28 novembre 2007
Le gang du marais a frappé!
Voilà que ma mère, certainement jalouse de mon succès bloguesque (j'ai des STARS qui me laissent de commentaires et des conseils avisés, moi) (z'ont pitié sûrement), a décidé de me livrer une petite recette et de se moquer du temps qu'il me faut pour écrire mes âneries. (mais c'est que, en plus de suivre des cours du soir pour finaliser mon projet de diriger un jour la Terre entière_j'en suis au cours sur les messages subliminaux_ je travaille à un grand projet de petit roman idiot avec des chats, comme certains ont pu voir. C'est pas que ça me fatigue, mais il faut du temps pour boire toutes ces bières qui me donnent l'inspiration.
Voilà donc une recette donnée en exclusivité par le gang du marais (c'est ma mère. ça, c'est un pseudo qui fait peur). J'ai juste changé les noms et donné un ou deux pseudos, par ci par là, pour éviter que des paparazzis se noient dans les marécages en essayant de photographier tout ce petit monde (oui, je suis née dans les marais fangeux. Ceci expliquant peut- être tout ça).
Je vois que le blog de cuisine piétine; pas le temps d'essayer des nouveautés? voici une recette simplifiée que j'ai faite hier soir , Dancing Queen et Pitite Marouine ont adoré,çà s'inspire du paté de pommes de terre,mais c'est 2fois plus léger,puisqu'il y a 2 fois moins de pâte: appelons-le le PAT'PT.
Au fond d'une tourtière , beurrée, ça va de soi, on dispose des lamelles de p d t coupées finement grâce au robot mange-doigts, (environ 4 grosses patates), un oignon écorché vif et débité en fines lamelles, 3 gousses d'ail écrasées, un paquet de lardons fumés sans l'emballage, sel, poivre, herbes au choix; on recouvre le tout d'un rouleau de pâte feuilletée (on le déroule avant, bien sûr) on badigeonne la
pâte avec du lait, ou du jaune d'oeuf ça dore mieux et ça fait plus riche.
On n'oublie pas de faire une petite cheminée au milieu pour la vapeur,et si on a un artiste sous la main on lui fait faire un joli décor à la fourchette, ou au couteau, sinon on fait comme on peut tant pis; on fait cuire 30mn à four chaud(200°), on découpe un couvercle dans l'oeuvre d'art, c'etait vraiment pas la peine, pour glisser quelques grosses cuillerées de crème fraiche, c'est indispensable; un petit vin rouge, QSP 4 personnes après 2 apéros.
Voilà pour aujourd'hui; qu'est-ce qu'on mange ce soir?
Voilà, c'est un bon petit plat qui nourrit aussi bien les copains que les parents, ce qui est nécessaire si les uns boivent autant que les autres...
Allez, bises du kibou qui a eu une enfance difficile (Merci, merci, c'est ce qui m'a permis d'échapper à la prison une fois ou deux).
27 novembre 2007
du boudin noir aux pommes qui croustille
Certains savent faire des feuilles de bricks farcies d'or... et d'autres ont des envies de boudin noir. On ne se refait pas.

Et comme je m'autorise quelques écarts dans mon régime (ah ah ah, je rigoole, rien n'est moins tendance qu'un régime, on est tous d'accord, Anaïck ou Caro vous le diraient, les stars mangent normalement maintenant ("mon péché mignon, c'est les pieds de porc panés" nous dit Vanessa Paradis; et "j'aime les knackis" nous révèle Arielle Dombasle), et moi, je suis très tendance, comme fille. Que celui qui veut taper sur mon clavier que je suis encore en pyjama à 15 heures retire ses mains de là, sinon, je vais en faire du hachis parmentier.
