19 décembre 2007
dernier jour pour voter et des tartines de maquereaux qui montent au nez
OK, tout le monde a voté? Allez, ceux qui ont encore un doute ont jusqu'à ce soir 20 heures pour voter, après, ça comptera plus... (ah ah, comme si vos votes allaient être pris en considération, vous êtes de plus en plus naïfs, les gars... Bon, d'accord, vous avez de la chance que la moitié d'entre ceux qui ont voté sont des blogueurs influents) Ceux qui veulent encore donner leur avis peuvent le faire en cliquant ici.
Et pour vous récompenser d'avoir voté sans essayer de bourrer les urnes (chez moi, les urnes sont déjà bourrées. Elles servent à faire le punch la plupart du temps), des petites tartines qui tuent.

Comme vous l'aurez compris, je ne vous ferai pas de billet spécial Noël (pour ceux qui veulent manger et cuisiner classe, allez ici ou là pour voir les récapitulatifs). Non, pour aujourd'hui, pas de menu de Noël, y'a rien d'assez distingué ici pour ce genre de situation. Chez nous, à Noël, on mange comme d'habitude, des rillettes de trucs. Aujourd'hui, tiens, des rillettes de maquereaux, à la moutarde.
Vous allez voir, c'et très facile à expliquer: D'abord, on allume son four, on fait cuire (avec du persil, du beurre ou de l'huile, du sel, du poivre) des petits maquereaux (un par personne) mais pas complètement, sinon, ils seront trop secs et le poisson, faut pas que ça soit sec. Alors, quand ils ont cuit suffisamment pour qu'on puisse détacher les filets des arêtes (je sais pas le faire quand les poissons sont crus, mais ça doit être pas mal aussi en fait), on dépiaute les poissons, on enlève les petites arêtes, et on tartine du pain avec de la moutarde. Si on aime quand ça remonte dans le nez et que ça fait pleurer (les copains adorent jouer avec ça: "regardez les gars, je pleure! Ouin, j'ai perdu ma maman, venez me chercher, j'ai peur des araignées géantes qui jouent au poker dans la cave"), vous pouvez en mettre une bonne couche bien épaisse, succès garanti. Si vous êtes plus délicat et que vous trouvez que vous pignez assez comme ça dans la vie, n'insistez pas ou faites un petit mélange crème fraîche- moutarde.
On pose enfin le poisson sur les tartines, on les repasse vite fait au four bien chaud jusqu'à ce que le pain soit bien croustillant. Pour ceux qui font les délicats et qui commencent déjà à couiner quand ils voient qu'on sort la moutarde, on cachera les arêtes qu'on a retiré à la pince à épiler dans la crème fraîche allégée (parce qu'en plus de ne pas aimer que ça pique, généralement, ces gens- là aiment pas non plus que ça soit gras. C'est pas mes copains, ça, peut- être les vôtres? Ou VOUS! Allez, me dites rien, je m'en fiche, vous pouvez bien aimer faire du step en écoutant du florent pagny, du moment que vous laissiez un commentaire et que vous me fassiez de la pub pour qu'un jour je sois célèbre et que je puisse poser dans "le muscle magazine", je vous en voudrai même pas)

Et voilà le travail (et encore une photo étrangement coupée)!
Plein de bises,
signé le kibou qui va s'acheter quelques haltères pour jouer au foot...
14 novembre 2007
'l'était un kibou qui se décoquillait. Quoi? j'ai rien compris.

Présentation minable, avec beaucoup d''ail. Tout pour plaire aux kiboux.
Aujourd'hui, le kibou fait plaisir à Grand Chef, qui se plaint tout le temps quand je fais des plats trop sophistiqués. Rien que pour le faire enrager, parce que je suis cruelle et malfaisante (mais aussi très très cultivée et intelligente), j'ai donc cuisiné des coquilles Saint Jacques. Oui. Et pour faire peur à Mamina, je les ai cuisinées à la sauvage, surtout pas au jus d'orange, ou avec de la citronnelle, non, rien que du traditionnel pas original (j'ai failli dire du gros et gras, mais je me retiens, des fois j'ai peur d'être démasquée par les sites de régimes qui me financent). Et pour que Patrick s'étrangle (pitié, que quelqu'un m'envoie une photo de lui aux urgences, j'ai une soirée "montrez vos plus grandes réusites" samedi soir), je vais vous avouez que j'avais un doute sur leur état de fraîcheur. En général, pour en avoir le coeur net sur ce genre de question, je cuisine, on mange, et si on est pas malade, c'est que c'était frais. Jusque là, j'ai jamais eu de ratés, comme quoi, les dates de péremption, c'est n'importe quoi. Ou bien ce sont les copains qui ont raison quand ils disent que la bière est le meilleur antibiotique naturel du monde, et qu'à part de vagues nausées, ou les migraines, y'a pas d'effets secondaires.
Allez, fini de dire n'importe quoi, je vous explique ce que j'ai fait de ces bestioles. Attention, je les ai achetées entières (et presque vivantes), que ceux qui n'aiment pas les mots "tripes", "éventrer" et "faire cuire les yeux" regardent ailleurs. En revanche, pour ceux qui vont à la chasse au sanglier, c'est le moment de se concentrer.
D'abord, on ouvre la coquille, en passant un couteau entre les deux yeux. Non, entre les deux coquilles, pardon. (Patrick attention, ça va piquer). Moi, elles étaient pas très fraiches, ou complètement givrées, elles n'ont fait preuve d'aucune résistance. Normalement, c'est pas le cas, faut même se méfier, selon ma mère on peut se faire pincer les doigts. (Ma mère, en faisant des scrabbles, boit de la gnole que mon père distille clandestinement je précise pour ceux qui en dooutaient encore. Avec ma soeur, on l'a appelée "Décap'four, à fond la forme". La gnôle, pas ma mère, euh ah) (et elle a un vocabulaire de malade, évidemment, vous imaginez bien. La gnôle, ouaip, y'en a qui suivent).
