir, mais bon, j'avais bu plus de bière, alors je sais pas si ça compte.

Bref, les amis, je vous laisse, j'ai des copains à torturer.

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09 août 2010

ça cause étranger chez le kibou: des aubergines imam baïldi

     Aujourd'hui, un peu d'histoire pour vous instruire.
    

     Oh et puis non, vous aurez qu'à aller sur wikipedia pour savoir pourquoi on appelle ces aubergines comme ça, je vais plutôt vous raconter les derniers exploits des copains du kibou. Ah ben non, le juge d'instruction a dit qu'on n'avait pas le droit (si on m'avait dit que je lui obéirait un jour à celui- là...) on se connaît depuis longtemps lui et moi, mais c'est pareil, j'ai pas le droit de l'inviter à boire des bières et bouffer des aubergines frites dans l'huile... ah ben voilà, je sais ce que je vais faire alors, je vais vous filer le mode d'emploi pour faire ces aubergines, c'est encore une histoire pleine d'huile et d'ail, j'adore (c'est les histoires d'horreur des livres de cuisine).

     Alors d'abord on prend des aubergines, on les coupe en deux dans le sens de la longueur, on va les faire dégorger dans de l'eau salée pendant une heure. Et puis on les plonge dans l'huile d'olive brûlante (ouaaarh), et on les retourne au bout de quelques minutes. Voilà, quand c'est bien cuit (la fourchette s'enfonce à l'aise dans la chair de l'aubergine), eh ben on les sort de l'huile (ben tiens). On peut les poser sur du papier absorbant (mais je sais pas pourquoi je précise ça, vous le ferez de toute façon!) (j'me d'mande pourquoi je vous donne des conseils, j'suis sûre que personne les suit).

     Bon, ensuite on racle l'intérieur de l'aubergine à la cuillère, on récupère la chair, on la mélange à 2- 3 tomates épluchées en petits morceaux, on ajoute des oignons cuits. J'ose pas vous dire de les faire cuire dans le reste d'huile des aubergines...

     Mais en même temps, c'est pas vous qui m'impressionnerez, je suis le KIBOU après tout, qui je crains? PERSONNE (sauf les petits chatons avec des petits noeuds; brrr, j'en frémis de repenser à ces petits yeux larmoyants, ces petites pattes et leurs petits coussinets, euark)

     Ah si, j'ai aussi un peu les jetons de mon mixeur, mais c'est un cas. Un psychiatre, MON psychiatre lui a trouvé l'air pas bien ces temps ci, il a les yeux qui partent dans tous les sens, il gueule la nuit qu'il va voter pour "chasse- pèche-nature et tradition". Mon psychiatre a dit (en enfournant un petit fromage de brebis frit) qu'il aurait bien pu buter quelqu'un dans une de ses dernières virées.

     OK, on ajoute aussi du persil, du sucre (150g) (oah, vous savez pas vivre, mettez- en 2 cuillères à café, petits joueurs), sel poivre, moi je mets du thym partout, mais bon, c'est pas dans la recette, à vous de voir... On laisse cuire (20 minutes dans la recette, j'ai l'impression que c'est abuser, mais bon, je bois tellement, y'en a qui disent que je manque de lucidité). (pourtant question lucidité, je suis pourtant calée, d'habitude, je sais toujours prévoir quand un copain va s'étrangler avec les arêtes du poisson (que j'ai mises dans son assiette), ou quand une réflexion va donner le prétexte à une bataille à la bière (à chaque soirée, y'en a un pour dire "j'mange des algues bios" pour que ça tourne au carnage).

     Bref, on fourre les aubergines de cette farce, on pose des tranches de tomates sur les aubergines farcies, (moi je les ai assaisonnées, parce qu'on a que des tomates dégueulasses qui poussent sur nos trottoirs), on enfourne à four modéré pendant 45 minutes; et voilà, un plat bien gras et qui plaît à tout le monde.

(pour info, la recette est issue d'un vrai livre grec "les meilleures recettes traditionnelles de la cuisine grecque" éditions haïtalis, en version française; et donc pas comme ici, en version kibou, qui comprend le bavardage infernal qui rend les cuisiniers hystériques- même moi quand je recherche une vieille recette publiée sur ce blog, je deviens folle pour la suivre, c'est un vrai foutoir, je comprends pas que personne ne me l'ait jamais dit! Et après on s'étonne que je boive!)

    Bon, ben voilà, enfoncés les criminels, hein ouais?    