Woila, maintenant, on va pouvoir parler de choses marrantes, je vais vous expliquer comment fabriquer des petits trucs plein de boudin noir aux pommes. On est d'accord, j'ai rien inventé, tout cela est très académique (ceux qui veulent de l'inédit sur ce thème peuvent aller jeter un oeil chez l'un des vrais pros, qui font même les concours de cuisine, alors que nous on en est encore à se présenter aux concours du plus bizarre bouton de moustique jamais vu, organisé par le pharmacien du coin, et sponsorisé par les labos d'antibiotiques génériques parfum cortisone du bout de la rue (ces médicaments sont le progrès et n'ont rien de dangereux; je tiens cette information du lapin qui y travaille, c'est un copain. Il est sympa, mais qu'est ce qu'il boit).
Pour faire 8 de ces petits friands, on allume le four assez chaud (aah, vous me fatiguez, je sais plus à quelle température il était allumé, moi, j'ai oublié depuis le temps, en plus, depuis, j'ai eu à régler une histoire d'invasion de champignons (échappés de la crème fraîche, ils voulaient plus rester dans leur pot, ils ont fait une manif dans le salon, ils ont bu toutes nos bières, et mangé les asticots de pêche que je gardais pour un autre soir). D'après mes recherches, ça doit cuire à 180° dans la friture. Peut- on donc en déduire que la température du four sera la même? AUCUNE IDEE!)
C'est rien, on va continuer quand même, on va prendre 3 pommes, on va les éplucher (ben tiens), on va enlever les pépins (aannh, ben ouaip), et on va les couper (naan?!). On fait fondre du beurre, on verse les pommes dedans, on mélange pour que tous les morceaux prennent le goût du beurre maudit, et on couvre pour que ça cuise à coeur.
On fait encore fondre du beurre (encore? OUI) dans un petit bol. On épluche le boudin noir (je ne veux plus utiliser les termes "écorcher" ou "enlever la peau", après, je me retrouve dans les classements des blogs qui attirent le plus de cinglés qui cherchent des photos d'interventions chirurgicales ou des extraits de films où les personnages féminins finissent toujours découpés en rondelles et frits dans l'huile d'olive -Quelle horreur-.
On étale une feuille de brick, on y pose au milieu environ 6 ou 7 cm de boudin, qu'on écrase un peu, on ajoute quelques tranches de pommes on poivre, on replie la feuille de brick sur le boudin, de chaque côté, on obtient donc une bande verticale si on a bien suivi. C'est là que je passe un coup de pinceau beurré pour que quand on replie ça colle. On pose à l'envers dans un plat beurré (en fait je fais un concours avec un copain pour savoir combien de fois je peux placer le mot "beurre" et ses dérivés sans que ça choque personne) et on recommence jusqu'à ce que le plat soit couvert de petits friands.
On fait cuire, et quand les feuilles de brick sont dorées et croustillantes, on mange avec les doigts devant la télé. Ou son aquarium si on a jeté sa télé pour être à la mode.

Ah ouh, maintenant je vais lire mes magasines de jardinage, ça va me reposer.
bises du kibou ('tention, il pique!)
19 novembre 2007
cuisinons ensemble du tamarin (d'eau douce)
Vous me connaissez tous, si un truc est moche et un peu dégoûtant, j'ai tout de suite envie de l'adopter. C'est pour ça qu'on est si nombreux à vivre à la maison...
Alors l'autre jour, je suis allée me perdre dans le quartier extraterrestre, qui se trouve d'ailleurs du côté du quartier oriental (oui, c'est vague, oriental, j'y peux rien, y'a plein d'immigrés qui viennent de l'est en général- indiens, chinois, russes, mulhousiens- ). Moi je peux y aller quand je veux, j'ai un pass pour quand il y a une créature hybride qui fait du grabuge parce qu'elle veut pas payer ses nems. J'aime bien aller dans ce coin, tout le monde est très sympa bien qu'un peu bizarre . En plus c'est cool, là bas ils ont enfin installé des cabines de téléportation, qui marchent pas trèèès très bien, mais c'est marrant d'y aller avec ses potes et de tous se mélanger en un drôle de truc (ben oui, les cabines sont un peu récupéres et bricolées, alors on n'en ressort pas toujours comme on y est entré. C'est marrant, on se fait des blagues ("je suis elephant man, regarde", "ah ah, serre moi la pince", et d'autres vannes très spirituelles de ce genre).
