15 août 2007
Pommes de terre farcies d'été. Non, c'est pas vrai, c'est pour s'entraîner pour cet hiver

Maintenant que vous commencez à connaître mes copains, vous savez bien que c'est pas eux qui se feraient berner et qui mangeraient des petites salades de graines germées, même en été. Il leur faut de la viande, bien épaisse, et des légumes verts du genre pommes de terre, pâtes et riz. Et pas question d'essayer de les avoir avec la crème fraîche, les légumes qui traîneraient dans la sauce, c'est comme le persil, ils feraient tout pour les refiler aux chats. Z'ont toujours pas compris que les chats dédaignent eux aussi les fibres, et trient même les croquettes vertes, qu'ils essaient de refiler à mes copains. C'est un sacré trafic qui s'étend à toute la ville, même les stups ont commencé à s'en mêler.
Alors maintenant que vous voilà prévenus, je vais vous expliquer comment satisfaire vos envies de vider le frigo de ces légumes qui y traînent et qui commencent à faire la gueule (si ce n'est pas carrément la malle, par dessous la porte, en flaque verte), sans pour autant que votre repas ne finisse en pugilat ou en bière d'artifice dans l'appart', comme c'est déjà arrivé. Mes copains auraient parfois tendance à se laisser entraîner par des pulsions dévastratrices et sataniques, mais je commence à savoir les réfréner ("regarde Roger, j'ai sorti les cacahuètes, comme je t'avais promis, maintenant tu pooooses ta cannette de bière sur la table sans faire de mouvements brusques, on respire, çaaa y est. T'as le droit de prendre une chips si tu t'es lavé les mains. Bon, même si tu t'es pas lavé les mains. Je suis très contente de toi, t'as vraiment fait des progrès depuis ces dernières années, maintenant tu tiens ta parole, t'as bien fait, je suis sûre que ta maman est très fière de toi."). ça arrive que ça marche pas si bien, c'est pourquoi j'ai aussi un extincteur pour calmer les plus gros décérébrés d'entre eux. Bref, assez raconté ma vie, vu que ça intéresse personne, surtout ceux qui font des vraies recherches sur internet et qui voudraient bien savoir comment "fabriquer soi même une débroussailleuse" ou si le "boudin noir est cancérigène".
Pour tous mes adorables lecteurs (je ne parle pas de ma soeur, comme elle l'aura compris), je vous livre là, maintenant, immédiatement et tout de suite la vraie recette que j'ai faite moi même à partir d'une autre vraie recette que je n'ai pas su suivre, comme souvent. C'est pour ça certainement que les copains se plaignent parfois de toujours manger la même chose. En même temps, le premier qui ouvre encore la bouche pour couiner va goûter un moule en silicone que j'ai acheté exprès pour ça. Mais tout de suite une page de pub. Bon, j'ai essayé de faire un film pour vanter les mérites de la machine à pain, puis, y aurait eu une démonstration du presse ail- dénoyauteur que j'ai acheté, mais j'ai pas trouvé comment filmer sur l'appareil photo numérique. C'est con, ça vous aurait vraiment plu.
Maintenant, des explications qui apporteront vraiment un plus dans votre vie:
Pour faire des pommes de terre farcies, je vous conseille de faire cuire des grosses pommes de terre à l'eau salée. Prenez si c'est possible, des pommes de terre qui ont plutôt une peau épaisse, et pas ces chochottes de pommes de terre nouvelles, comme un gros crétin de kibou que je connais, qui a dit "pommes de terre farcies" avant de constater, dans le hurlement de joie des copains, que les patates en question ne manqueraient pas de lui pourrir la vie.
Et voilà maintenant le second conseil du jour, faut pas trop précuire les pommes de terre, sinon ça crève et il yen a partout, les peaux de patates, c'est infernal, ça cherche qu'à nous compliquer la vie. Quand les pommes de terre ne sont pas complètement cuites, mais un peu qand même (je ne peux pas vous aider, quand je fais à manger, y'en a toujours qui viennent me demander des tas de conseils diplomatiques pour des tas de situations, je ne peux pas regarder le temps que ça prend à cuire, sinon, il y a des patrons qui finiraient par craindre leurs employés qui leur avoueraient qu'ils sortent de services médicaux variés; et des voisins qui devraient donner des rançons en échange de photos de leurs chiens qui feraient les poubelles. Ou bien le contraire. Donc je vous conseille de vous débrouiller, et de ne pas piquer la peau pour savoir si c'est presque pas cuit. Ben oui, sinon, vous allez crever la peau, on en revient toujours au même. Pendant que les pommes de terre cuisent mais pas trop (voilà, c'est pas que je souhaite que vous viviez le même supplice que moi, mais presque: LA CUISSON DES PATATES), ensuite, une fois que vous aurez échappé de la malédiction que je viens de vous lancer, vous pouvez cuire complètement, quant à eux, des poireaux en petits morceaux, dans le beurre, puis sous un couvercle.
Sortez les pommes de terre de l'eau, laissez les refroidir un peu (à moins que vous vous appeliez Freddy Kruger et que vous ne craigniez plus que la chaleur vous brûle la peau des doigts, et que comme lui, vous ayiez été l'enfant le plus malheureux du monde) (mais notez, avec cet exemple, que ça n'empêche pas de devenir l'adulte le plus cool et le plus épanoui de tous les films, même des pubs), et creusez les pommes de terre en gardant une croûte assez importante, toujours pour éviter que ça pète dans vos mains. Mélangez la chair de patate avec le poireau, ajoutez une bonne cuillère de crème fraîche, pas mal de lait pour que ce soit pas sec. Garnissez les peaux de patate (ça fait pas envie, dit comme ça, hein?) et gardez au four le temps que le reste de votre repas soit prêt. Allez, je vais vous le dire, normalement, les peaux de patate auraient dû cuire au four pour bien griller, mais j'ai oublié. Passez vos pommes de terre au grill pour que ça gratine, ça fera pas si blanc que chez moi, comme sur ma photo...
Qu'est ce qui m'arrive? je vous donne des vrais conseils et je deviens sentimentale. Je dois avoir un problème de thyroïde.
Profitez- en avant que ma vraie nature reprenne le dessus!
salut du kibou (c'est pour ça que j'étais fatiguée ces temps ci, je le savais que ça pouvait pas être la bière, j'en bois tout le temps)...
28 juin 2007
la grand mère du kibou...
sur son blog Tambouille et délices, So a eu l'idée de nous présenter un bouillon comme le faisait sa grand mère, c'est l'occasion d'inviter tout le monde à réfléchir à une recette de sa grand mère..., allez voir là- bas (voir si j'y suis ah ah) pour plus de détails: moi, ma grand mère...
L'une de mes grand-mères à moi, est une bretonne, alors en fait je peux pas vous préparer les berniques qu'on allait pêcher nous mêmes (oui madame) cuits au four, avec un petit croûton de pain sous chaque bernique, du beurre, du persil et de l'ail, ni même les couteaux qu'on devait repérer, cachés dans le sable, avec leurs deux petits trous pour respirer, et qu'on devait berner en leur versant du sel dessus pour leur faire croire que la marée montait (quels cons ces couteaux). Ma soeur était sans conteste la plus rapide de nous deux (mais c'était aussi la plus pénible), et manger des couteaux cette seule et unique fois où on a réussi à en attraper reste pour moi un souvenir incroyable (oui je sais, "incroyable" ça fait pauvre comme vocabulaire mais je n'ai rien d'autre sous la main, faudra attendre la prochaine livraison. La semaine prochaine, mais comptez aussi le temps qu'on les installe en rayons. On devrait recevoir des "impérissables" et j'ai demandé des "flous mais encore très présents", pas terribles mais pas chers. Pis y'aura une promo sur les "super").
Quant à mon autre grand mère, elle ne cuisinait jamais rien d'intéressant, toute la famille s'accorde là dessus, c'est ça les intellos, la bouffe, c'est juste pour les empêcher de crever, c'est tout.
Je pourrais parler des salades juste cueillies dans le jardin de ma nourrice, qui était notre troisième grand mère, et qui nous faisait cuire un steack, rien que pour nous, parce que la viande c'était cher, et qui nous faisait des vraies frites elle même, pendant que son mari mangeait sa soupe de fraises du jardin arrosées de vin, ou des guignes (les petites cerises acides que j'aime encore tant en clafouti) (un des rares desserts qui trouve grâce à mes yeux), qu'ils conservaient dans la gnôle, et que les adultes nous donnaient, se buvant l'alcool, et nous faisant promettre de ne pas le dire aux parents. Mais c'est comme les berniques, ces salades-là, ou ces guignes jamais plus je n'en retrouverai le goût...Alors je vais pas faire dans les produits frais du jardin (on aura compris que chez moi, la pollution s'attaque aux chats qui traînent et les laisse vidés de leur sang à tous les coins de rue), ni dans les coquillages fraîchement pêchés...
Je vais donc vous donner la vraie recette des ficelles normandes qu'on mangeait donc, en Bretagne, comme ne le dit pas son nom (ah ah, je vais faire crever tous les cardiaques maniaques des appellations d'origine controlée, comme mon père qui argumente de mieux en mieux sa critique du Coulommiers fabriqué en Normandie), avec les restes de galettes de blé noir (ah, ça y'est, je vous entends de nouveau reprendre votre souffle. ça va? J'peux y'aller? Bon). Parce que ça, c'est un truc de chez elle, et les galettes, on sait bien les faire chez nous, même avec la galettière en fonte et le machin en T pour étaler, et avec du beurre salé, puisque, comme vous savez tous, pas question de se laisser influencer par les lobby du sans sel ou de la margarine, qui veulent dominer le monde en nous faisant croire que tout est toxique, comme les essais nucléaires. Ah ah, moi je rigole bien.
D'abord, on fait des galettes, et on en fait assez pour qu'il en reste, pour 4 personnes, mélangez 400g de farine avec un oeuf, 2 verres de lait (pas plus, sinon vous vous plaindrez que ça accroche dans la poêle et que ça casse) du sel, et de l'eau en fonction de la pâte. Il ne s'agit pas que la pâte soit trop épaisse, ni trop liquide (ouah ), a priori si vous avez déjà fait des crèpes vous devriez vous en sortir. Sinon, ben, désolée, je peux rien pour vous, il vous reste plus qu'à crever. Le secret, d'après quelqu'un que j'ai entendu à la télé ces jours ci, c'est de préparer la pâte la veille. Selon ma mère c'est de prendre une louche et de prendre de grandes louchées de pâte pour la faire couler d'assez haut dans le reste de la pâte (ben oui, pas par terre non plus, hein), longtemps, pour qu'elle AERE (je sais pas si c'est très clair. Oh et pis j'm'en fous). Dans certaines émissions que j'ai vues, (notamment "Bretagne et satanisme"), il faut juste se tourner vers l'ouest (bien sûr), et dire quelques mots en Breton (Amoco Cadix mon amour, dix fois) (c'est des satanistes je vous rappelle), puis cracher sur le chat qui passe par là (jamais où il faut quand il faut celui là), et lui filer un coup de pied. C'est pas moi qui invente, je vous assure.
On les fait cuire comme des crèpes, dans le beurre, quand un côté a cuit, on retourne la galette, on baisse le feu, on met de l'emmental rapé, un oeuf, des morceaux d'andouille de Guémené (pas de Vire, hein, c'est normand, Vire), et quand l'oeuf est cuit, on replie comme on peut. Y'a des gens qui s'emmerdent pas et qui garnissent la galette avec plein de trucs pas possible, des champignons préalablement cuits, avec un peu de crème fraîche, ou du jambon, ou des lardons, ou des oignons, parfois tout en même temps, mais je ne vous en dirai rien, faut pas pousser). Et en dessert, j'en connais des qui font fondre dessus un bonne louchée de miel avec un peu de beurre (un petit peu? non?)
Ce qui nous intéresse, c'est le lendemain, quand on a des restes, on prépare des petits champignons qu'on cuit avec une petite échalotte coupée fin, on y ajoute de la crème fraîche (ben tiens) et de l'emmental rapé. Puis, on étale la galette, on met une tranche de jambon blanc, on verse les champignons, on roule, on fait pareil avec toutes les galettes, on les serre dans un plat à four, on leur étale de la crème fraîche dessus, encore de l'emmental, hop, à gratiner au four... C'est super bon, le plus dur, c'est d'empêcher les copains de bouffer les galettes qui restent, comme ça, debout devant le frigo, comme des rats. J'ai jamais réussi. Je me demnde même si je l'ai pas déjà fait moi aussi. Mais j'ai dû ajouter un bout de beurre quand même, avant de la réchauffer. Je suis civilisée quand même. Ah ben non, puisque c'est du beurre salé, rho, j'suis con des fois)
Tu vas avouer, oui?
Pour les puristes (toujours eux!), je dois juste ajouter que j'ai trouvé des recettes de "ficelles picardes" qui se préparent de la même façon, mais avec des crèpes. Je voulais juste le dire, par honneteté, mais quand même, c'est pas bon avec des crèpes...
Bisous du kibou indulgent
25 juin 2007
chausson farci à la viande hachée et aux poivrons, parfums curry et biryani (c'est tout ouaip?)

