30 avril 2008
du blanc manger (avec un petit coulis si on veut)
Je vous l'avais bien dit, chez le kibou, tout est à l'envers en ce moment, alors je vais vous expliquer comment faire très vite un petit blanc manger, qui est, comme vous le savez, un DESSERT. Mais que se passe t-il? le kibou aurait il pris une brique sur le coin de la gueule ce week end au cours d'une bataille de polochon qui aurait mal tourné? Ben non, c'est l'autre qui a pris (je suis l'héroïne dans ce blog, je peux pas avoir été vaincue). Bon, j'ai pas de raison particulière pour avoir fait un truc aussi consistant et sucré que ça (et puis c'est surtout que je peux plus tout expliquer sur les animaux étranges que j'essaie d'attirer pour nourrir les copains, la spa me surveille, paraît que les ratons laveurs c'est protégé maintenant. Comme si j'avais pas assez d'ennuis avec mon petit personnel comme ça).
Allez, je vous explique, c'est très facile, on mélange 500 g d'amandes en poudre avec 1 litre d'eau (ou moitié eau, moitié lait), on fait chauffer, on ajoute 500 g de sucre. Quand tout est bien fondu et homogène (facile pour l'instant, hein) on retire du feu, on met 25 g de gélatine ramollie, on mélange, et hop, au frais. Et après, c'est le miracle de la vie, si on attend assez longtemps, ça prend, et ça devient un bloc épais bien consistant, et pas cette sauce encore liquide et tiède que les copains ont été obligé de manger (ne les plaignez pas, ce sont des brutes épaisses qui savent dire que "dégage ou je te frappe, et passe moi le sel d'abord").
On peut aussi faire un coulis de fruits rouges, ça va très bien avec les amandes.
Maintenant, je cherche quoi faire avec une tonne de blanc manger qu'il reste. Peut être en fond de tarte? Allez, soyons fous, je vais faire ça, des que je trouve des fruits pas de saison importés de l'autre bout du monde, pour faire frémir ceux qui se disaient déjà: "kibou kibou, pourquoi tu manges pas d'agar agar, t'es fou, tu vas te transformer en vache folle et tu vas crever dans d'atroces souffrances?" (sachez que le kibou ne craint rien. Que les bains aux pétales de roses avec des bougies parfumées).
Allez, je vous laisse, y'a un ragondin perdu qui cherche son chemin, je vais l'aider (ça bouffe de l'herbe, ça doit avoir un goût de lapin).
bises à tous (et un jour de nouveau, des photos... v's'êtes contents, hein?)
22 avril 2008
le kibou cuisine des fois (mais pas trop) (par contre, qu'est ce qu'il cause!)
Bien, alors, je vois que vous passez tous beaucoup de temps à venir voir ce que je deviens. C'est pas mal, je devrais peut être vous laisser les clés de ce blog, vous avez l'air d'en prendre plus grand soin que moi... Ah ah, vous REVEZ si vous croyez que je vais laisser quelqu'un fouiller dans mes petites affaires et finir par découvrir mon logiciel qui fait des blagues tout seul... (oui, ça existe, c'est pourquoi mes recettes sont parfois pas très ragoûtante, et parfois même ordurières, c'est la machine, moi je glisse seulement deux ou trois mots clés, et c'est le truc qui fait tout le boulot pendant que je bois des bières avec les copains. En plus, comme mots, en général je me fatigue pas, je prends ceux que cherchent les petits explorateurs de gogole, à savoir "photos de loups garous nus" ou bien encore "pousse toi", "on l'a congelé", ou même "viande qui dégouline" et encore "blague bourguignonne", et dernièrement "remède tenia courge", et enfin "pourquoi manger des graines germées". Y'avait aussi "je suis qu'un petit beurre", mais comme ça fait partie de mes tics de langage, j'avais pas envie d'en rajouter...)