Ensuite, on écarte les deux coquilles, on retire les boyaux blancs, qu'on va cuisiner. EEh, les gars, c'est pas une blague! gardez les vraiment, on appelle ça "les bardes". Par contre, balancez le petit organe noir (qui ne porte pas de nom. C'est très sérieux, c'est comme l'espèce de brosse ronde collante pour retirer les poils de chats, ça NE PORTE PAS DE NOM non plus), j'ai goûté pour vous, c'est pas bon, même en verrine avec des miettes de macaron et des physalis.
On garde bien précieusement la chair blanche et et le corail, c'est ça qu'on va manger. On lave tout ça à grande eau, sinon on mange du sable, et ça, c'est comme s'enfoncer des perles dans le nez, y'a que les gosses pour le faire (pauvres instits)
On lave aussi les bardes, et on va les faire bouillir un certain temps dans de la flotte. Je peux pas dire combien de temps exactement, j'ai jamais réussi à trouver cette info nulle part malgré mes recherches acharnées (deux HEURES devant la télé, j'ai vu que les pubs et le point route, rien sur la cuisson des bardes. J'aurais dû lire quelques Astérix, j'aurais moins perdu mon temps) (et je saurais cuire des bardes. Mouhah ah). Donc j'ai fait au pif, le temps de cuire une fondue de poireaux dans du beurre (non non rien n'a changé tout tout a continué) et des tagliatelles dans de l'eau bouillante salée. Quand les bardes ont bien cuit dans leur eau, qui va être du concentré de jus de coquille saint jacques, autant dire un délice, on fait réduire ce jus, et quand il est vraiment concentré (et qu'il est sur le point de comprendre la quadrature du siècle et plein d'autres énigmes mathématiques, et aussi trouver la pierre philosophale et faire dans son froc), hop, de la crème fraîche (ah aaaah, les diaboliques ne crèvent jamais dans les films, faudra vous y faire). On mélange cette sauce avec les poireaux, on verse sur les pâtes.
Pendant ce temps là (oui, débrouillez vous pour l'organisation, je peux pas vous aider à manger tout chaud en même temps, c'est pas possible, chez moi, on mange d'abord le fromage (parce qu'on en a marre d'attendre que ce soit cuit). Ensuite vient le plat de résistance, puis le dessert à 16 heures le lendemain. Cherchez pas à m'aider, ma vie est assez compliquée comme ça, entre les émeutes à la déchetterie, les cours du soir de hachures aux beaux arts, et les catastrophes de dernière minute - rupture de stock de compas au supermarché-...), j'ai fait sauter les noix de saint jacques dans de l'ail cramé dans le beurre cramé avec du persil cramé. Avec des petits morceaux de pain pour en avoir encore plus longtemps dans la bouche.
Mmh, si avec ça j'arrive pas à me faire radier de la sécu....
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
Ah ben non, allez, cadeau
bises à tous! Aimez vous les ails les autres...
16 juillet 2007
une tournée des bars, ça vous intéresse? avec une croûte alors...

Faut juste leur couper la tête et leur enlever les tripes pour qu'ils soient présentables...
Bon, d'accord, "la tournée des bars", c'était un jeu de mots qui vaut rien, je sais, que voulez vous, je suis déjà multimillionnaire (damned, je vous ai dévoilé un truc de ma vie privée), alors être drôle, c'est plus dans mes objectifs, l'argent, ça compense... Oui, j'ai des objectifs de vie, comme tout le monde, au premier de l'an, je me promets de m'arranger, en torturant moins d'animaux (surtout les cafards, qu'est ce qu'ils ont pris cette année!), en regardant moins souvent les émissions de télé qui parlent de chantiers navals (parce que ma conversation ne s'améliore pas), je vais m'efforcer de manger moins d'animaux morts (je rigole), et ouvrir plus souvent mon courrier, surtout celui qui vient du trésor public (et donc pas l'utiliser comme supports de petits dessins rigolos au boulot)...
Alors en fait, aujourd'hui, ce sera une recette de poisson, pour faire plaisir à ceux qui aimeraient mieux manger de la viande mais qui savent pas chasser.
Pour 3 bars, j'ai décidé d'innover, alors je me suis inspirée d'une recette de viande en croûte que j'ai déjà présentée (oui, ça, c'est innovant, je sais, c'est une drôle d'idée, mais je contrôle pas tout ce qui sort de ma tête, sinon, on n'a pas fini), et d'une recette de farce, qu'on mettra SUR le poisson, puisque mon poissonnier n'a pas ouvert le poisson par le dos pour lui enlever ses arêtes (mais je ne lui ai pas cassé la tête, je ne lui avais pas demandé, des fois je sais me tenir). Vous pouvez donc, si vous avez suivi (mais j'en doute, mes lecteurs ne font rien qu'à venir sous des prétextes qui n'ont rien à voir avec les recettes de cuisine; genre :"nadege pue des pieds", ou "fabriquer un parachute avec une bougie" et même "petits gâteaux sales") (des fois j'ai envie d'en inventer, mais en fait, mes visiteurs sont plus inspirés que moi), enlever les arêtes par le dos, ou demander à votre poissonnier de le faire, si vous n'avez pas bien suivi les cours de dépiautage au collège poour observer le système neuronal des grenouilles ou l'oeil du boeuf. Allez comprendre pourquoi, c'est moi qui ai eu la meilleure note à ces cours là; ainsi, vous pourrez farcir les poissons facilement et agréablement (oui, carrément).