Chef! y'en a un qui essaie de s'échapper! Je fais quoi? Ah merde! Tu crois qu'il est mort?
Juste pour le fun (qu'est- ce qu'on rigole), une petite recette en passant, un GROS chausson, parce que les petits que j'avais faits, il faut bien le dire, ils étaient bons, mais y'avait bien que le premier qui ressemblait à un chausson, les autres, je les ai faits très vite, comme ça venait, on aurait dit que j'étais possedée par l'esprit d'un créateur de taies d'oreiller: pas moyen de plier ça corrctement, tout ce qui s'échappait du moindre interstice étant condamné à griller et carboniser comme un rocker héroïnomane et dépravé sur un barbecue en enfer.
Coupez en lanières un petit poivron rouge, un autre jaune et un dernier orange, (bon, pour les couleurs, je vous avouerais, ma modestie et mon honnêteté me perdront, que vous avez le DROIT (sautez dessus, ça n'arrivera pas tous les jours. Fuyez, petits êtres fragiles et vulnérables, je vous retrouverai ...) de choisir d'autres couleurs, j'ai pris ce que j'ai trouvé. Des fois je me dis que je devrais mentir, et inventer une vie palpitante, où je sortirais tout le temps, où j'aurais plein de potes, où je ferais des plats de malade, où j'aurais un blog, où je programmerais mes menus et où j'aurais même plus de poux, ni de puces!)
On les met à cuire dans un peu d'huile d'olive, on saupoudre d'origan séché (c'est une manie chez moi!) et quand ils ont ramolli (désolée, je sais que ça fait pas pro ni appétissant, mais ça fait VRAI), on ajoute un oignon en morceaux, et on allume le four au plus fort, histoire que vous soyez pas dépourvu quand je vous dirai "et hop, au four!". On dépiaute deux steacks hachés comme des hommes préhistoriques, ou on les coupe proprement en petits morceaux, et bien sûr, on les ajoute aux poivrons, on va pas les laisser pourrir sur la table. On laisse pas cuire longtemps sinon la viande sera pas bonne (non non non, je vous entends d'ici, vous ne pouvez pas faire comme vous voudrez, il s'agit de VIANDE si vous aviez pas remarqué, j'ai tous les droits) on laisse sur le feu juste le temps d'ajouter une cuillère à soupe de pâte byriani, et de saupoudrer de curry (pour les malheureux qui vivent loin de nos grandes villes, sachez qu'on trouve la pâte biryani dans les épiceries asiatiques dans les bas fonds des ruelles mal famées de nos quartiers hantés par les hamsters redevenus sauvages et les anciens catcheurs. C'est la jungle ici) On mélange et on coupe le feu.
Ensuite on étale un rouleau de pâte feuilletée, on pose la farce sur un côté tout en laissant le bord libre. Je suis pas sûre que ce soit très clair, mais vous m'avez l'air de malins, alors ça ira bien. On replie pour recouvrir la farce de la moitié libre, et on appuie bien pour souder les bords, et hop, au four! On aurait pu passer un jaune d'oeuf au pinceau pour que ça dore, mais chez le kibou, y'a des maniaques de la mousse au chocolat blanc qui rôdent et qui utilisent tous les oeufs.
Voilà un plat parfumé qui épatera tous vos amis, et si ça suffit pas, inventez un nouvel ingrédient: un animal étrange (genre ornithorynque), un fruit exotique (de la banane noire) ou une épice étrange (du sel d'yeux d'hippocampe). Vos invités vous croiront, croyez- en mon expérience. (Mais faut avouer qu'ils sont souvent saouls les miens).
A mon avis, cette recette doit très bien fonctionner avec du poulet (tiens pour ceux qui savent pas quoi faire des restes du poulet rôti) ou sans viande, et après, on peut certainement ajouter tous les légumes qu'on veut (courgette, aubergine, tomates...)