Bref, la semaine dernière, j'ai eu envie de faire un tour dans un des supermarchés de produits asiatiques, qui se trouvent dans le coin et de m'offrir des petites épices pour me consoler d'avoir perdu mon foie quelquepart dans un espace temps improbable (je m'en fous, de toute façon, il me servait à rien, il était foutu, je bois trop, j'en avais plus besoin). Alors quand je suis tombée sur de la pâte de tamarin, qui ne ressemble à rien, qu'à une sorte de bloc de truc brun, je n'ai pas hésité, vous vous doutez bien.

On dirait moi en plus... pâteux, ouaip, c'est ça.
Quand on ouvre le sachet, on trouve une pâte qui fait penser à de la confiture de figue qu'on aurait oubliée sur le feu pendant des plombes, tout ça parce qu'on aurait été occupé à regarder le boucher d'en face qui enrage parce qu'il ne peut pas quitter une seconde son étal, à cause de la foule de chiens qui n'attendent que ça. A l'odeur, ça sent pas terrible, c'est un peu aigre et écoeurant à mon goût.
J'ai commencé à l'utiliser dans une marinade pour poulet, dans une recette que j'ai trouvée... devinez... ben oui, sur marmiton.
,
Pour la marinade, on peut doubler à mon avis les proportions, alors pour 4 cuisses de poulet, mélangez 2 cuillères à soupe de pâte de tamarin avec une cuillère à soupe de 5 épices, de l'huile, 4 cuillères à soupe de sauce soja et 1 cuillère à soupe de sucre en poudre. Je suppose que le tamarin que j'ai est un petit associal mal élevé qui ne fait jamais ce qu'on veut, et qui refuse de se mélanger aux autres. A moins que ce défaut soit inhérent à tous les tamarins du monde, va savoir...
On fait mariner le poulet là dedans pendant 3 heures, et on le cuit comme du poulet classique, au four.
Selon les copains, c'est très bon et parfumé. Ce qu'ils ne disent pas, c'est qu'ils adorent le poulet parce qu'ils peuvent continuer à vaquer à leurs occupations, une cuisse de poulet dans une main, tout en essayant de négocier une balade dans les égoûts avec les gars qui font plein de trucs cool dedans.
Hellooo! quel bronzage les filles, vous vivez chez vos parents?
Et puis, j'ai essayé une recette qui me vient d'un bouquin que j'aime bien "les 200 meilleures recettes au wok" chez Manise (Minerva).
C'est dans ce bouquin que j'ai eu d'autres indications sur la façon d'utiliser le tamarin. Là dedans, ils proposent de faire tremper 50 g de pâte de tamarin dans 15 cl d'eau bouillante pendant 30 minutes. Quand on filtre ensuite le jus, on l'utilise pour la cuisson de ce qu'on veut (poulet, gommes, ou poisson). Bon, ils disent aussi qu'il faut que la pâte se dilue dans la flotte, moi, ça n'a jamais voulu fondre, saloperie.
Vous êtes prêt à faire cuire un truc qui pue, que vous aurez envie de balancer par la fenêtre? Suivez le guide...
Pour 4 personnes, on fait d'abord dorer un bel oignon dans de l'huile. Moi j'avais de l'huile d'arachide, mais je pense qu'une autre huile neutre ira très bien. Par contre, l'huile d'olive ou l'huile de foie de morue risque de dénaturer le plat. (quoique l'huile de foie de morue aura peut- être des relents qui suivront bien la sauce poisson qui pue, qui pue, qui pue).
Ensuite, on ajoute 2 cuillères à soupe de sucre de palme (j'ai mis de la cassonnade, ça a fait un sacré choc culturel, mais on a bien rigolé, les noms de clone ont volé sec jusqu'à ce que j'ajoute 2 cuillères à soupe d'eau (on peut mettre du bouillon de volaille, mais pour une telle quantité, j'ai eu la flemme d'en fabriquer, vous pensez bien, fainéante comme je suis), 1 cuillère à soupe de sauce poisson, un peu de purée de piment, et 6 cuillères à soupe de jus de tamarin. On brasse bien pour que le sucre fonde. On laisse bloublouter doucement, en ouvrant les fenêtres, parce que ça pue franchement, entre le tamarin et la sauce poisson... (et puis les copains qui viennent regarder ce qui sent encore moins bon qu'eux, ce qui les épate).