(pas de photo, les copains chargés de s'en occuper ont supprimé ça de la mémoire de leur téléphone, croyant sans doute que c'était des photos compromettantes de charniers plein d'aubergines parmigiana)

Posté par lili violette à 11:12 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juin 2010

du poisson à tartiner

      Bon, j'ai pas beaucoup de temps les gars, alors accrochez vos ceintures, on est parti.

     Aujourd'hui, j'ai décidé de vous faire du poisson, je sais, les copains ils aiment pas ça, ils se mettent des arêtes partout sur la tronche, ils s'étranglent avec, ils ricanent comme des imbéciles, mais on rigole bien aussi si on invite les pompiers à les sauver (ah ah, la tête du Capitaine quand il a vu qu'on faisait un concours de mangeurs d'arêtes de poisson!)

     Donc, on prévoira selon ses invités, gros copains ou petits mangeurs (heu, on n'a pas tellement ce modèle en stock ici, mais je pense à vous, pauvres petits lecteurs mal accompagnés. Je vous plains très sincèrement, qu'est ce que vous faites des restes ou des épluchures de légumes? Nous on les mange), des tartines de pain, et comptez 1 ou 2 maquereaux s'ils sont petits, pour un mangeur.

     Le truc d'aujourd'hui, c'est de faire des  sauces à tartiner sur du pain grillé pour pouvoir poser les filets de poisson dessus. En réalité, ça n'avait rien d'une sauce, plutôt des légumes disons donc. Allez, appelons ça "sauce" quand même pour perdre en route ceux qui voulaient un billet construit et cohérent.

     pour la sauce aux tomates, on fait revenir un oignon dans de l'huile, quand ils sont blonds, hop, on ajoute des tomates épluchées en petits morceaux. Moi je les ébouillante pas, je perdrais du temps, et j'ai suffisamment de trucs importants à faire: bosser pour payer les amendes distribuées par les pompiers, laver les bouteilles de bière pour les remplir de limonade pour faire des blagues, laver le chat plein de neige carbonique, passer un coup de peigne dans les poils emmêlés des copains et puis NOURRIR les pompiers (qu'est ce que ça bouffe un pompier!)...

     avec les tomates, on met du persil, des échalotes, de l'ail, du sel, du poivre, du laurier, on aurait pu ajouter des poivrons ou des courgettes, mais voilà, on fait rien comme il faut, on mange pas trop de légumes sinon on respecterait les recommandations gouvernementales et ça, ça vous défriserait un copain.

     on prépare une autre "sauce" avec des échalotes (oui, encore, sinon, ça compte comme un nouveau légume!), on les fait revenir dans le beurre, et quand elles sont revenues ("t'étais où? traînée!") on ajoute des champignons en lamelles (lavés et coupés donc, je précise pas ces trucs de débutants, je pars du principe que vous savez faire tout ça et que ces recettes ne vous apportent rien, évidemment). Quand c'est prêt, on y met une cuillère de crème fraîche, du sel du poivre, du persil bien sûr.

     Pendant ce temps là, on fait griller les maquereaux (lavés vidés salés poivrés, hein, pas de blague) sous le grill donc, avec du persil pourquoi pas. On a aussi mis à griller des tartines de pain (moi je les ai beurrées, mais à mon niveau, c'est vraiment du vice)

     Et quand vient le moment de dîner, on apporte le plat à table, les sauces, et chacun se débrouille pour dépiauter tout ça, tartiner, poser le poisson dessus et mâcher. On veut bien croire qu'ils sont débiles mais on va pas tout leur faire à ces copains non plus.

     Voilà, et puis y'a pas de photo, alors bon je vous en ai mis de mon dernier voyage en Suède, et y'a un petit jeu, faut chercher les 3 différences, mais c'est pas facile...

des bises de kibou, ça vous fera pas de mal!

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16 mars 2010

une soupe à la citronnelle avec BEAUCOUP de boulettes

     les gars, vous êtes des petits gâtés.

     figurez vous que je n'hésite pas à forcer les copains à manger tout le temps un plat quand j'estime que ça vaut le coup d'œil. Bien sûr, je leur demande pas leur avis, je pouffe comme... une pouf, oui, (elle est pas mal celle là, tiens) quand ils me répètent pour la nième fois qu'ils aiment pas la citronnelle, et ça me fait des chatouilles entre les plaques de cholestérol quand je leur réponds encore une fois que je m'en fous. Le must (hé hé je parle comme un magasine féminin, faites gaffe, la semaine prochaine je vous ponds un régime, "bla bla bla, c'est bientôt l'été, bla bla salade fraicheur, gnin gnin ne mangez plus que des radis, faites des potages avec leurs fanes, hips ne buvez plus que du jus de papaye, une deux une deux faites du sport et devenez dingues en quinze jours. Une fille qui perd du poids est une fille qui se plaît, n'est ce pas?" allez, on les emmerde ces nunuches qui ne savent pas se renouveler, et on se boit une bière en mangeant des cacahuètes. Bon, j'en étais où avec tout ça, râh, elles me font perdre mon temps, c'est tout).