Pour la farce-croûte: on fait revenir un oignon dans de l'huile d'olive, on ajoute une gousse d'ail et très vite (sinon, l'ail a tendance à cramer, c'est pas lui qui mettrait de l'autobronzant pour pas avoir à s'exposer trop, je dirais même qu'il MEPRISE les recommandations des dermatologues. Un sale petit prétentieux qui crèvera d'un mélanome, ce sera bien fait pour lui) et on accompagne tout ce beau monde de 3 tomates (allez, vous pouvez les éplucher si ça vous fait plaisir), on aura aussi invité leur pote le beau bouquet de persil plat qui apportera du vin blanc, genre un verre. Allez, deux. Et puis à leur suite arriveront 3 tartines de vieux pain (mais pas moisi quand même), sans la croûte, bien trempé dans le lait, jusqu'à ramollir, qui raconteront comment c'était la guerre (ou la grande crise de 29 selon leur âge). On les mélange bien tous pour faire une belle purée (ah oui, les fêtes, chez moi, ça se termine toujours en carnage, y'a toujours un psychopathe qui rôde. Je devrais peut- être entamer une psychanalyse. Ah ah ah me faites pas rire, ça va me défaire ma camisole).
Faire cuire des champignons à part. Et tartinez les de crème fraîche (voyez comme la cuisine ressemble à un film d'horreur délirant)
Coller (oui, il s'agit bien d'y mettre les mains et d'appuyer pour que ça colle sur la peau du poisson) la farce sur les poissons, et aussi à l'intérieur, si vous voulez bien (oh, "si vous voulez bien" voyez les efforts que je fais, je prends des cours de maintien cet été). Saupoudrez de chapelure. Entourez les poissons des champignons. N'oubliez pas comme moi de lancer la cuisson du riz, si vous n'avez pas de pauvres copains obligés de tout faire eux mêmes comme moi.
Allez, comme d'habitude, la fête se termine en boîte, au "Four", (ah zut, j'avais oublié de vous prévenir d'y allumer le chauffage à 200°), de faire cuire tout le monde jusqu'à ce que la chair se détache des arêtes (mais c'est plus dur de vérifier si le poisson a été désarêté, évidemment. M'en fous, débrouillez vous), si on veut que ça gratine, on le passe sous le gill du four, comme vous vous en serez douté, j'imagine bien, vous êtes plus malins que moi. Maintenant vous comprenez pourquoi ma chapelure est restée si blanche. Trop dur la vie.

et pour les petits délicats qui n'aiment pas sentir le poisson, sachez que le jus de citron est très utile pour se laver les mains. Sinon, le destop fonctionne aussi très bien (et contrairement à ce qu'on croit, on cicatrise très vite)
bises du kibou...
06 mai 2007
courgettes rondes farcies au poisson et aux crevettes, parfumés à la citronnelle
C'est Sobstyl, du blog "mes tables de fêtes" (mestablesdefetes.canalblog.com) qui a lancé le défi des petits farcis de légumes. Comme je venais de faire des petites courgettes rondes farcies, j'en ai refait pour avoir une photo. Vous me croirez ou pas, mais y'a personne qu'a râlé. Enfin si mais par principe. ça n'a pas duré, de toute façon, comme les râleurs ont TOUJOURS faim, je ne me donne même plus la peine de faire semblant d'étrangler le chat de colère, parce que j'ai compris qu'ils mangeraient tout quand même. J'ai acquis la sérénité. Je suis une adulte.
Voilà donc ce que j'ai produit, de mes petites mains frêles de bucheron (j'aime couper des bûches pour me détendre le week end, mais c'est pas pour ça que je ne suis pas une jeune fille sensible qui aime les petits chatons (frits au beurre et à l'ail). 
prêt pour l'opération? infirmière, passez moi la clé de 12
Comme vous le constatez, j'ai pas fait une belle photo comme plein que je connais. C'est pas un acte militant, c'est juste que c'est toujours pareil, je n'arrive jamais à finir de préparer un repas avant que le soleil ne commence à se barrer derrière les immeubles qui nous entourent, soit environ 18 heures (je ne vis pas à la campagne, je n'ai pas de terrasse, ni même de balcon, plaignez moi je suis un pauvre petit kibou malheureux qui rêverait d'aller à la chasse aux papillons et aux vers de terre), donc, on a droit à une lumière des 21 heures. C'est pas grave, j'ai rajouté de la sauce pour détourner l'attention ("ouh là là, qu'est ce qu'il y a dans cette sauce? J'espère que c'est pas de la crème fraîche!". Non, rassurez vous, ma crème est toujours un peu périmée). Et puis il y a plein de garniture en plus dans l'assiette, c'est pas la courgette qui a dégueulé (encore bourrée, toujours pareil, le dimanche matin, y'a pas moyen de trouver une courgette fraîche, on dirait qu'elles passent toutes leur samedi soir en boîte à danser sur du Madonna en buvant de la vodka caramel (c'est quand même des filles!) et à gober de l'ecstazy pour rigoler), non, ce n'est pas ça, c'est juste qu'elles sont petites quand même ces petites courgettes, et qu''on peut pas leur mettre grand chose dans le bide (font trop de régimes ces pétasses).
Alors je vous explique comment j'ai fait, ça fait pas mal de manip, mais sincèrement, c'est pas compliqué (j'ai pas fait science po' et surtout aucune école hôtellière) (v'z'avez vu la présentation, si c'est pas une preuve ça...), même un esclave de 5 ans peut le faire.
Alors en premier lieu, on allume son four au max, tout en mettant une grande quantité d'eau salée à bouillir.
Pendant que l'eau chauffe, on jette un oignon coupé en petits dés dans de l'huile d'olive chaude (évidemment, j'imagine que l'huile en question, vous l'avez pas versée par terre) (ça chauffera mal sinon). On coupe un chapeau dans chaque courgette, et on creuse l'intérieur (oui, on la vide, pareil que si on enlève les entrailles d'un poisson) (faut que j'arrête, ça va dégouter tout le monde, et je vais finir par ruiner le marché de la courgette ronde que tout le monde verra désormais comme une jeune ado un peu rebelle, qui fait des trucs illicites pour rigoler le samedi soir en draguant des concombres un peu cons (ah, ces ados!), et qui finissent leur vie tragiquement, le dimanche soir, étripées par des maniaques pervers malfaisants et qui traînent dans les rayons de VOTRE SUPERMARCHE habituel... N'imaginons pas de telles choses, c'est trop dégoûtant. Et pis ça reflète vraiment un esprit de cinglé dégénéré, tout ça, mademoiselle Kibou). Quand l'eau bout, on plonge les courgettes vides dedans, quelques minutes, et leurs chapeaux avec. Ce sera cuit quand la chair des chapeaux est tendre quand on la pique avec une fourchette.