Voilà, on mange plus chez le kibou sinon? Aaah, ben si, mais ces temps ci, à cause d'un déménagement dans une zone industrielle bien plus glauque encore que ce que vous pouvez imaginer (et encore, heureusement que vous n'avez pas MON imagination. Quoique, vous comprendriez que les images de la télé et d'internet ne me manquent pas tant que ça. C'est bien simple, les réalisateurs de films d'horreur ou de films délirants ne vont jamais assez loin pour moi. Allez, sauf Bunuel. Bon, bref) donc, je disais (vous êtes plus habitués aux parenthèses, vous. Aaaah ah, allez, on est repartis pour un tour de grand huit parenthétique, ça vous fera prendre l'air, vous avez l'air de trop travailler en ce moment, zooouu) donc, dans mon nouveau quartier, j'ai encore du mal à choisir les épiceries et les petits commerces qui me nourriront. (A moins que ce ne soit l'inverse, vu les prix de la bière, le soir, dans les épiceries). Donc, en ce moment, les copains mangent plus souvent des pâtes au beurre que des petits plats mijotés... C'est pas qu'ils se plaignent (qu'ils essaient, tiens), mais surtout, ils disent: "quand même kibou, tu exagères un peu, dans le partage des tâches, c'est gérard qui doit sortir les poubelles, jean michel qui doit faire le linge, et toi, tu fais plus que des plateaux avec du pain et du saucisson, on peut pas dire que tu te foules beaucoup, surtout que tu beurres même pas le pain. Tiens, t'as qu'à passer l'aspirateur, bruno, il peut plus le faire depuis qu'un petit veau aux hormones qu'il essayait de voler dans un abattoir, lui a bouffé le bras".
Voilà donc une recette qui m'a fait échapper à l'aspirateur que je déteste (il fait rien qu'à réciter du verlaine, j'aime pas les poêtes).
Je préviens les incurables de gogole, on ne va pas parler de "tout tricoter", aujourd'hui, ça va causer dinde, épices à couscous et légumes à gogo... ah et puis vous aurez pas de photo, "on" a perdu les piles dans un carton (en voulant dégommer un voisin avec. Qu'"on" a lamentablement raté sans vouloir vexer personne, soit dit en passant). Mais de toute façon, mes photos vous servent en général à rien (sauf à faire des commentaires désagréables)
D'abord, on fait revenir des oignons dans de l'huile d'olive (et ouaip, les gars, on reprend ses bonnes vieilles habitudes, finies les petites salades aromatisées à l'eau de fleur d'oranger que vous n'avez pas arrêté de manger depuis que je suis partie, voici revenu le temps des fritures!) on prend des dindes, on leur coupe les pattes, et on jette le reste, ça sert à rien ("dinde sans jambe, dinde sans âme", on dit chez mes ancêtres, à la campagne). On ajoute dans les oignons les pattes de dinde, des carottes en morceaux, des patates, et une boîte de tomates scalpées. On recouvre d'eau, on met deux cubes de bouillon de poule (si on a pas eu le temps d'en cuire une vraie pour lui extraire son jus et avoir du vrai bouillon fermier), du laurier, du thym, du romarin, du persil, et puis des épices qui font tout: du poivre, du paprika, du cumin, de la muscade, et du raz el hanout. On sale pas, dans les cubes de bouillon, y'a pas de vraie poule, mais du sel, ça, y'en a.
On laisse cuire un bon moment, jusqu'à ce que la viande ne coule plus rose quand on la pique avec une fourchette (tout comme ma petite soeur l'été) et puis, on met quelques courgettes. Quand ces dernières sont prêtes à leur tour, on prélève quelques louchées de bouillon qui vont délayer de la sauce harissa. Et nous voilà aussi bien équipé que la tante michelle et sa saucière qui fait pas amateur!
voilà, allez, j'espère que ça vous calera encore un petit mois tout ça. Oah, je rigole.
adios amigos!
bises d'un kibou bien reposé!