     donc, le must, c'est encore d'ajouter du lait de coco dans la soupe quand les copains pignent "mais j'aime pas la noix de coco". Ne leur expliquez pas que c'est pas comme dans les gâteaux à la noix de coco, vous leur avez déjà dit 100 fois, mais bon, ils boivent tellement de bière, ayez pitié, donc, ne leur dites rien du tout, racontez que c'est de la crème fraîche. De toute façon, ils deviennent très sages quand ils voient toutes les boulettes que ça fait. Mon Dieu, ça va être un billet bien clair et concis ça encore. Tiens en parlant de calmer les gens en leur montrant des paysages relaxants, je vous mets la photo, comme ça, ça sera fait.

IMG_4674
moins de bouillon, plus de boulettes, c'est l'assurance de notre garantie.

ah, c'est bon d'écrire n'importe quoi, même moi j'ai du mal à me suivre.

     Ok, comme je vous l'ai dit (mais était- ce aussi clair pour vous que pour moi?) la recette a donc été maintes fois testée, mais vous me connaissez, j'ai toujours pas les proportions, alors faudra encore y aller au feeling. De toute façon, je connais personne qui suive mes recettes, alors après tout je m'en fous, je peux quand même pas avoir un procès. Sinon je dirais que c'est de la faute de ma mère. Et je ferais venir ma sœur à la barre, les jurés comprendront.

     Allez, on prend de la chair à saucisse (on peut prendre de la dégueulasse de supermarché, de toute façon on la customise, sinon, je suis bien d'accord avec vous, c'est pas bon, y'a plein de pesticides et de mercure dedans, mais là, on sentira pas le goût des sulfates, vive les poivre et le persil) on y ajoute 2 ciboules hachées à la main assez menu, ou un oignon coupé très fin, 1 échalote, 1 gousse d'ail pressée, du persil, du thym. On malaxe à la main (on prend exemple sur les films d'horreur, quand le gars mélange les boyaux à pleines mains, et que ça sert à rien, on est d'accord. Au moins, ces films nous apprennent leur technique pour malaxer la viande, c'est toujours ça de pris. Et on peut dire à tout le monde "mais non c'est pas qu'un film débile, regarde, je prends un cours de cuisine, sois content, je t'économise un tas de fric!")

     On roule des boulettes plus ou moins grosses (si vous voulez bouffer vite, faites de petites boulettes qui cuiront plus vite, sinon, c'est vrai que les copains aiment mieux quand les boulettes sont nombreuses ET grosses. Mais ils ont faim tout de suite aussi, alors, bon. C'est pour ça qu'on a inventé internet et les films débiles sur youtube), on les cuit à la poêle, pour qu'elles soient bien dorées.

     Pendant ce temps- là, on a fait un bouillon avec un litre d'eau bouillante (j'en fais pas beaucoup, puisque les copains, dans la soupe, c'est les boulettes qu'ils mangent, le bouillon, c'est pour les filles qu'ils disent). Quand l'eau bout, on ajoute des trucs, sinon, c'est juste de la flotte, et ça, y'a qu'à hollywood qu'on boit ça. Ici l'eau est tellement calcaire que je bois du thé croustillant (comprenez que je préfère la bière).

     Alors on ajoute 2 cubes de bouillon, bun rieu par exemple (ou n'importe quel cube dont vous ne saurez pas prononcer le nom), 1 bâton de citronnelle coupé en deux, 4 /5 ciboules, du poivre. J'ai essayé avec le poivre du Sichuan, ça vaut pas franchement le coup, la citronnelle ça écrase tous les parfums, j'adore. Ajoutez du lait de coco, genre 15 ml.

     On laisse bien bouillonner quelques minutes (peut être 10?), que ça soit bien infusé, et ensuite on jette les boulettes grillées dedans, et si elles étaient pas cuites à cœur, on les laisse bien longtemps, c'est du porc quand même, pis c'est de la mauvaise qualité de supermarché, pis en plus un copain idiot l'avait rangée dans un tiroir, alors bon. Donc on cuit longtemps, ça tue les germes. (Je sais bien que ça sert à rien si les rats l'ont léchée, mais les copains le croient maintenant, alors venez pas fourrer votre nez dans mes petites manipulations quotidiennes)

     On peut aussi ajouter des oignons revenus dans le beurre dans le bouillon, et des champignons aussi, ça va bien ensemble.