Bien. Les boyaux de courgettes, vous pouvez maintenant les couper en dés. Puis vous ajoutez une gousse d'ail écrasée avec l'oignon, vous laissez un peu revenir, et puis avant que cette saleté ne brûle (je sais pas vous, chez moi, il suffit que je me demande où j'ai rangé mon coupe ongle, et hop, ça a cramé. C'est vite contrariant l'ail, ça veut qu'on le regarde sans se laisser distraire. Sale petit narcissique. Donc, quand ça, c'est prêt, on jette les morceaux de courgettes (avec les oignons, pas par la fenêtre, faites preuve de jugeotte, hein, je compte sur vous) On prend une branche (?), gousse (?) de citronnelle, on enlève les feuilles pas belles, on la fend en deux dans la longueur, et on la jette avec le reste. J'ai ajouté une bonne cuillère à café de pâte de curry vert massala, et j'ai mélangé, (à défaut on peut faire un petit mélange coriandre, cumin, piment, quatre épices) (ben oui, j'ai pas l'air pur et les pesticides de la campagne, mais j'ai les épiceries exotiques à portée de main...) On sale, on poivre, et on couvre, que personne s'échappe. Maintenant, on peut préparer le poisson et les crevettes, en coupant un filet de lieu noir (par exemple, un poisson pas cher et bien de chez nous, pas comme ce panga ou ce perche du nil immigrés) en morceaux assez gros, et en décortiquant délicatement les crevettes. Du Brésil.
On coupe le feu, on range le poisson à l'abri des chats et des copains qui veulent manger les crevettes toutes décortiquées, et on sort les courgettes de leur bain bouillant, pour les mettre dans un petit plat à four barbouillé d'huile d'olive. On en verse encore une petite giclée dans les courgettes, qu'on essaye d'étaler comme on peut sans se cramer les doigts, on sale un peu, on enfourne. Pendant ce temps là, on peut aller faire un truc cool, comme regarder les cafards construire une cabane derrière le frigo, semer des radis dans la jardinière, médire des voisins avec ses copains, ou faire des blagues téléphoniques à son patron. Quand les courgettes sont presque cramées, on revient sur terre, et on jette le poisson et les crevettes dans le mélange courgettes oignon après avoir rallumé le feu, bien sûr. On laisse cuire, mais pas trop, sinon ça sera sec, et le poisson sec c'est dégueulasse.
Pour finir, une cuillère à soupe de crème fraîche (j'en ai mis trois, mais je pense que vous vous inquiétez plus de votre choléstérol que moi ou mes copains), on laisse fondre et ça fait de la sauce. Sortez les courgettes du four, et essayez de les farcir comme vous pouvez (faut tasser, le poisson ne voudra pas rester en morceaux et se barrera dans tous les sens, mais c'est la vie) n'oubliez pas une ou deux crevettes et de la sauce. On met le chapeau dessus pour la présentation (c'est un minimum)
Voilà. Les explications ne méritaient sûrement pas tout ce baratin mais je peux pas m'empêcher. C'est une grave maladie et ce sera long à guérir, m'a prévenue le docteur. Surtout que j'ai changé d'identité, il me retrouvera jamais, ce looser.

Soyez courageuse madame, l'autopsie montre que le tueur a utilisé un piolet.
Vous avez le bonsoir du kibou infernal.
29 avril 2007
maquereaux grillés (et aussi vidés, et lavés, tout ça, hein)

ah, moi je vous le dis, y'a plus de saison...
Je suis désolée de vous raconter ma vie, mais voilà, chez le kibou, ces temps ci, c'est poisson à gogo, la mer me manque, il fait beau, et passer son temps à boire des bières en terrasse pour profiter au maximum du soleil, ça suffit pas. En plus, on finit par avoir un budget bière qui dépasse le budget loyer. Voilà qui va affoler les statisticiens qui calculent l'augmentation du coût de la vie...
Bref, alors je vous propose une recette vraiment très simple de petits maquereaux grillés (je sais que mes maquereaux n'ont pas l'air VRAIMENT grillés, mon four ne va pas si fort que je voulais. Bon, d'accord, j'ai été conne (ça m'étonne...) et j'ai pas attendu qu'il soit complètement chaud. Trop pressée. Voilà, c'est comme quand on veut manger un gâteau alors qu'il est pas complètement cuit. ça rend malade, et c'est pas bon. C'est très con, mais que voulez vous, c'est mon destin. Y'en a qui cumulent les succès, qui ont toujours des ourlets bien faits et qui maîtrisent la pâte à choux, et puis y'a ceux qui réparent la porte du congèlo au scotch, qui disent tous les deux jours "faudrait que j'achète du destop, parce qu'on ne peut plus utiliser l'évier de la cuisine". Bref, y'a ceux qui ont des volets toujours repeints à neuf, mais le kibou, il vit à beyrouth city. Y'a jamais rien qui va parfaitement, y'a toujours un moment où on risque sa vie. En cherchant une couverture pour faire dormir un copain. Par exemple (surtout si quelqu'un a pris l'initiative de ranger le sac de frappe de 50 kg en équilibre sur les couvertures, et qu'il tient que quand la porte du placard est bien fermé). Aller en visite chez le kibou, c'est un peu comme faire fear factor.
Bon, sinon, pour les maquereaux, faut d'abord les vider, n'est ce pas. Après, on les lave, tout ça, on les sale un peu, dedans et dehors, et on les pose dans un plat où on a versé un filet d'huile d'olive. On peut verser un peu d'autre huile sur le poisson si on aime le risque. et puis on met du persil du jardin (je sais, je n'ai pas de jardin, que de vulgaires jardinières qui donnent sur la pollution automobile, mais comme j'ai réussi à y faire pousser du persil, on le mange) on saupoudre ce qu'on aime (ici, on mange ce que j'aime, JJE dirige, les autres n'ont que le droit de mettre la table ou de vider les poubelles. Ou de miauler s'ils sont des chats. Et encore. Pas trop, sinon, c'est retour à la vie sauvage et trépidante des animaux et des zombies de rue) bref, donc, ce soir là, y'a eu du thym et du romarin, rien d'extraordinaire. Et pis du poivre.