la salade, c'est pour les lapins
à plus, signé le kibou à puces...
11 juin 2007
terrine de légumes grillés à la tapenade. Une recette de saison! Mais qu'arrive t'il au kibou?

gros pâté gros pâté.
Pour que mes fans ne me rejettent pas (bon allez, mes trois fans. Oui, je compe aussi celui qui m'envoie des insultes, il laisse tellement de commentaires... Je les publie jamais bien sûr. C'est d'ailleurs son plus gros gief contre moi. Et aussi que j'adore le traiter de tous les noms, j'aime inventer des horreurs (si vous vous étiez pas rendu compte) (QI de poulpe, face de cervelas, chiure de méduse...). Pis y'a aussi celui qui m'écrit d'aller sur le site de voyagersansembrouillespourpascher.com. Il est aussi un de mes plus gros fans (un vrai fanatique, pensez donc, 12 messages par jour!), et enfin celui qui n'a toujours pas trouvé de réponse à son angoisse existentielle et qui tombe toujours sur mon blog en cherchant "mère salope" (j'aimerais qu'un jour il me laisse un commentaire avec ce qu'il cherche exactement, pour que je puisse lui répondre. Je suis sûre que je peux. Je passe ma vie à consoler mes potes bourrés, y'a aucune raison que j'arrive pas à comprendre son désarroi à lui)
Depuis le temps qu'ils viennent sur mon blog ceux là, quand je serai riche et célèbre, je les inviterai à une grande garden party avec mes ragoûts pas présentables, et ils pourront rencontrer mes désormais célèbres copains. (Y'aura une POMPE A BIERE!)
Donc, sachez tout de suite que cette recette est pleine d'huile d'olive. Ouf, on respire, c'est pas une recette qui ferait couiner une rédactrice de recettes d'été light et fraîches (des salades quoi) (sans vinaigrette). Alors, ça, c'est pas une recette sans beurre (hautement toxique si pas clarifié) sans graisse (surtout de la graisse d'origine animale, ah, de la graisse de canard), sans sel (attention le coeur!), sans poivre (cancérigène) (vous saviez pas? Ben renseignez vous les gars, vous serez déjà mort d'une overdose d'aluminium que vous commencerez juste à vous interroger sur les méfaits du pastis...)
Bon, peu importe si cette recette contient du polonium, de toute façon, on rajoutera de la belladone pour en annuler le petit goût désagréable.
Alors pour être tout à fait honnête (je cherche à racheter un ou deux péché un peu graves en ce moment (Est- ce que c'est mortel comme péché si on tue un animal alors qu'on le torturait? Y'avait pas vraiment intention de donner la mort, alors... Et... hum, juste pour pousser la reflexion, est ce que ce serait grave si ça arrivait à quelqu'un (c'est une hypothèse hein) alors qu'il avait pas vu que c'était un enfant, et pas un petit animal? A partir de quel âge on peut dire qu'un enfant a une âme? Vous êtes pas d'accord pour dire que chez un enfant, avant qu'il ait son bac, la conscience c'est une notion toute relative? Vous pouvez réfléchir à ça, ça mérite réflexion à mon avis) . Bref, je crois qu'il vaudrait mieux que je dise que j'ai pompé cette recette dans un hors série de cuisine actuelle (avril mai 2006 même). Pis j'éviterai un procès, j'en ai déjà assez comme ça. (imaginez que j'ai l'adresse mail PRIVEE du directeur de WWF et de celui de 30 millions d'amis, on se connaît bien)
Alors pour en revenir à cette recette, qui vous intéresse si vous n'avez pas déjà zappé, ça fait deux fois que je la fais, je suis jamais déçue, c'est frais, c'est beau, ça a un goût d'été (vous vous croiriez dans n'importe quel article de magazine de cuisine là hein, voyez que je peux rentrer dans le moule) (si je voulais j'ajouterais, "enfin presque" pour rester dans l'humour culinaire! hu hu hu). Faut pas vous habituer non plus à ce style, ça va pas durer...
Allez, je vais vous donner les proportions du magazine, elles sont vraiment pas mal, et on va reprendre les blagues trash, pour faire peur à mes voisins (qui se demandent où a disparu leur débroussailleuse. Promis, je leur rends après le mariage, c'est juste pour faire une blague) D'abord on met le four à chauffer en position grill, et on coupe en lanières 2 poivrons, 5 tomates qui ont du goût (je rigole, pourquoi pas du saindoux light!), 3 courgettes et deux aubergines. On les étale sur des grilles recouvertes de papier cuisson sur lequel on a versé un filet d'huile d'olive, on saupoudre les légumes d'origan, de thym, de sel et poivre et encore un filet d'huile d'olive (pour info, dans mon magazine, ils préconisent de les faire griller avec de l'ail et de l'origan. Je suis pas sûre que le thym et l'ail soient équivalents, mais franchement, je me voyais pas presser de l'ail pour autant de légumes, donc, thym. Voilà. Et, oui, encore de l'huile. Rââh lovely. J'adore vous faire trembler. Ou vous faire rosir. Ou vous faire frémir. Ou vous faire vomir.)
Mettez les dans le four, je sais pas combien de temps (allez, le temps de réfléchir à une "idée novatrice affaire géniale" (inutile d'aller sur internet, vous tomberiez sur mon blog)). Dans la recette il est dit qu'il faut retourner les tranches de légumes (pour que ça cuise des deux côtés. J'ajoute pas cette dernière précision pour les bloggers culinaires, mais pour tous les autres. C'est aussi un test pour voir si xave lit vraiment tout. Je crois qu'il me fait de la lèche pour m'attirer dans ses filets et revendre mes organes en Roumanie) (comme mes psychiatres et mon banquier)) Moi je dis ça et pourtant je les retourne pas, je les laisse pas cuire trop longtemps non plus, j'aime qu'ils soient un peu croquants. Et je fais pas dégorger les aubergines, ça me saoûle. Là, c'est dit.
On sort les légumes du four, on les laisse refroidir tranquille, et pendant ce temps là, on fait une petite tapenade façon Anaïck (on n'est pas obligé, on peut aussi l'acheter toute faite, (dans ce magazine ils se cassent pas la tête, habituellement ça m'arrange, mais la tapenade, faut avouer que c'est dégueulasse si on la fait pas soi même, et comme c'est pas compliqué si on a un mixeur...) ensuite, on fait le montage, dans un moule à cake par exemple, d'abord on étale du film alimentaire (sans s'énerver, mission impossible), puis on y va : d'abord une couche de courgettes (herbes côté extérieur quand on démoulera ce sera joli), (dans l'hypothèse, évidemment, que tout se casse pas la gueule comme je le crains à chaque fois) puis on nappe de tapenade, après, c'est le tour des tomates, puis des aubergines, ensuite les poivrons, encore la tapenade, et enfin, on termine par les courgettes. On tasse (c'est ma spécialité), on met une planchette, des poids pour appuyer (genre des boîtes de conserve), et hop, au frais, pendant 12 heures.
Quand le temps s'est écoulé, on démoule, et on peut verser un filet d'huile d'olive dessus avant de servir, mais même moi, je dis, faut pas pousser...
C'est un peu long, mais c'est surtout le temps de faire griller ces tranches de légumes, sinon ça va. Pis c'est bon (et si vous faîtes cette tapenade vous- même, même ceux qui détestent les olives noires mangent cette terrine et la COMPLIMENTENT!).
Une vraie recette saine et savoureuse qui vous garantira un succès auprès des grands comme des petits (ça va comme ça Jean- Guy, je la refais pas? OK, on peut remballer).
Kibou rédacteur en chef (j'aime le mot "chef")
21 avril 2007
ah, des algues!

