08 mai 2009
le risotto c'est rigolo (vous avez écappé à la rime avec "clodo")
Mes pauvres amis, vous n'aurez pas de belle photo du risotto frais (l'appareil photo avait décidé de se faire la malle - certainement un ras le bol d'être utilisé pour n'importe quoi: blaireau crevé, pesticides en sauce, copain bourré... -à moins que tout cela se soit mélangé les pinceaux-) bref, quand je l'ai enfin retrouvé au café du coin, je l'ai attrapé, il a insulté tout le monde, a maudit les hommes politiques, m'a filé un coup de pied et a donné son avis sur les francs qu'il regrette, et en plus, il m'a laissé payer la note, sale petit kroston). Donc, là, c'est une photo du risotto après un bon gros séjour au frais. J'ai tourné la photo pour qu'on ne voie pas trop les moisissures. Hé hé, si avec ça quelqu'un laisse un commentaire du genre "hum, j'en mangerais bien, tu m'en gardes une part", sûr que je lui répond pas autrement qu'avec un soupir sarcastique (c'est ma dernière trouvaille, le soupir sarcastique, ça tue. Personne ne trouve rien à répliquer. C'est grâce à ça aussi que j'ai trouvé le temps de vous écrire un petit truc).
Tiens, d'ailleurs, en parlant visiteurs, j'en ai eu des marrants ces derniers temps, je vous raconte, vous avez bien le temps (le risotto peut bien attendre, je l'ai bien remarqué, c'est un truc très patient, qui peut rester des heures dans le frigo, ou à faire la queue au supermarché, chez le médecin... Et ne m'insultez pas, il a dit "laisse, j'y vais, ça me dérange pas") (je sais toujours pas comment le médecin a pu me diagnostiquer un panari). Vous voulez arriver chez le kibou par un moyen original? Tapez "le frigo qui parle", ou bien "un peu de glucose en trop", "réaction chimique fumée marrante et simple". Je ne trouve plus mes pervers préférés, ni ceux qui cherchent des tas d'infos sur les loups garou (avec des photos, s'il vous plaît), par contre, une recrudescence de mecs qui veulent tout savoir sur les "brigade anti tag", ou dernièrement "ouverture de la brigade anti graffiti"...faudrait que je me penche sur la question à mon avis, y'en a qui rigolent bien à narguer les mecs de ces brigades (ouah, rien que le mot, ça sonne guérilla urbaine), faudrait pas que je rate ces affreux, leurs fêtes doivent être mortelles! Et on doit bien risquer la prison à les fréquenter... (Quand j'en saurai plus, je vous tiendrai au courant, ceux que ça intéresse).
Bon, on le fait, ce risotto?

Allez, on y va (c'est pour 4 copains): d'abord, on fait revenir un oignon dans de l'huile (reviens oignon!), et quand il est revenu (ah, où que t'es allé traîner comme ça, tu es dégoûtant, viens, je vais te donner un bain. Oh, ben non, l'huile bouillante, c'est déjà un puissant désinfectant. Vous saviez pas? Je vous donne ce truc, que je tiens de ma grand mère manchote, on trempe sa blessure dans l'huile bouillante, germes liquidés à tous les coups) bref. Quand il est revenu donc, on verse un verre de riz (le seul verre que personne a bu ici. Enfin, y'en a un qui a essayé la semaine dernière mais il est mort, alors ça compte pas), et quand il est translucide et qu'il raconte ses salades "je vois tout, je sais tout, tu t'es inventé une vie sur internet, des millions de lecteurs t'adulent et tu pues des pieds", (on peut raconter n'importe quoi en faisant des jeux de mots approximatifs), on ajoute un verre de vin blanc (conservé ici dans un flacon de labo pour que personne n'y touche), et deux verres d'eau (ou de bouillon, évidemment, mais ici, le frigo était un peu comme une bête dévorée par les fourmis, vide, donc). On sale, on poivre. Normalement (moi je vis dans un monde où les choses se passent rarement comme prévu, mais peut être que vous avez cette chance), le riz est cuit quand il a absorbé tout le liquide. Comme les copains.
Dans une petite casserole, on va faire décongeler des champignons, ou les faire revenir dans du beurre si on crâne au marché à acheter des trucs frais. Quand il ont rendu leur jus ("tu vas rendre le jus, ouaip, sale voleur, allez... oh, ben, non, marcel, va chercher une serpillère") (ah ah, on va bien rigoler, si je commence à détourner tous les mots moi!) on ajoute des échalottes coupées très fin, du beurre (mioum mioum), et on sale. On ajoute du persil, 3 tomates épluchées et coupées en petits dés, du thym, 3 gousses d'ail coupées très fin (mon presse ail est encore cassé. Je crois que je suis la plus grosse consommatrice de presse ail, je refuse de mettre 10 euros pour en avoir un bon, alors j'en achète en plastique qui résistent pas, en métal qui plient (qui l'eût cru?). Un jour, je ferai un attentat aux fabricants de presse ail, et je leur enfoncerai des gousses d'ail dans le nez, je les ferai rôtir au four avec des patates, et on fera un festin avec tous mes amis d'internet. Et on boira de la bière.
Quand la petite sauce est cuite et commence à sentir bon, et que le riz est pratiquement cuit, on mélange les deux, on laisse encore cuire un peu, le temps que quelqu'un ait rassemblé les copains (j'ai acheté un chien de montagne, depuis on mange chaud. J'aurais jamais cru dire ça un jour, mais c'est bon, la sauce du gigot).
Voilà, j'ai accompagné ce risotto de cuisses de poulet cuites au four avec du thym, c'était pas mal du tout.
Allez, je retourne à ma vie palpitante, d'ici là, soyez sages!
Vous voulez des bises? alleeeeezzz, je vous en file des tas (les copains sont punis depuis leur derniers exploits nocturnes dans la réserve du supermarché du coin, j'en ai plein en stock)