Après, tout dépend de ce que vous avez comme crevettes. Soit les votres sont vivantes et décortiquées (même moi je n'épluche pas les crevettes vivantes, c'est trop cruel. Je rigole, moi en plus, je filme, et je balance les vidéos de ces bêtes qui se tordent de douleur sur les sites de "sauvez les animaux mignons"), et vous les jetez maintenant dans la sauce, avec 3 gousses d'ail pressées et une belle échalote. On laisse cuire 3 à 4 minutes jusqu'à ce que les crevettes arrêtent de se plaindre.
Soit elles sont déjà mortes et cuites, parce que vous vivez dans des villes ou les choses que vous mangez ignorent totalement la notion de liberté et ont grandi sur des boulettes de coton, comme les graines de haricot des enfants de maternelle. Alors, là, je les mets après que l'ail et les échalotes soient cuits, jusqu'à ce que les crevettes soient, cette fois, chaudes et bien imbibées de sauce.
Ces crevettes, ça pue quand on les prépare, mais ça a un goût incroyable, c'est parfumé, sucré salé, franchement, c'était aussi bon qu'au restaurant. Ouaip, c'était même mieux parce qu'on a pu se battre à la fin pour lécher le wok, et se foutre des gnons, c'est ce qu'on préfère dans la vie.
Voilà pour cette pâte, qui est une grande découverte pour moi, je crois que je vais continuer, si quelqu'un a d'autres idées ou recettes, ça m'intéresse...
Allons, il est temps que j'e vous laisse à vos saines occupations. Aaah, ça me ferait du bien d'avoir une vie un peu plus rangée. Pourquoi je n'arrive pas à être sage et à ne penser qu'à des choses pas dégoûtantes ou complètement idiotes? Parce que c'est mon destin! Yah wouh.
Bises à tous!
kiboooouuuw!
14 novembre 2007
'l'était un kibou qui se décoquillait. Quoi? j'ai rien compris.

Présentation minable, avec beaucoup d''ail. Tout pour plaire aux kiboux.
Aujourd'hui, le kibou fait plaisir à Grand Chef, qui se plaint tout le temps quand je fais des plats trop sophistiqués. Rien que pour le faire enrager, parce que je suis cruelle et malfaisante (mais aussi très très cultivée et intelligente), j'ai donc cuisiné des coquilles Saint Jacques. Oui. Et pour faire peur à Mamina, je les ai cuisinées à la sauvage, surtout pas au jus d'orange, ou avec de la citronnelle, non, rien que du traditionnel pas original (j'ai failli dire du gros et gras, mais je me retiens, des fois j'ai peur d'être démasquée par les sites de régimes qui me financent). Et pour que Patrick s'étrangle (pitié, que quelqu'un m'envoie une photo de lui aux urgences, j'ai une soirée "montrez vos plus grandes réusites" samedi soir), je vais vous avouez que j'avais un doute sur leur état de fraîcheur. En général, pour en avoir le coeur net sur ce genre de question, je cuisine, on mange, et si on est pas malade, c'est que c'était frais. Jusque là, j'ai jamais eu de ratés, comme quoi, les dates de péremption, c'est n'importe quoi. Ou bien ce sont les copains qui ont raison quand ils disent que la bière est le meilleur antibiotique naturel du monde, et qu'à part de vagues nausées, ou les migraines, y'a pas d'effets secondaires.
Allez, fini de dire n'importe quoi, je vous explique ce que j'ai fait de ces bestioles. Attention, je les ai achetées entières (et presque vivantes), que ceux qui n'aiment pas les mots "tripes", "éventrer" et "faire cuire les yeux" regardent ailleurs. En revanche, pour ceux qui vont à la chasse au sanglier, c'est le moment de se concentrer.