ben, ça ressemble pas à des algues!
Quand on surfe sur le nèète au lieu de faire les poussières et lancer des machines, on tombe sur des blogs où les gens ne vivent pas comme nous et qui utilisent des ingrédients qu'on ne connaît pas. Et ça donne envie (parfois). C'est comme ça que j'ai appris qu'y a pas que les japonais qui mangent des algues. Je parle pas de l'agar agar, ça, je connaissais, mais du wakamé, que j'ai découvert chez gourmandises, cuisine et voyage (qui figure parmi mes liens, allez y donc voir, Fred fait des vraies photos où on reconnaît ce qu'elle a pris, elle, pas comme un certain kibou que je connais qui attend que la nuit tombe et qu'il ait bu trop de bière pour faire des photos qui donnent pas faim).
Ah, je suis contente de voir que vous êtes aussi ignorants que moi ça me rassure (on fera un club des ignorants, et tous ensemble on fera des grands jeux de plein air, on rigolera bien à pas se comprendre les uns les autres, tellement on sera bête), je suppose que vous ne savez pas ce que c'est le wakamé (et si vous savez, je vous en prie, laissez moi seule à mes rêves de petite fille, où je ne suis pas la seule à être bête et nulle en déco en pâte d'amande), et surtout ce qu'on peut en faire. Alors je vais vous donner des idées si vous manquez d'imagination, alors que vous avez fait comme moi, vous en avez acheté avant de réfléchir, comme je fais d'habitude.
sur goumandises, cuisine et voyages, on pouvait déjà voir qu'on pouvait mixer ces algues avec de l'avocat, un peu d'huile, sel poivre. J'ai essayé et vraiment j'ai bien aimé (j'avais pas mis d'huile mais de la crème fraîche), ça faisait une espèce de crème très onctueuse et doucement parfumée, (y'en a même qui avaient fait une drôle de tête en disant "vivant, jamais je mangerai un truc pareil, moi, j'veux de la viande" en voyant ces algues, sèches, dans du sel. Et finalement, mixées, on les repère pas, ça fait comme du persil haché. Et tout a été mangé). Sur la boîte des algues, il est écrit que ça a un goût d'huitres. Moi, qui mange des huitres, et qui ai pas mal traîné dans l'Atlantique, je trouve plus que ça a l'odeur et le goût des algues qui collent aux jambes quand on nage que de l'huitre. Mais par contre, ça a vraiment l'air plein d'iode, et ça va bien avec l'avocat.
Et j'ai essayé avec plein d'autres trucs(on ne m'arrête plus), notamment avec du saumon fumé et du concombre. C'est facile, on mélange du yaourt grec (un pot) avec des algues qu'on aura rincées plusieurs fois et mixées avec un peu de concombre (j'ai constaté que ça hachait vraiment très fin comme ça) (moi aussi je fais dans la cuisine inventive et exploratrice), et puis on met des petits morceaux d'un demi concombre, des petits morceaux de saumon fumé, on sale on poivre et wala!

Mais comme il en restait, j'ai bien dû inventer d'autres recettes (ouh, mon cerveau n'est pas habitué à ça, et les copains, qui ne mangent habituellement que des chips, ont vraiment dû s'adapter). J'ai fait la même sauce que précédemment, sauf qu'on a mis des champignons crus en morceaux et encore du concombre. J'avais pas de tomates, mais si vous avez la chance de croiser la route d'un vrai producteur de tomates et que celles ci ont un goût qui rappelle même de loin celui de la tomate, braquez le, et essayez avec cette sauce, je suis sûre que ça passerait bien.
et ben, je vous le dis, c'était une super idée que d'essayer avec des champignons et le concombre, ça fait un bel effet et ça se mange tout seul!

alors les gars, on prépare encore un sale coup?

attention, on ne bouge plus, le petit oiseau va sortir. Très bien, à la prochaine vous essaierez de sourire quand même.
C'était les aventures de kibou l'explorateur, qui vous salue. Allez, il vous bise même.
15 mars 2007
endives carottes: 2 possibilités: tarte tatin parfumée à l'orange et pâté au sésame.
Pour la dixième édition de blog appétit, j'ai fait plusieurs tentatives, dont un pâté aux carottes et endives, inspiré de Cléa (de Claire japon), et une tarte tatin endives carottes parfumée à l'orange, inspirée Sophie Dudemaine dans le dernier numéro de cuisine actuelle, et que j'ai améliorée (je ne proposerai plus de tatin endives carottes avant longtemps chez moi, 3 essais, c'est beaucoup, même pour des qui se plaignent jamais...)
Pour commencer,
le pâté carottes et endives.

Pour un petit pâté:
Braiser 2 endives. Faire revenir les endives dans de l'huile neutre très chaude, quand elles sont colorées, baisser le feu, couvrir, et ajouter éventuellement de l'eau si le jus ne suffit pas. Saler un peu.
Pendant qu'elles cuisent, râper 400g de carottes.
Faire revenir un oignon dans de l'huile d'olive. Ajouter les carottes râpées. Couvrir. Ajouter un verre d'eau au cours de la cuisson.
Préchauffer le four à 180°.
Dans une terrine, mélanger 75g de farine avec un oeuf et 12 cl de lait/huile d'olive. Saler légèrement.
Quand les carottes sont presque cuites, y ajouter du sésame grillé (2 cuillères à soupe), du gingembre (1 cuillère à soupe), du curry (1 cuillère à soupe), 2 giclées de sauce soja et du poivre.
A la fin de la cuisson des endives, ajouter une noisette de beurre et 1 bonne cuillère à soupe de miel. Laisser caraméliser.
Beurrer un moule à cake, y déposer les endives. Mélanger les carottes à la pâte à cake. Verser cet appareil sur les endives.
Enfourner pendant une heure environ.
Pour cette recette, je n'ai pas fait d'autres essais, au niveau du goût c'est pas mal du tout, en revanche, ça se tient pas très bien et c'est pas facile de rendre ça présentable mais je voulais vraiment que ça donne un effet "pâté" et pas "cake". Nous l'avons mangé en accompagnement d'un lapin sauce speculoos, raisins secs, pruneaux, pommes, et cela se mariait très bien.
Maintenant,
la tarte tatin endives et carottes parfumée à l'orange.
Pour une grande tarte:
braiser 1kg d'endives, dans une cocotte en fonte (1 bon kg), huile neutre, sel, couvercle.
Prélever le zeste d'une orange non traitée, puis la presser.
Quand le jus des endives est évaporé, ajouter le jus d'1/2 orange et une pincée de sel. Quand le jus d'orange est absorbé, augmenter le feu, ajouter du beurre et 2 cuillères à soupe de miel. Laisser caraméliser les endives.
Passer 2 oignons en rondelles fines dans le beurre, jusqu'à ce qu'ils soient cuits.