Pendant qu'on a préparé tout ça, évidemment,essayez d'être malin, pas comme certains que je connais qui se sont laissés distraire par un pigeon mort et son autopsie dans une jardinière, et allumez le four pour qu'il préchauffe. Voilà une super invention, faudra que je me penche sur ça un de ces quatre. Bon, en même temps je dis ça mais y'a un truc que je respecte, c'est le temps de cuisson du poisson. Quand du poisson cuit, faut pas me parler, je décroche pas le téléphone, je donne la télé au voisin, il ne faut pas me déconcentrer, je trouve que c'est une erreur de cuire le poissson trop longtemps, faut que ce soit JUSTE cuit, pas plus. Du coup, je reste collée à la porte du four, à regarder cuire. ça demande un brin d'investissement personnel, mais du coup, je suis toujours satisfaite. Et bien sûr, tout le monde mange le poisson à peine cuit. D'où l'intéret d'avoir un vrai grill, super super chaud pour que le poisson soit bien grillé et qu'on puisse manger la peau comme des hommes préhistoriques, alors que la chair est toute fine et tendre. Bon, pour expliquer à ceux qui savent pas (ben, à qui tu veux expliquer des trucs sinon? bref), on sait que le poisson est cuit quand la chair se détache des arêtes. Et surtout, on ouvre le poisson par le dos, sinon, on chope toutes les arêtes.

et pour ceux que ça intéresse, le pigeon est mort d'une crise cardiaque, probablement due à une overdose. On mène une vie de malade dans les mégalopoles modernes.
Voilà, on peut aussi faire la même chose avec un fond de vin blanc et des oignons et tomates, ou bien en tartinant les maquereaux de moutarde, c'est super aussi. Et c'est pas cher, idéal pour les poivrots qui claquent toutes leurs thunes en bières et en tongs.
Bisous du kibou légiste
18 avril 2007
attention,ça pète le feu chez les crevettes!
p
alors les filles, on prend le soleil?
Alors, là, mes amis (au diable les conventions, tout le ouèbe est mon ami. Pas peur des cinglés qui traînent sur le net, mon hachoir me protégera) cette recette, c'est torché en 5 minutes. C'est exactement ce qu'il nous faut quand les copains rôdent comme des bêtes sauvages en hurlant dans l'escalier et menacent de bouffer le petit des voisins tellement ils ont faim (c'est presqu'encore des adolescents en pleine croissance, que voulez vous, il faut bien les nourrir, ou alors fallait penser à acheter des chips)
J'ai acheté des crevettes déjà cuites, parce que c'est tout ce qu'on trouve dans les grandes villes, y'a pas moyen d'avoir des trucs frais qui sentent le terroir ici, pas de lapins vivants (dans les animaleries ils sont trop petits), le seul poisson frais qu'on trouve c'est le surimi, et y' a pas non plus de petits pois du jardin dans les supermarchés. Enfin y'en a qui s'appellent comme ça, mais des petits pois qui pourrissent en deux jours dans le frigo, c'est des petits pois qui n'ont pas vu leur terre natale depuis longtemps et qui ont grandi bien au frais dans des frigos.
bref, vous pouvez aussi faire ça avec des crevettes vivantes, mais faut pas avoir de coeur pour ça. C'est vraiment bête que je puisse pas en trouver par là. Je pourrais peut- être porter plaine contre mon employeur qui m'empêche de vivre à Cannes au bord de la mer, où je serais pas carencée et faible. C'est pour ça que je suis toujours en retard au boulot, c'est le manque de calcium.
Alors on prend les crevettes (que vous pouvez laver si vous ignorez dans quel frigo elles ont traîné, mais vous êtes pas obligé si vous êtes un poil trompe la mort, comme moi), on les jette dans une poêle beurrée (beaucoup de beurre salé), on laisse griller sur un feu d'enfer, mais pas longtemps, on verse une bonne dose d'alcool (n'importe quoi qui pourra flamber, du cognac, de l'alcool de fruits allemand comme moi j'avais, alcool à 90, ce que vous avez), on approche une allumette (enflammée bien sûr, sinon ça marche moins bien), on se range des flammes, et on laisse brûler sans y mettre les doigts. Le conseil de ma mère: toujours faire ça avec un couvercle assez grand pour étouffer le feu en le posant sur la poêle, si ça va trop fort et que vous maîtrisez plus rien. Bon, si ça a pris dans les rideaux, je ne répond de rien, j'ai pas de solution, et je décline toute responsabilité si vous vous cramez la gueule. Quand toutes les flammes sont éteintes, on met quelques bonnes cuillères de crème fraîche à fondre dans la poêle, et quand la sauce est légèrement brune, on peut servir. Evidemment, on mange ça avec les doigts, comme des sauvages.
Si on a été prévoyant, on aura préparé du riz pour aller avec, et qui aura été prêt exactement en même temps. Mais pour ça, faut avoir fait les soustractions en CE2. Faut pas avoir été en prison pour des histoires louches de trafic d'organes, comme un certain kibou que je connais...

J'vous l'avais dit qu'à vous tortiller comme ça, c'était évident que vous alliez vous faire un tour de rein...
allez, vous étiez prévenu que ce serait vite fait cette fois!
bises du kibou qui fait PEEUUR à sa soeur!
02 avril 2007
on sait pas combien y'seront, ni qui s'ra là... bon, on va faire du poisson! (et on râle pas!)

tu ressembles à rien mon pauvre poisson. je sais, c'est cruel la vie.