D'abord, on ouvre la coquille, en passant un couteau entre les deux yeux. Non, entre les deux coquilles, pardon. (Patrick attention, ça va piquer). Moi, elles étaient pas très fraiches, ou complètement givrées, elles n'ont fait preuve d'aucune résistance. Normalement, c'est pas le cas, faut même se méfier, selon ma mère on peut se faire pincer les doigts. (Ma mère, en faisant des scrabbles, boit de la gnole que mon père distille clandestinement je précise pour ceux qui en dooutaient encore. Avec ma soeur, on l'a appelée "Décap'four, à fond la forme". La gnôle, pas ma mère, euh ah) (et elle a un vocabulaire de malade, évidemment, vous imaginez bien. La gnôle, ouaip, y'en a qui suivent).
Ensuite, on écarte les deux coquilles, on retire les boyaux blancs, qu'on va cuisiner. EEh, les gars, c'est pas une blague! gardez les vraiment, on appelle ça "les bardes". Par contre, balancez le petit organe noir (qui ne porte pas de nom. C'est très sérieux, c'est comme l'espèce de brosse ronde collante pour retirer les poils de chats, ça NE PORTE PAS DE NOM non plus), j'ai goûté pour vous, c'est pas bon, même en verrine avec des miettes de macaron et des physalis.
On garde bien précieusement la chair blanche et et le corail, c'est ça qu'on va manger. On lave tout ça à grande eau, sinon on mange du sable, et ça, c'est comme s'enfoncer des perles dans le nez, y'a que les gosses pour le faire (pauvres instits)
On lave aussi les bardes, et on va les faire bouillir un certain temps dans de la flotte. Je peux pas dire combien de temps exactement, j'ai jamais réussi à trouver cette info nulle part malgré mes recherches acharnées (deux HEURES devant la télé, j'ai vu que les pubs et le point route, rien sur la cuisson des bardes. J'aurais dû lire quelques Astérix, j'aurais moins perdu mon temps) (et je saurais cuire des bardes. Mouhah ah). Donc j'ai fait au pif, le temps de cuire une fondue de poireaux dans du beurre (non non rien n'a changé tout tout a continué) et des tagliatelles dans de l'eau bouillante salée. Quand les bardes ont bien cuit dans leur eau, qui va être du concentré de jus de coquille saint jacques, autant dire un délice, on fait réduire ce jus, et quand il est vraiment concentré (et qu'il est sur le point de comprendre la quadrature du siècle et plein d'autres énigmes mathématiques, et aussi trouver la pierre philosophale et faire dans son froc), hop, de la crème fraîche (ah aaaah, les diaboliques ne crèvent jamais dans les films, faudra vous y faire). On mélange cette sauce avec les poireaux, on verse sur les pâtes.
Pendant ce temps là (oui, débrouillez vous pour l'organisation, je peux pas vous aider à manger tout chaud en même temps, c'est pas possible, chez moi, on mange d'abord le fromage (parce qu'on en a marre d'attendre que ce soit cuit). Ensuite vient le plat de résistance, puis le dessert à 16 heures le lendemain. Cherchez pas à m'aider, ma vie est assez compliquée comme ça, entre les émeutes à la déchetterie, les cours du soir de hachures aux beaux arts, et les catastrophes de dernière minute - rupture de stock de compas au supermarché-...), j'ai fait sauter les noix de saint jacques dans de l'ail cramé dans le beurre cramé avec du persil cramé. Avec des petits morceaux de pain pour en avoir encore plus longtemps dans la bouche.
Mmh, si avec ça j'arrive pas à me faire radier de la sécu....
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
Ah ben non, allez, cadeau
bises à tous! Aimez vous les ails les autres...
12 novembre 2007
Le Grand Inventaire Extraordinaire de nos cuisines
Chez Tambouille, on fait des recettes de cuisine, mais on cherche aussi à faire des reportages de fond, avec de vraies enquêtes subversives et compromettantes. Et voilà que j'ai été sollicitée pour témoigner. Le principe c'est celui là: on a tous dans nos cuisines un tas de trucs inutiles, moches, incongrus... (quequefois, j'ai même l'impression qu'il n'y a que ça chez moi...) il s'agit de les présenter aujourd'hui.