Couper 1kg de carottes en lamelles très fines (avec un rasoir éplucheur à carottes), et mettre les lanières obtenues dans une sauteuse, à couvert, sur feu très doux. Les laisser cuire longtemps dans le jus qu'elles rendront. Si leur jus s'évapore trop vite, ajouter de l'eau pour éviter qu'elles ne brûlent. Saler. Mettre le four à préchauffer, à 190°.
Pendant ce temps, préparer une pate brisée :300 g de farine, 150 g de beurre en petits morceaux, une pincée de sel, ajouter le zeste d'écorce d'orange, et pétrir avec le bout des doigts jusqu'à ce que la pâte soit homogène. Faire une boule. Si nécessaire, ajouter de l'eau pour fluidifier la pâte ou de la farine si elle est au contraire trop collante.
Poser les endives côté bombé sur le plat à tarte beurré, puis, disperser les oignons, enfin,recouvrir des carottes. Etaler la pâte sur un plan de travail fariné, la poser sur la garniture, bien presser les bords de la pâte autour de la garniture, mettre au four à 190°, pendant 30 minutes.
Quand la pâte est cuite, démouler sur un joli plat.
J'ai fait pas mal d'essais, mais cette recette là me semble (et a semblé à tous ceux qui ont été obligés de goûter), à la fois la plus présentable (si on râpe les carottes, ça se tient pas), et la plus fine en goût (le jus d'orange et le miel aussi dans les carottes, c'est trop, et des noix hachées dans la pâte, ça ajoute une nouvelle note un peu amère, c'est pas nécessaire; quant aux oignons, j'ai aussi essayé sans, et ça vaut mieux de les mettre, ça ajoute au goût sucré. J'ai aussi essayé de déglacer au vinaigre balsamique quant les carottes ont été cuites, mais ça a ajouté une acidité pas nécessaire à mon goût. Mais c'est peut- être que je sais pas faire et que j'en ai mis trop...). Cette version est la plus simple et ma préférée. Malheureusement je n'ai pas de photo...
Je pense qu'on peut la manger comme plat principal, accompagnée d'une petite salade verte avec une vinaigrette parfumée à l'huile de noix...
Y'en a qu'en ont marre des endives, des carottes, et des tartes tatin... heureusement que c'est moi qui commande!
bises du kibou!
08 mars 2007
une soirée chez le kibou. Y'a qu'ça à manger?

Y'en aura jamais assez pour 34 personnes. Même avec beaucoup de pain. On va se grouiller de bouffer ça avant que tout le monde se pointe. Pis on leur donnera les chips qui traînent par là.
Voilà des recettes de trucs qu'on peut faire quand on reçoit du monde. Soyons clair (non, on va pas s'empêcher de boire quand même hein), faut faire ça juste pour goûter. Ou quand une épidémie de grippe terrasse tous vos amis un par un et que vous vous retrouvez à 5. Je vous présente, à vous, lecteurs anonymes qui ne me connaissez pas (mais soyez sûr que je boirais volontiers une bière avec vous) (on pourrait même aller vomir de la bière dans un coin ensemble, comme des vieux amis. J'dis ça, mais en réalité, jamais je ne vomis. Je suis une fille, jamais je n'ai les cheveux gras, jamais je ne me mouche, jamais je ne pue des pieds, jamais je ne pète, jamais je ne vomis donc. Mais si ça arrivait pour vous, pauvres créatures que vous êtes, je vous soutiendrais. Je suis une grande âme.) je partage avec vous donc, les grands classiques que mangent les copains d'un kibou sans imagination. Qui fait donc tout le temps la même chose. (encore du poisson? Non. Allez, OK, y'en a.)

Voilà les graaanndes, les magnifiques, les brillantes et originales rillettes de saumon!
Voilà une recette qui EXIGE une grande expérience. Vraiment. Le plus dur, c'est de faire la différence entre le saumon frais et le saumon fumé. Un vrai travail de pro. Et après, faut pas se planter: on prend un pavé (ou deux, selon le poids, à vous de faire preuve de malignité. Oui, moi aussi je veux qu'on m'envoie des commentaires, je suis prête à tout pour connaître la gloire, même si c'est par des barbarismes. J'ai pas de morale, pas de principes, je vous rappelle ) 300 g de saumon frais. Attention, c'est là que c'est compliqué, faut le faire cuire sur la peau, dans une poele, feu doux, pendant 8 minutes. Faut pas le retourner, faut pas le secouer, on peut EVENTUELLEMENT mettre un petit couvercle.
Pendant ce temps, on ouvre un paquet de 200g de saumon fumé, on le coupe en petits bouts (enfin si on s'ennuie, c'est vraiment pas nécessaire, puisqu'on jette tout dans le bol d'un mixeur. On y ajoute 100g de beurre fondu (enfin bien ramolli ça va aussi). Quand le saumon est cuit, on l'émiette (mais c'est pareil, je crois que ça rentre dans les attributions du mixeur, je vais pas lui mâcher le boulot. Vérifiez dans son contrat de travail. Il en a pas? Ben voilà, c'est réglé. Le mien c'est bien, en plus il a pas de papiers) donc le saumon frais, faut laisser la peau grillée dans la poele (mon préposé à la vaisselle adore les surprises dans son eau de vaisselle) et on peut le mettre dans le bol du mixeur avec tout le reste. J'ai dit on PEUT. On n'est pas obligé, on peut aussi le réserver dans une assiette creuse. Ah par contre, vous aurez pas des rillettes comme les miennes. Donc je reprends, si vous voulez que ça marche, mettez tout ensemble, avec 2 cuillères à soupe (des vraies, hein, pas des cuillères rases de chochotte) de crème fraîche. C'est pas mal si on met un trait de jus de citron. Y'en a qui disent que le jus d'un demi citron c'est la bonne quantité, perso je ne le supprime pas, sinon ça manque quand même, mais je vais pas jusque là. Voilà, on réserve au frais. Je sais pas combien de temps ça se garde, il en reste jamais.

Voilà un autre truc qu'est très difficile à faire. J'ai chopé la recette chez anaïck,( le confit c'est pas gras ) c'est de la tapenade. C'est le truc qui fait dire à tout le monde "gnon gnon gnon gnon gnon " (je déteste les olives noires, mais ça, c'est bon) (la bouche pleine). Ma grande question, c'est "pourquoi ils ont quand même goûté à ça, alors qu'ils savaient qu'y avait que des olives noires?" ça me dépasse tous ces copains qu'ont qu'un estomac dans le cerveau. On dirait que la vue du pain inhibe leurs capacités raisonnementales. "Du pain, un couteau, un truc à tartiner". ça doit être la bière.
On reprend le mixeur (faut avoir votre préposé à la vaisselle sous la main et le déranger. Pis faut qu'il s'applique parce que les odeurs de poisson c'est pas conseillé pour cette recette.) et on met, dans l'ordre ou pas, on s'en fout, 170g d'olives noires dénoyautées, 1 cuillère à soupe de câpres, 4 filets d'anchois à l'huile, 1 gousse d'ail pressée, 1 cuillère à soupe de moutarde, 4 cuillères à soupe d'huile d'olive et du poivre. Anaïck propose d'ajouter 2 cuillères à soupe de whisky ou du cognac. Moi, volontairement, j'en ai pas mis (enfin, volontairement, c'est surtout que j'en ai pas sous la main), et je me rends compte en recopiant la recette que j'ai oublié de mettre plein de trucs la dernière fois. Mais c'est pas grave, y'en a un qui l'a foutue par terre, alors personne a pu la goûter. C'est les risques collatéraux de la bière.