Chez le kibou, c'est toujours le même scénario, y'en a un qui demande si on se retrouverait pas dans un bar quelconque pour boire des bières. Et pis, v'là le kibou qui se dit "oui, mais, faudrait peut- être qu'on mange avant, parce que, boire, c'est bien, mais boire des bières sans manger, ça, c'est un truc d'alcoolique". Le kibou, y'en a qui l'appellent "maman" quand ils ont bu.
Alors une fois que j'ai invité tous ces goinfres à manger, le plus dur, c'est de savoir lesquels vont venir (les végétariens, les sans porc?) et combien y aura de copains du kibou à manger ce soir? Moi, je règle le problème avec une réponse bien à moi, que tous les copains connaissent "EH BEN CE SERA DU POISSON! (vous les avez entendus, tous en choeur?) . Du coup, je compte entre 6 et 15 copains, dont au moins un végétarien et un musulman, comme ça, que ceux là viennent ou pas, je stresse pas. Vous savez pas faire du manger extensible? Je vous donne mon secret: le riz et les petits trucs à grignoter en apéro pour les caler. Je parle pas des chips (bien que ce soit tout à fait envisageable, surtout si les 16 qui se pointent apportent des copains en plus, ce qui arrive. Je vous sens nerveux rien qu'à cette idée. On ne panique pas, on m'écoute, je sais gérer ces situations à risque: du riz, ou des pâtes, ça cale tous les copains du monde... Ne me dites pas que vous ne connaissiez pas ce truc? Toutes les mères d'ados savent ça. Et si malgré tout on venait quand même à manquer, on ajoute des patates dans le ragoût. De toute façon ils viennent pour boire et rigoler. (Eventuellement se friter, ce qui fait partie du jeu. On a bien rigolé hier à parler politique...)
Hier, coup de bol, y'en avait que 7, du coup j'ai des restes. Comment ça y'a des restes? d'habitude y'a pas de restes... bon, je veux pas savoir. Je vais vous faire un petit descriptif de ce qu'on a mangé chez le kibou hier soir.
on va d'abord voir les apéro cale- copains.
J'ai fait un petit tzatziki grec, c'est très facile, je vous explique: on râpe un concombre entier (pas trop petits les trous de la râpe, sinon, ce sera de la compote de concombre. Ce sera peut- être intéressant pour cet été, mais en ce moment je sais pas. Et puis, moi, j'avoue que je fais pas dans la cuisine gastrochimique. ça doit dater de quand j'étais nulle en physique chimie. De toujours donc. ), on le laisse dans une passoire avec un peu de sel dessus. Ouaip, on le laisse dégorger. Parfaitement. C'est bien, vous avez du vocabulaire. Voilà, pendant ce temps là, on prend 2 pots de yaourt grec, on écrase une bonne gousse d'ail dedans, on sale, on poivre, on ajoute une goutte de vinaigre et un peu d'huile. Enfin, on presse le concombre râpé à la main pour en sortir au maximum le jus, et on l'ajoute au mélange (le concombre, pas le jus, hein, le jus vous pouvez le garder pour en faire de la gelée avec de l'agar agar ou de la gélatine, ou le conserver dans un bocal pour tremper des petits cotons le matin, pour passer sur les yeux pour éliminer les poches sous les yeux. Bon, j'ai jamais essayé, mais y'a bien quelqu'un qui va trouver ça intéressant. Alors après s'être demandé quoi faire de ce jus, et l'avoir balancé dans l'évier, on mélange tout et c'est prêt!
Comme je savais vraiment pas combien ils seraient, j'ai aussi fait des rillettes de sardines. J'ai cherché partout des recettes, je me suis inspirée de plusieurs blogs "torchons et serviettes", "cuisine guylaine", et d'une recette dans le magasine "cuisine actuelle". Voilà comment j'ai fait après une après midi de réflexion intense. Je plaisante, ça m'a pris 2 secondes pour me dire, voilà, j'ai vu comment les autres ont fait, moi, je vais faire à ma façon, sans trop réfléchir (faut pas trop m'en demander non plus) ...
Alors j'ai pris une boîte de sardines à l'huile, 2cuillères à soupe de crème fraîche, une cuillère à café de câpres, du poivre. J'ai mixé, et comme ça faisait pas beaucoup, j'ai ajouté du thon (une petite boîte de 130g). Et l'huile des sardines. Et voilà, ça n'avait plus goût de sardine, mais de thon. Conclusion, mettez plutôt une autre boîte de sardines. (moi j'avais une excuse, j'en avais plus) (voilà ce que ça donne les soirées à l'improviste). Un autre détail achetez plutôt des sardines déjà épluchées, sans arêtes ni peau, c'est très chiant à préparer, on a de l'huile plein les mains, les fringues et les cheveux, et on pue la sardine. Mais c'est pas grave, avec l'ail du tzatziki, bientôt, plus personne ne sentira plus rien. Tout ça, on le sert avec du pain, aux céréales, arabe, des chips, des trucs crus (comme des légumes!). on fait comme on veut!
Passons maintenant aux choses sérieuses, le poisson.