Voilà donc les objets qui ont pigné suffisamment fort pour être mis en lumière...
- Dans la catégorie des objets les plus incongrus:

des coquetiers que je n'ai pas acheté moi même je tiens à le dire (il traîne chez moi des copains qui rêvent que j'aie un jour des tas d'enfants (surement pour les torturer) et qui achètent des trucs dans ce genre là pour patienter... faut pas chercher à comprendre, moi- même j'ai abandonné l'idée d'analyser tout ce qui leur passe par la tête, sinon, on n'a pas fini)
- Dans la catégorie des objets les plus précieux

une pince à sucre avec un manche en plastique imitation nacre. y'a des copains qui l'utilisent pour s'épouiller les uns les autres. On peut même pas leur en vouloir...
Dans la catégorie des objets les plus inutiles

Un bras de tire bouchon. J'avais gardé la vis pour le réparer, mais je crois que je l'ai perdue. Faudrait que je vérifie.
Dans la catégorie des objets les plus exotiques

ça vient de Dubrovnik, et c'est un copain qui rangeait ses petits coquetiers chéris qui l'a cassé.
Dans la catégorie des objets les plus moches

Un grill minute. Ne me demandez pas l'intérêt d'un truc comme ça, je refuse de m'y intéresser.
Et voilà le travail. Ouf. Je voudrais remercier les chats qui m'ont aidé à trier (je suis sûre que je retrouverais plein d'autres trucs moches et inutiles qui ne se trouvent plus dans ma cuisine, mais sous des meubles), et aux copains qui m'ont soutenue (en rangeant sur mes étagères des tas de choses que j'avais balancées à la poubelle).
Allez, c'était pas si terrible que ça de dévoiler mon intimité à tous mes lecteurs...
bises du kibooouu (qui va jeter ce grill minute maintenant qu'il a servi!)
07 novembre 2007
des endives aux microbes

une petite photo, comme ça, ça attaquera moins les sensibles de la cornée
Aujourd'hui, un plat d'hiver avec des endives, du jambon et de la béchamel, gratiné avec du fromage râpé (du premier prix qui ne porte même plus un nom de fromage, c'est dire). Vous l'avez tous compris, pas besoin d'avoir fait sciences- po, c'est des endives au jambon!
Je sais que personne aime ça, mais là, faut pas me chercher, je fais ce que je veux. Je suis un peu moins tolérante à la critique (si je l'ai jamais été) que d'habitude parce que figurez vous que j'ai été MALADE ces jours ci. ça m'arrive rarement, ou alors, j'ai seulement besoin d'une bière pour me remettre, mais là, même ça, ça ne l'a pas fait. Figurez vous un peu que je suis restée DEUX jours sans manger. Un truc aussi fou que si j'avais eu envie et réussi à faire une pyramide de macarons. Et puis surtout, j'ai eu de la fièvre. Et ça, dans ma famille, on considère que c'est un truc très grave. Faut dire que notre température basale ne dépasse jamais les 36. 2. C'est comme ça, on a le sang froid chez moi, et j'ai l'impression que ça étonnera personne que j'ai un point commun avec les serpents et autres dragons du komodo (on s'instruit on s'instruit chez le kibou, c'est la braderie de la culture, profitez en, la semaine prochaine on parlera de tactiques pour tricher au cluedo, ou de ces hommes qui me font craquer: les pongistes, les joggueurs et les pignous)
Mon médecin de famille, qui cherche toujours à me faire plaisir, m'a ouvert la bouche et a fait une grimace "ah, c'est une angine dégueulasse" a t-il dit d'un ton très professionnel. Je vous ai pas pris de photo du fond de ma gorge, je me suis dit que ça vous intéresserait pas plus que ça, à moins que le gars qui cherchait l'autre jour des photos d'intervention chirurgicale traîne encore par là. Si c'est le cas, qu'il se manifeste, j'ai plein de photos (moches comme je sais bien les faire) de mes amygdales et de ma luette.