     Voilà, je vous laisse, j'ai des films du vidéoclub à rendre. (vous voulez des bises? bon, aaaallez, soyez pas si sensibles, un jour vous connaîtrez ma véritable identité, vous regretterez)

Posté par lili violette à 11:48 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2010

de la pub chez le kibou?

     Hé figurez vous qu'il se passe plein de trucs sur ce blog en ce moment! (oui, ça se voit pas, bon chez moi c'est à l'intérieur n'est ce pas. Je sais, on vous a déjà fait le coup avec la beauté, que voulez vous, je m'en fous de vous mentir encore) (ah ah)

     d'abord, j'ai été contactée pour faire de la pub, je vous laisse juger de la sincérité du truc (non non, personne cherche à se faire du fric sur ton dos!) 

nous avons été séduits par votre blog ; la fraîcheur du contenu, (c'est le meilleur passage) son originalité, l'intérêt des articles. (ouais, j'ai mis du MAUVE, ça méritait pas moins) hé hé, on doit pas parler du même blog! Bon, je ferai pas de pub, ça a pas grand chose à voir avec une éthique particulière (où vous avez vu de l'éthique sur ce blog vous?) mais c'est juste que je suis super envieuse de nature, alors si je me fais pas de fric avec mon blog personne s'en fera; non mais.

     Je m'en fous de gagner un cuiseur vapeur (depuis quand je cuisine à la VAPEUR?) ou un super robot, j'en ai déjà un, c'est déjà un specimen à lui tout seul (je vous en avais déjà parlé (j’ai un robot, c’est bête, je lui ai tellement parlé comme à un Dieu, depuis, il se la pète. En plus il me fait un peu peur, j’imagine toujours mes doigts dedans, ça n’arrange pas nos relations. Et puis, il exige qu’on l’appelle « monseigneur Robot ». Je sais plus quoi faire, je devrais peut- être le scolariser), alors si j'ai deux machines qui se prennent pour des spécialistes genre ingénieurs de Tchernobyl et qui pensent être le Messie, on va devoir gérer de nouvelles Croisades, ça m'intéresse pas, merci, j'ai déjà les papiers d'impôts à falsifier, les copains ont fabriqué des guirlandes de fleurs dedans, je peux même pas les engueuler d'un tel mouvement, ça serait réprimer leurs pulsions créatrices, et ça irait à l'encontre des recommandations de leurs éducateurs.

     sinon, on m'a aussi complimenté pour mon professionnalisme (ah ah, je suis sûre qu'il y en a bien un ou deux qui viennent de cracher du café partout. Va falloir trouver une bonne excuse pour expliquer comment votre chien s'est mis au café si vous voulez pas ramasser vous même) "Bravo, quelle qualité ! J’ai été époustouflée par votre professionnalisme et vos recettes ". Vraiment les mecs, faut pas m'envoyer ce genre de mail, vous êtes pas crédibles. Si seulement vous aviez dit "vos articles nous ont dégouté, vos photos sont à gerber, et vos recettes, y'a même pas les proportions, elles sont inutilisables, on veut pas vous envoyer nos robots, on veut pas que vous soyez en contact avec nous, surtout ne parlez jamais de nous", j'aurais été plus convaincue.

     Allez donc comprendre pourquoi je reçois ce genre de mails? (voilà, ça, c'était pour l'"intérêt des articles")

     Par ailleurs, j'ai reçu une récompense chez babeth (elle est bien mignonne cette petite, n'est ce pas?)    

alors je dois révéler 7 choses inconnues sur moi, puis décerner le prix à 7 blogs. Bon, ce qui est formidable, c'est que j'ai déjà répondu à des tas de questionnaires, alors je vous mets le lien ici, si vous vous ennuyez au boulot, vous pouvez y faire un tour, c'est complètement idiot, ça vous distraira.

     Mais comme je ne suis jamais à court d'idées totalement stupides, je vais donc vous révéler SEPT nouvelles choses que vous ne regretterez pas de savoir (soyons humble comme dirait un copain bodybuildé).

- il fut un temps où j'ai envoyé des lettres anonymes de mort (mais pas toute seule, j'avais des complices). Sur la première, y'avait écrit "mourez!", sur la deuxième "crevez!", sur la troisième c'était "décédez!". Y'en avait une quatrième, mais je ne me rappelle plus, est ce qu'on avait écrit "trépassez"?. On les avait envoyées de partout où on pouvait, et on avait collé des photos de n'importe quoi découpé dans les journaux: mitterrand, la famille ewing, un couple hétéro qui s'embrasse... qu'est ce qu'on avait rigolé!