Voilà encore un classique qui est révisé régulièrement selon la fièvre innovatrice qui me prend (on peut parler d'une fièvre diabolique, même... je vous effraie? Ouaip, moi aussi. Un jour je vais voir débarquer une armée d'exorcistes chez moi. C'est rien, je leur ferai du poisson. Il paraît qu'ils ont une équipe spéciale au FBI qui ne fait que ça, lire les blogs des internautes, pour repérer les satanistes. C'est des curés, en soutane, qui passent leurs nuits sur internet à traquer le mal. Et leurs journées dans des salles de muscu. Et ils débarquent chez vous si vous avez l'air d'être un fan de satan. Et pis ils chantent une chanson de East 17 (avec la chorégraphie), ils vous pshittent un coup de deo à la mûre dans votre appart, et même le diable, il supporte pas ça et il sort de votre corps, Et voilà, par dessus le marché, avec ces mots clé, je vais avoir plein de nouveaux lecteurs, tous satanistes. Mais ça me gêne pas s'ils aiment les rillettes de saumon. Bien, revenons à nos moutons, ceci est une purée d'aubergine à l'ail et au pesto.
On prend une aubergine, on l'épluche, on la coupe en 4 dans le sens de la longueur, on place les morceaux dans une passoire avec du gros sel, et on laisse reposer (dans les livres, on dit "dégorger". Oui, je sais, ça ressemble à égorger, mais comptez pas sur moi pour faire des blagues sanglantes, c'est pas mon genre. Je ne suis pas celle que vous croyez.) 30 minutes après, elles ont perdu du jus noir. On peut s'en servir pour faire des masques si on le mélange à un yaourt et qu'on le laisse poser sur la gueule. Je rigole. Pendant que l'aubergine dégorge, j'voudrais pas vous commander, mais vous pouvez mettre de l'eau à bouillir dans une casserole. Sans sel. Ou vous servir une bière. Ou tondre la pelouse. J'ai rincé l'aubergine (rapport au sel), ai plongé les morceaux dans l'eau, attendu quelques minutes (j'sais pas, p't'être 10 minutes), et puis j'ai égoutté tout ça. Alors j'ai réservé les morceaux à part. Et j'ai pris la casserole vide, sans la laver (j'ai eu pitié du préposé à la vaisselle. Il a que 5 ans quand même), et j'ai fait revenir une gousse d'ail passée au presse ail, dans une cuillère à soupe de pesto. Pas longtemps, parce que ça crame vite ces conneries. Alors, hop, j'ai reversé l'aubergine là dedans, j'ai touillé un peu. et j'ai rajouté du pesto (mélange tout fait d'huile, basilic et fromage. Y'a encore plein de trucs, mais ça coupe plus l'appétit plutôt qu'autre chose. Enfin le vôtre, parce que mon appétit à moi, y a bien que la gastro qu'en vient à bout). J'en ai mis pas mal, j'ai goûté, j'ai ajouté du poivre, et je crois que j'ai remis du pesto. C'est vachement precis comme indications. En tout je pense que j'ai bien dû en mettre 2 cuillères à soupe. Mais faut voir. Habituellement je mets du piment avec du paprika et de l'ail, ou de la pâte biryani, mais avec le pesto, c'est pas mal du tout. J'en referai.
Voilà, la soirée est réussie si c'est juste pour grignoter et que vos copains apportent d'autres trucs. Et bien sûr, pour une soirée du kibou, faut aussi des bières. Et là, qu'est ce qu'y en avait! On a bien rigolé...
bonne soirée, sans le kibou, dommage... (ou pas, faut voir)
17 février 2007
on épate la galerie avec des champi des champipi.