Pour vous, mes petits lecteurs chéris, (je vous imagine comme une foule grouillante à mes pieds, qui couine "kibou- kibou" alors que je porte une cape noire et que je vous effraie avec un sourire sauvage parce que je me suis fait tailler les canines) je vais pas insister sur ces bactéries qui se sont développées dans ma gorge. Oh et puis si, ça vous fera pas de mal. Ou si peu.
Je vais vous expliquer scientifiquement comment ça se passe quand des virus cherchent le kibou. D'abord, ils essaient de discuter avec lui, alors qu'il prend un verre tranquille dans un bar. En général, c'est pas compliqué, le kibou n'est pas méfiant quand on lui offre un verre et qu'on essaie de lui causer parcmètre (je les vole et je les démonte chez moi, je fais la collection, j'adore comprendre comment fonctionnent les choses, moi) ou concombre de mer, ça polémique sec, parce qu'en plus, ces types là sont cultivés, faut pas croire, passent beaucoup de temps dans les bouillons, qui sont l'équivalent de nos soirées branchées. Quand ils proposent à un kibou séduit de continuer la soirée chez des potes à eux, les copains du kibou (qui avaient pourtant signé des pactes au sang de lapin sur un trottoir une nuit sans lune, pour prendre soin les uns des autres), ne se méfient pas non plus, d'ailleurs souvent ils ont aussi envie de venir, bien que les virus portent de grands manteaux noirs et des képis militaires. (Si seulement tout le monde ne s'habillait pas n'importe comment dans ce quartier, ça commence à poser des problèmes, ça aussi) Et voilà le kibou dans des soirées louches pleines d'amibes, de virus ou de bactéries. En général, ce sont des super soirées, on sait recevoir chez les unicellulaires, mais voilà, ils servent des cocktails pas possibles, et le lendemain, ben voilà, on est malade.
Et comme aujourd'hui je suis de nouveau en forme, on va faire ce fameux gratin, comme ça je vais vous laisser tranquille et on va tous pouvoir regarder une série sympa à la télé (comme "le renard" ou "derrick", qui sont pratiquement les mêmes, d'ailleurs, sauf qu'il y a des effets spéciaux dans "derrick", quand il retire ses lunettes)
D'abord, on peut faire cuire les endives de plusieurs façons: soit on les cuit à l'eau, mais quand même, faut bien le dire, c'est dégueulasse, même si on met un sucre dans l'eau de cuisson, soit on les braise, c'est à dire qu'on les laisse cuire dans le beurre, mais pour ça, faut pas avoir des frissons dès qu'on imagine que ses artères sont de petites choses fragiles qui risquent de crever sous le poids du gros cholestérol, faut plutôt être comme moi et prier le grand dieu de la médecine pour qu'il fasse des progrès et trouve des remèdes pour quand on sera vieux et crevards.
Pendant que ces endives cuisent gentiment, on prépare une béchamel. On peut s'y prendre relativement à l'avance si on a quelques problèmes de discipline comme moi avec les roux en tous genre, qui veulent jamais épaissir comme je veux, et qu'il faut rattraper à la maïzena, on dirait des ados en cours de chimie. C'est là quand même que c'est intéressant de faire griller les endives dans le beurre pour les recouvrir ensuite de flotte pour qu'elles continuent à cuire jusqu'au coeur, comme ça, quand le roux de la sauce est prêt, on le mouille avec le jus des endives, qui n'ont plus alors qu'à finir de cuire sans le jus (elles vont accrocher, et ça, c'est bon pour nous. Pour une fois). Après, on enroule les endives dans des tranches de jambon tartinées de sauce, on verse toute la sauce sur les endives enjambonnées, on recouvre de fromage râpé, hop au four en position grill.

encore au lit à cette heure- ci? Va faire tes devoirs!
Voilà, je vous embrasse pas, je suis encore pleine de saloperies, pour changer...
le kibou (qui va maintenant manger des antibiotiques et de la cortisone, ça lui calme les nerfs, vous trouvez pas?)