- un jour, j'ai fait TOMBER un cheval. Une belle gamelle en plus. Hé hé.

- des fois j'écris des trucs dans ce blog qui me sont VRAIMENT arrivés.

- ça arrive que je relise mes vieux billets et que je rigole toute seule.

- une fois j'ai suivi une recette à la lettre (et j'étais pas bourrée!).

- au réveillon de nouvel an, je n'ai pas vomi.

- j'ai des copains, des fois je trouve qu'ils sont encore plus cinglés que moi.

bon, je refile ça à personne, je suis pas si cruelle quand même (et hop, encore une révélation mortelle!)

Bon, pis comme ça a été assez laborieux comme ça, je vous donne pas la recette, le potage thaïlandais à la citronnelle aux boulettes, ça sera pour une prochaine. 

Allez, je vous bise, prenez soin de vous mes petits amis, et mangez, on sait pas qui qui vous mangera comme disait la grand mère (ouais, on est cinglé et on aime la bouffe dans la famille).

Posté par lili violette à 21:47 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 janvier 2010

le kibou participe à un concours de photo. Faudrait vraiment être débile pour croire que c'est une bonne idée

C'est de la folie, on est tous d'accord.
Faut pas avoir peur du ridicule, ah ben ça, non.

Mais est- ce qu'on a peur du ridicule quand on est un kibou? aaaah ah, JAMAIS!
Est- ce qu'on est cinglé quand on est un kibou? OOOUUUIII!

alors on y va, les deux pieds dedans, juste pour rigoler (et comme je n'aime rien tant que faire peur aux gens et que je me suis trouvé une nouvelle cible, on va jouer avec les nerfs du jury hé hé hé). (désolée d'avance de faire baisser le niveau, ce coup ci, vous pourrez pas dire "ouh là là, ça été très très dur de départager nos participants, merci à eux d'avoir participé, mais vraiment vos participations étaient particulièrement participantes, et tous nos cœurs participants ont été touchés de votre participation" J'ai dit que j'étais désolée. Non, je retire ça, faites comme si j'avais dit que je crains rien ni personne et que je deviendrai dingue d'être polie)

Aaah, ça fait du bien, allez, hardi les gars!

j'avais déjà publié une photo de bonhommes (et autres créatures) de pain d'épices il y a quelques temps, mais j'en ressors une pour nawal et dumè, à l'occasion de leur concours de photo, puisqu'on nous demande d'illustrer cet extrait:

Le Bonhomme de pain d'épice.
par Jim Aylesworth

" Il était une fois un bon vieux et une bonne vieille. Un jour, la bonne vieille dit :
- " Et si nous faisions un bonhomme de pain d'épice ? "
- "Bonne idée ! " répondit le bon vieux. Et ils se mirent aussitôt au travail.
Ils pétrirent la pâte, l'étalèrent au rouleau à pâtisserie, modelèrent les petits bras, modelèrent les petites jambes, modelèrent enfin la petite tête.
Avec des raisins secs, ils firent deux petits yeux, un petit nez et une petite bouche.
Puis avec du sucre glace ils fabriquèrent un petit costume plein de fantaisie.
Quand tout fut prêt, ils mirent au four ce bonhomme de pain d'épice et attendirent.
Une délicieuse odeur les avertit peu après que le petit bonhomme était cuit.
Mais à peine avaient-ils ouvert la porte du four que le bonhomme de pain d'épice bondit et s'échappa à toutes jambes. "

pinup

vous remarquerez l'effort de mise en scène, la main cramée et la banale assiette sans fleurs... "enfin je sais pas, t'aurais pu faire un effort quand même, on dirait que tu le fais exprès. Attends, tu... hééé qu'est ce que tu fais, je te préviens, je connais plein de monde, j'ai le bras loark"

Bref, maintenant que j'ai zigouillé ma conscience, permettez que je vous laisse, j'ai plein de chats à fouetter et torturer.

allez, le kibou vous embrasse!

eh, pis attendez un peu, je me rends compte que je vous ai rien souhaité! alors allons y pour mes vouex les meilleurs: devenez tous un peu plus délirants, mangez des blobfish en boîte, courez tout nus sur les plages sans peur de rien (sauf des méduses), rigolez comme des baleines, avalez des sabres pour impressionner les gosses, faites des blagues que vous n'enverrez pas sur internet (c'est tellement in de rien faire comme tout le monde), et surtout ne CRAIGNEZ RIEN NI PERSONNE. Voilà, devenez un vrai kibou en somme, je ne peux rien vous souhaiter de mieux!

joyeux 2010!

Posté par lili violette à 21:47 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]