là dessous c'est plein de bébés morts. J'rigole (mais pourquoi je précise ça?)
Voilà une recette de velouté de champignons en croûte que j'adore. En vrai c'est pas moi qui l'ai inventée, comme tout ce que je fais (ouaip, le cassoulet, c'est ma mère, évidemment, vous croyez quand même pas que j'ai tout inventé. J'me suis pas faite toute seule. Voilà, ça c'est dit. T'es contente maman?)
Bref, celle là, elle avait à l'origine un nom qui claquait achtement plus, ça s'appelait "consommé de champignons en croûte", ça vient d'un de mes 200 livres de cuisine (je sais pas si ça a un rapport mais je collectionne les chaussures aussi, et puis les blagues pourries, mais ça, i'm'semble pas que freud en ait parlé. ) Bref, celui là, il fait partie de mes chouchous (avec françoise bernard bien sûûr, faudrait pas l'enterrer trop vite, celle là. ) c'est "le meilleur de la cuisine" femme actuelle, chez solar. Dedans, y'a que des belles photos (je sais que mes photos à moi sont nulles, mais je sais quand même reconnaître de belles photos). Ce livre est super, les recettes sont classées par saison, et ça, va savoir pourquoi, ça me plaît. Toutes ces recettes sont bien expliquées, y'a même des photos style "étape par étape" pour les nuls qui ne voient pas comment faire. Ah ah, moi, j'ai pas besoin de ça. Remarque, c'est peut- être pour ça que tout ce que je fais a une sale gueule. Mouaip, j'vais y réfléchir.
Evidemment, ce truc doit être meilleur avec des petits champignons des bois mais pour les fauchés ou pour ceux qui veulent recevoir plein de monde sans se ruiner,( comme les kibou qui ont trop de copains et qui invitent toujours 20 personnes avant de réfléchir), c'est quand même l'idéal en entrée...
Allez, nous, on va le faire avec ce que vous avez dans vos placards: une boîte de champis, des champis surgelés, des frais, des petits champis mignons que vous avez ramassés ce matin (oui, ceux qui vous regardent avec leurs petits yeux d'enfants qui n'attendent que d'être mangés. Je suis mal si les RG fliquent les cannibales. ) des champis du marché,des prés, les mycoses... bref, ceux que vous avez sous la main. Il en faut 600 g.
On fait fondre du beurre, 40 g sont préconisés par femme actuelle, pour 6 personnes (si on veut soigner sa santé, on clarifie le beurre avant de l'utiliser à la cuisson. Perso je sais pas le faire et de toute façon je m'en fous je n'ai peur de rien. Sauf des complots de jumeaux diaboliques et les roux pour béchamel bien entendu. Cette dernière remarque sur le beurre clarifié n'est là que pour me protéger des procès qu'on pourra m'intenter un jour. On sait jamais. D'ailleurs, tant qu'on y est, ne suivez aucun de mes conseils, comme ça, au moins, vous ne m'emmerderez pas plus tard.)(par contre, femme actuelle aura bien des ennuis, moi je vous le prédit. I viendront pas dire qu'ils savaient pas ) et on met les champignons dedans (écoutez les se tordre de douleur dans la chaleur. Hmm)
On peut en garder quelques uns entiers (les plus petits mignons) et couper les autres en petits morceaux. Si vous le faites avec des champi frais, j'aime bien les faire un peu étuver avant pour enlever le jus noir. Puis on les laisse rissoler quelques minutes, 15 selon la recette initiale,mais je trouve que c'est long quand même.
On verse 1 litre de bouillon de volaille et on leur fout la paix pendant 10 minutes. J'ai ajouté du basilic, du thym et un peu de romarin j'aurais bien mis du persil mais j'en avais plus, je pense quand même que ça serait pas mal.
Alors après, c'est très technique, attention, on prélève quelques champignons entiers et on mixe tout le reste, on met de la crème fraîche (10cl de crème selon la police). Voilà, maintenant on répartit les champis dans des ramequins qui vont au four. On verse le truc mixé dessus et on prend de la pâte feuilletée (de la toute faite, c'est pas la peine de se fatiguer) (enfin c'est mon avis, que les courageuses ne le prennent pas mal, c'est de l'admiration, pas de la pitié que je ressens pour vous. Quoique. Ah ah, j'adore que tout le monde me déteste) on fait des petits ronds avec et on recouvre les ramequins avec cette pâte.
Quand ça c'est fait, y'a plus qu'à faire une petite cheminée, on passe du jaune d'oeuf mélangé avec de l'eau pour que ça dore, et hop, au four, 15 minutes, th 7, 210°.
Ce truc là, ça a une super gueule. Dans les conseils de dégustation, on est censé casser la croûte pour qu'elle s'effrite dans le velouté.
Les copains du kibou trouvent que le kibou fait bien à manger, ce qu'ils sont impressionnables ces pauvres petits. Et le kibou est un imposteur. Diabolique.
Après, comme il me restait de la pâte feuilletée, j'ai voulu faire un petit feuilleté au chèvre comme j'avais vu dans un blog (mais j'en lis tellement que je ne sais plus qui c'était, qu'il se fasse connaître s'il passe par là, à tout hasard. Je suis désolée, j'étais pas en mode mémoire ce jour là, y'avait que le mode "mam, ça a l'air bon" en marche. Ridicule. )Dans la recette originale y'avait de la confiture de fruits rouges, mais c'est pareil, ma mémoire n'a pas non plus retenu ce qui était important, tout ce qui l'a intéressé ça été de me faire penser "j'ai faim maintenant c'est malin". Qui veut échanger une mémoire pourrie qu'a très peu servi avec une vraie qui sert à quelque chose?
Bref, cette recette je l'ai donc pas appliquée à la lettre (vous vous en doutez), j'ai juste plié de la pâte feuilletée en 2, posé une rondelle de fromage de chèvre dessus,replié les bords et hop, au four. Vraiment fastoche. Le seul truc malin que j'ai fait c'est de mettre quelques brins de romarin dessus. Si vous voulez un bon conseil, mettez en 2 fois plus que moi (ouaip, j'ai pas donné de proportions, c'était juste pour faire une blague. Personne ne comprend mon humour. C'est rien, j'ai l'habitude. Arf)
bon, protégez votre plaque de cuisson si vous êtes un peu nul en pliage, sinon ça va faire pareil que sur cette photo, ça va couler dans votre four, vous allez bien vous misérez à nettoyer toute cette merde. J'vous l'dis.
nb: après recherches fructueuses, il s'avère que c'est chez "péché de gourmandise" que j'ai trouvé ça. Quand on n'a pas de mémoire, on passe son temps sur internet à fouiller pour rechercher 10 fois les mêmes trucs. C'est très nul, mon patron trouve aussi que ça mériterait de prendre des notes, je gagnerais en efficacité...
Après tout ce baratin, un dernier conseil :Ne pensez plus que les champignons sont des petits bébés, sinon ça ne vous quittera plus de toute votre vie. Et si ça fait comme moi, vous aurez l’impression de manger plein de bébés tout le temps (le riz à peine cuit ça le fait aussi) Surtout n'y pensez plus JAMAIS. Conseil de kibou.
14 février 2007
On liquide le chou au petit calibre.
non, c'est pas un coeur, c'est une feuille en terre cuite. V's'avez l'esprit mal tourné.
Pour ceux qui me suivent (maman papa je vous aime) il me restait du chou, après le fâââmeux chou farci qui avait fait dire à ceux qui l’ont mangé : « ouaip, pas mal mais ça manque de viande ». Alors, comme je suis un peu tétue et que j’ai horreur qu’on critique ma cuisine (Complètement mégalo), j’en ai refait. Avec des patates, des lardons et de la crème fraîche. Alors il vous reste un demi cœur de chou, que vous avez réservé lorsque vous avez fait le chou farci, si vous avez suivi mes conseils… (j’aime qu’on me désobéisse aussi, vous pouvez acheter du chou pour faire ça, mais c’est pas sûr qu’il vous reste les feuilles pour le farcir. Mais ça devient compliqué. Disons, pour faire simple, qu’il vaut mieux faire cette recette avec des restes de chou que le contraire. M’enfin vous pouvez aussi faire vos intéressants et rien faire de ce que je dis. Grand mal vous en fasse. Je vous maudis. )
En premier lieu, je vous conseille de faire roussir des petits lardons. Attendez qu’ils arrêtent de crier (au cas où vous, vous parliez d’enfants). On peut alors jeter en vrac des oignons en petits bouts.
Mettez des patates à cuire. Pour ceux qui n’ont pas peur, on les enferme dans un sac plastique de supermarché quelconque, on fait un nœud bien hermétique (faut pas qu’y ait un poil qui dépasse. C’est une expression, soyez second degré un peu, vous m’fatiguez), on perce le sac de quelques coups de fourchette et on met dans le micro onde, 10 minutes force maximale ça cuit dans sa vapeur, c’est génial. Pour tous ceux qui ont peur des ondes, du plastique qui se dépose sur les aliments, et pour ceux qui croient encore qu’on peut attraper des maladies en mangeant du beurre carbonisé, y’a plus qu’à les cuire à l’eau. Faites ce qu’il vous plaît s’il vous plaît. N’oubliez pas de les saler, c’est dégueulasse les patates pas salées. Ça me fait penser que je ne sais pas si on sale les pommes de terre crues avant de fermer le sac plastique. Faut dire qu’en réalité je l’fais jamais, j’fais tout le contraire de ce que je vous conseille. Je suis machiavélique. En vrai je suis le diable et ma mission c'est d 'exterminer les blogs culinaires.
Alors, pour liquider ce chou, qui commence à prendre une drôle de couleur (comment ça « mais tu vas manger ça ? jette ça tout de suite, répète après moi : « c’est saaale »), commencez par trier ce qui ressemble encore à du vert. Faites comme moi, prenez pas de risque et jetez ce qui a rosi et les trucs où y’a du moisi… bon, donc ajoutez le chou en petites lanières aux lardons. Alors si vous avez fait comme moi la dernière fois, il a déjà un peu cuit à la vapeur. Mais dans tous les cas, il faut que ça cuise un moment parce que ben, c’est tout, il faut le cuire. Pour ça, j’leur ai foutu de temps en temps un peu d’eau bouillante sur la gueule, à ce chou et ses petits lardons. Evidemment j’ai pas noté combien de temps je l’ai fait cuire, j’ai pas regardé, y devait y’avoir une série à la con sur une chaine ou sur une autre. Disons que quand les patates sont cuites, faut les égoutter, et les laisser refroidir. Quand elles sont froides, on peut les éplucher, les couper en petits morceaux et les jeter avec le chou and co. A ce moment- là, a priori le chou est cuit. Enfin chez moi c’était le cas.
On laisse chauffer et on met de la crème fraîche. C’est comme pour le chou, faut pas exagérer, on prend pas de risque, on ne prend que là où y’a pas de champignons. Et on en met, allez, 2 cuillères à soupe. On peut balancer le reste, on essaiera de faire sans jusqu’aux prochaines courses.
Et pis vous savez ce qu’on dit au kibou quand tout a été mangé ? « Il en reste pas ? Fait chier, c’est toujours pareil ici, c’est la dèche… » et tout ça. Alors, un conseil une barquette de lardons, un demi chou (bien entamé par les moisissures) et 3 petites patates, ça suffit pas. A mon avis, on peut, soit faire le chou avant que ça commence à perdre, soit rajouter des patates. Tout dépend de votre capacité à gérer votre frigo. Ouaip, si j’étais moins nulle je mangerais moins pourri. Je sais.
Allez, salut du kibou.
07 février 2007
intervention chirurgicale sur chou