Je vais pas vous raconter d'histoires (c'est pas mon genre, vous vous en êtes bien rendu compte), j'ai mis tout et n'importe quoi dans la sauce. Je peux pas dire que ça me fait pas paniquer des fois de recevoir des copains. Et à moi aussi ça arrive d'avoir peur qu'on manque, et qu'un copain affamé bouffe les coussins ou qu'ils se dévorent entre eux (c'est des sauvages quand même, on voit que vous les connaissez pas). Mais pour simplifier, je vais noter ça dans l'ordre (ça pourrait être drôle mais pas pratique. En même temps, je me demande bien si y'en a vraiment qui prennent des notes en me lisant. J'y crois pas. bref, on va faire comme si:
On met du poisson à décongeler, genre une poche d'1 kg (si on a des filets de colin congelés comme moi, pour toujours en avoir sous la main au cas où 10 copains se pointeraient pour bouffer..., si on veut, on peut aussi faire cette recette avec du poisson frais. Je vais quand même pas vous obliger à acheter du poisson congelé alors que je suis d'accord pour dire que c'est vraiment meilleur quand ça sort de l'eau, avec ses petits yeux globuleux et ses écailles qui glissent, et son mucus gluant. Je ne le précise pas, mais bien sûr, on le vide et on l'écaille. Mais je ne vous ferai pas l'affront de vous le dire, vous savez bien ce qu'il faut faire. Et si vous le savez pas, vous vous en douterez bien, n'est ce pas?) on met de l'huile d'olive à chauffer, on y fait dorer un oignon en peits bouts, puis de l'ail écrasé (une bonne gousse) puis on met une vieille courgette qui passait par là, un poireau coupé en rondelles, des champignons en lamelles. On laisse suer à couvert. J'en profite pour rectifier une connerie que j'ai écrite: on ne jette pas le jus noir des champignons parce que c'est pas digeste, parce que c'est là qu'est le goût. Incroyable ce qu'on fait comme conneries quand on écoute sa mère. Bref, on laisse mijoter, on sale, on poivre (beaucoup beaucoup, j'adore le poivre), et quand c'est cuit, on met 2 cuillères à soupe de concentré de tomates, qu'on dilue avec du lait de coco (on peut en ouvrir 1 litre, même si on n'utilise pas tout, je vous donnerai une recette pour liquider le reste la semaine prochaine, tiens avec des crevettes et de la pâte de curry vert. Bon, faut que je pense à envoyer un copain faire les courses (oui, je vis avec mes copains, c'est presque mes esclaves).
On verse donc environ 1 demi litre de lait de coco, on laisse blubluter. J'avais un combava qui traînait dans mon frigo, je l'ai coupé et pressé (mais si on fait ça c'est qu'on aime l'acidité du citron, perso je trouve ça moyen), et en fait, je vous conseille de râper sa peau pour faire du zeste. Comme ça me faisait chier, je l'ai jeté dedans, coupé en deux. Mais c'était très con de penser que ça aurait le goût du zeste. Note pour plus tard: la cuisson ne râpe pas. Voilà, du coup, ça donne une pointe d'amertume. Mais ceci dit, tout le monde s'est régalé. Bon, ils ont pas fini le plat, mais ça n'a aucun rapport. Je peux pas les gaver non plus.
Ensuite, on prend de la pâte de curry rouge, et là, faut se méfier, c'est de la dynamite. Alors j'ai mis de cette pâte dans une tasse, l'équivalent de la moitié de ce que je mets de dentifrice sur ma brosse à dents. Un dentifrice qui pique, hein. (je peux pas vous dire mieux, j'ai pas mesuré avec une cuillère, désolée) et j'ai dilué avec du lait de coco, on verse sur la préparation, on goûte, on rectifie l'assaisonnement si besoin. Et on verse encore pas mal de lait de coco pour qu'il y ait plein de sauce et que le poisson cuise dedans.Voilà, ensuite, on pose le poisson sur les légumes et on laisse cuire environ 15 minutes, pendant que du riz basmati cuit. Evidemment, on sert le riz avec le poisson.
Pensez à consoler celui qui a toutes les arêtes, c'est toujours le même. En réalité c'est parce que les autres les avalent sans se plaindre (soit c'est vraiment des goinfres, soit je leur fais peur). Prévenez aussi qu'il y a un combava qui s'amuse dans la sauce (préparez un exposé si vos copains ne connaissent jamais rien à rien, comme les miens)

Allez, bisous du kibou qui pue le poisson...
05 mars 2007
vous aimez les trucs qui ressemblent à des insectes? Ouaip, moi pareil. Avec de la mayo.

c'est comme ça si on veut que des bêtes soient bien alignées, faut les cuire.
Aujourd'hui, les amis, si vous me permettez une telle familiarité, je m'en va vous expliquer comment qu'on cuit des langoustines. Evidemment, ça ne s'adresse qu'à ceux qui osent acheter ces bêtes là VIVANTES! Aaaah, voilà une recette comme je les aime, avec des tripes, et des boyaux. Je rigole, dans les langoustines, on mange tout, on trie rien. Et là, c'est pas des blagues. perso, j'ai pas peur de foutre mes dents en l'air à croquer les pattes de langoustines pour sucer le jus et le peu de chair qu'on y trouve et pis je fais un truc de psychopathe: je mange l'intérieur de leur tête,. Oui, comme alien. J'ouvre la tête et j'y passe un couteau, y'a un genre de crème, ça fait un peu comme l'intérieur de l'araignée. On parle de l'araignée de mer, évidemment, je bouffe des trucs zarbi, mais quand même, ça reste civilisé. Maintenant, tout dépend de quelle civilisation on parle.
Pour ceux qui s'imaginent la peur de ces bêtes à l'approche de l'eau bouillante, ou les cris qu'elles poussent et qu'on entendrait si on était équipés de traducteurs d'ultrasons, faut pas lire ça, faut les acheter congelées, ou déjà cuites. Evidemment, personne ne vous garantit qu'elles n'ont pas été cuites parce qu'elles commençaient à sentir mauvais. Voilà, y'a des inconvénients à tout, le monde est pourri c'est la faute aux spoutnik.
Alors, maintenant qu'on a fait semblant de s'intéresser aux sort de ces bêtes, qui n'ont pas d'âme, comme les poules, les bigornaux et les choux- fleur (avec une telle affirmation, je prends le risque de recevoir des milliers de commentaires d'injures. D't'façon, personne ne vient jamais voir ce blog à part mon prof de maths et mon psychiatre qui comprennent pas pourquoi je progresse pas ...), passons aux choses sérieuses, allez zou, mettez de l'eau à bouillir. Beaucoup d'eau. Avec une grosse poignée de sel. Du persil, du laurier. Quand l'eau bout, plongez les langoustines vivantes ("ouh, c'est trop chaud, on veut plus de RRRAAAGH") là dedans, et attendez que ça recommence à bouillir. A partir de là, baissez le feu et enclenchez le chrono pour 2 minutes. Non, cest pas une blague, si c'est plus long c'est trop cuit et si c'est moins... bref, vous êtes assez malin (allez, les algorithmes, à côté, c'est de la blague pour toi, Michel, et quant au complexe d'Oedipe...hein Jeanine...) alors obéissez, et comptez VRAIMENT 2 minutes. (Sinon, après vous direz "ah la la, j'suis nul en langoustines" tout comme moi je dis "ah la la, j'suis nulle en patisserie". Tout ça d'la faute à un esprit aproximatif de "ouaip allez une poignée, ça doit bien faire 156 grammes, là, hein..." ) bref, vous savez qu'il faut respecter des trucs dans la vie. Même moi, généralement sans foi ni loi, je respecte les temps de cuisson et les mesures. Là, j'entends tous les copains de kibou qui rigolent bien et qui comprennent pourquoi on ne mange jamais de petits gâteaux chez moi. Ouaip, la patisserie, c'est bien le seul truc qui ne supporte pas l'à peu près en cuisine. Voilà, c'est malin, ils vont tous me dire d'arrêter de boire.