cette photo est de moi (comment ça "ça se voit, c'est trop moche?")
Y’en a qui réclament des légumes, alors ce sera du chou !
(je sais, personne réclame rien, mais j’aime vivre dans un monde de rêve. Ouaip, on peut appeler ça un délire aussi.)
Ah ben ouaip, désolée, je sais que personne aime le chou. Mais j’m’en fous, quand le kibou cuisine, on mange ce qu’il veut… bon, et puis en réalité, pour tout vous dire, y’a plein d’autres légumes dans mon… chou FARCI !
Ouaip, on se demande bien qui a eu l’idée de farcir un chou pour la première fois. Mais comme on n’est pas à question pour un champion et qu’on veut pas se cultiver, on ne va pas chercher.
Faut pas déconner, on a plus urgent à faire. Et la première question, c’est « mais avec quoi qu’on va le farcir ce chou là ? » Alors, je vous propose, en vrac (paniquez pas, vous aurez le détail des opérations après), du jambon de barcelone coupé en petits morceaux (pour ceux qui vont jamais en vacances nulle part, des lardons, ça devrait faire l’affaire), de la chair à saucisse, du poireau, de la mie de pain, des oignons, des carottes, des champignons… voilà.
Bon, maintenant, on peut passer aux choses sérieuses. Passez vos gants chirurgicaux, on va maintenant opérer notre chou…
Alors, on va d’abord cuire notre malade (oui, je parle du chou),plongez- le entièrement 5 minutes dans de l’eau bouillante salée (mais non il va pas se noyer, ce n’est qu’un chou !). Pendant ce temps- là, préparez une carotte, coupez la en rondelles et cuisez ça avec un peu d’eau, à couvert, Préparez un poireau que vous coupez en petits tronçons, et que vous ajoutez aux carottes après… allez, disons 10 minutes. Si vous avez suivi, il fallait sortir le chou de l’eau (mais à mon avis, ces indications ne sont pas à prendre au pied de la lettre, on fait comme on veut après tout) et laissez le à l’envers dans une passoire, qu’il égoutte) Pendant que tout notre petit monde vit sa vie dans la casserole, on va faire fondre un oignon en petits bouts dans du beurre maléfique. Et on y ajoute la chair à saucisse. Quand ça, c’est fait, vous laissez cuire et pendant ce temps (oui, ça fait beaucoup de choses à surveiller en même temps, si vous vous sentez trop fragile à ce niveau là, décomposez tout ça. Je me moquerai pas. Loosers.)
Allez, on passe à une étape marrante, on va lobotomiser notre chou. Je vous explique le point de vue du cuistot, il faut le creuser en laissant les grandes feuilles autour.Maintenant, le point de vue chirurgical : il faut trépaner le malade, décalotter son crâne et ôter le cerveau sans abimer le crâne. Vive la poésie dans la cuisine. Vous avez peut- être pas bien compris, en fait, c’est comme si vous retiriez le cœur de la salade verte parce que c’est ce que vous avez envie de manger, et que vous laissiez au prochain les feuilles tout autour du coeur, encore attachées au pied de la salade. C’est l’explication qui vous éclaire. Allez, me faites pas croire que je suis la seule à faire ce genre de choses ? En tout cas, faites pareil avec le chou. C’est la partie un peu délicate, mais si on prend un grand couteau ça peut le faire. Surtout si vous en avez marre que tout le monde vienne vous demander « qu’est ce tu fais ? Tu viens pas prendre l’apéro ? Le grand couteau, ça marche bien pour faire comprendre qu’il vaut mieux rien dire et apportez moi une bière et que ça saute !
Bref, le coeur du chou, je vous propose de le couper en 2, d’en mettre la moitié dans une boîte au frigo (j’essaierai une autre recette pour liquider ça et je vous la donnerai si ça vous intéresse. En fait, comme je n’ai encore que très peu de lecteurs (ma mère et mon patron, qui aime bien savoir pourquoi il me paye), ça n’aura rien à voir avec votre avis, je décide moi toute seule de ce que je publie. En général je mets surtout des trucs qui sont pas trop dégueu. C’est mon challenge. Et c’est donc pour ça que vous aurez peut- être les restes du chou à la crème. Ou une recette de gateau, selon le degré de réussite.
Donc, ajoutez le chou en petits bouts aux légumes (poireaux carottes je vous rappelle) vous pouvez y ajouter des champignons, et pis ce qui traîne dans votre frigo, ça liquidera tout ces trucs à moitié moisis. La cuisson tue les champignons. Mais rooo, vous êtes pas obligé de tout prendre au premier degré !
J’vais vous dire ce que j’ai fait pour que tout tienne ensemble : J’ai émietté 80 g de pain dans du lait (et hop, vous liquidez du pain sec. Après cette recette vous n’aurez plus de provisions. Si on considère le pain sec et les trucs moisis du frigo comme des denrées alimentaires bien entendu…
Je pense que c’était pas nécessaire et qu’on peut mettre des patates. Sauf si vous mixez tout ensemble, alors là, le pain prend toute son importance. Moi, j’ai pas mixé, il y avait des petites boulettes de chair à saucisse, avec un genre de potée de légumes. Vous avez compris, il faut tout mélanger, et mettre cette mixture (mixée, pas mixée, débrouillez vous) dans le vide laissé à la place du cœur du chou. Très bien, alors après, je vous donne un truc très malin (moi j’ai tout foutu par terre parce qu’on m’a rien dit. La cuisine est une aventure.), posez 3 ou 4 grandes ficelles à rôti en travers du panier de la cocotte minute.laissez les dépasser du panier. Maintenant seulement vous pouvez poser le chou, farci, dans le panier, de façon que les ficelles dépasent du chou. Vous avez compris le truc ? Vous allez pouvoir ficeler le chou pour faire en sorte que les grandes feuilles recouvrent la farce. Perso j’ai pas réussi. A le fermer complètement. Je suis nulle, ma place n’est pas là, à écrire des recettes et à donner des conseils. J’rigole, j’m’en fous complètement. La preuve, mon chou n’était pas complètement fermé, et J’AI MEME PAS HONTE !
Pour info, les recettes traditionnelles exigent qu’on glisse la farce entre chaque feuille. Moi, ça m’fait chier. Voilà, c’est dit.
Pour ce qui est de cette recette là, sachez que les préposés à la vaisselle qui ont goûté ma version aimeraient mieux plus de viande et moins de légumes. Et moins de chou aussi. Prévoyez donc du pain et du fromage pour les calmer si vous les invitez chez vous.
C’ést une recette un peu longue à expliquer mais en réalité c’est pas si long à réaliser (je suis pas si forte) (enfin si mais j’me simplifie la vie) Et pis vous avez noté il vous faut une cocotte minute (avec le panier, oui, celui que vous avez perdu dans le déménagement) je suis désolée pour ceux qui n'en ont pas, je n'ai pas de solution de rechange. Pourtant je suis pas à court d'idées mortelles d'habitude, mais là...
le chou vaincra! parole de kibou!