Donc, au bout de 2 minutes, égouttez tout ça, sinon, ben, ça va continuer à cuire.
Ici, je vous avais prévenu, c'est un blog de cuisine basique,( on pourrait même dire "pas terrible"), en tout cas, c'est pas avec mes conseils que vous impressionnerez les ministres. Ici, c'est pour nourrir des copains. En plus, je sais pas les vôtres, mais les miens, ils picolent vachement, alors ils sont trèèès impressionnables. Alors, j'aurais bien aimé flamber les langoustines au cognac, avec une petite sauce à la crème fraîche, mais j'ai jamais trouvé sur le nèèète si elles devaient déjà être pré cuites ou si on devait les flamber vivantes. Ben, ouaip, y'a des sauvages qui font pire que moi, avec la langouste, par exemple, faut la couper en deux VIVANTE. Moi, j'ai été élevée par des gens civilisés. Quoique... bref, c'était une mauvaise piste de reflexion, on s'éloigne du sujet. Ce que je voulais dire, c'est que j'ai mangé ces langoustines avec une mayo. (t'façon, j'suis aussi fauchée, j'vais pas m'payer une bouteille de cognac...)
Alors, pour la mayo, on parle d'une vraie, avec des vraies oeufs, et de l'huile et tout ça, battue à la main, comme dans le temps où on n'achetait pas de la mayo sucrée au supermarché. J'vais peut- être briser un mythe, mais en vrai, la mayo, c'est hyper facile à faire. N'importe quel débile mental peut le faire, la preuve. Bon, on peut faire entrer les psychopathes dans cette généralité, comme ça, y'aura pas de jaloux chez mes frêres et soeurs. Le seul secret de ma mère, pour la mayo, c'est le FOUET. Pour elle, c'est la panacée, ça sauve n'importe quel plat, ça guérit des maléfices, ça tue les cafards, c'est l'instrument indispensable à avoir dans sa cuisine. Moi, j'ai retenu plusieurs principes indispensables pour que ça tourne pas: d'abord, faut que le jaune et la moutarde soient très bien mélangés avant de verser la moindre goutte d'huile, pis faut que le jaune d'oeuf, l'huile et la moutarde soit à la même température. faut saler APRES avoir fini la mayo, faut jeter une pincée de sel par dessus votre épaule (veillez à avoir la tête au nord), faut aussi boire le sang frais de la poule qui a pondu l'oeuf Ah, pis, faudrait aussi faire une bonne flambée au milieu de la cuisine (utilisez vos vieux magazines de la blanche porte, me dites pas que ça pourrait servir...), poussez la table au besoin, virez les sceptiques au passage, on les connait, ils vont vous faire chier avec leurs sarcasmes. S'ils insistent, attrapez les, videz les, et saignez les, leur sang fera bien l'affaire pour notre rite, arrachez votre tablier, poussez des rugissements d'animal sauvage qu'aurait la rage, et allez y : mettez dans un bol à bords hauts (ben ouaip, ça éclabousse de l'huile partout), un jaune d'oeuf (on met le blanc dans un petit pot bien fermé au congel pour faire des financiers après. Comptez pas sur moi pour la recette, jsuis nulle en patisserie), avec une cuillère à café de moutarde bref, mélangez bien l'oeuf et la moutarde, battez au fouet, et ajoutez un peu d'huile (y'en a qui la font avec de l'huile d'olive, moi j'aime la simplicité. Ben ouaip, bien sûr, manger des langoustines c'est hyper simple comme plat, y'a pas moins cher, ferme ta gueule kibou, des fois tu dis des conneries.) bref, donc moi je prends de l'huile de tournesol, battez toujours, et pis continuez en versant un filet d'huile et en continuant à battre cette mayo (tiens, prends ça, vilaine mayo) et continuez, et encore et encore, et puis quand on a assez de mayo ou qu'on a mal au poignet, on arrête. Voilà c'est presque prêt. A vous de voir, on peut ajouter du sel, du poivre, et un trait de vinaigre, selon ses goûts. Avec un truc comme ça, vous passez vraiment pour un dieu culinaire. Ouaip, vous êtes joël robuchon. Parfaitement. Donc j'imagine que les langoustines, ça doit être terrible avec du cognac et de la crème fraîche, un jour que j'aurai des thunes à gaspiller, je ferai des essais. Vivement le retour des primes pour les chasseurs de rats.

T'as perdu ta maman? Viens on va l'appeler au micro.
et si vos copains vous appellent pour boire un coup dans un bar alors que c'est juste cuit, attendez un peu que ce soit refroidi, et mettez les au congelo dans un sachet, elles seront très bien quand vous les laisserez décongeler à l'air libre, elles auront l'air de sortir de l'eau (quand on rentre dedans elle est chaude mais après...RAAARGH).
La semaine prochaine, les tripes à la mode de Caen. J'rigole, vous êtes chanceux, j'aime pas ça.
Bisous sanglants du kibou. Nul en...
25 janvier 2007
de l'iode et des arêtes

Pour cette fois, il n’y aura pas de photo de moi parce que c’était pas présentable (non, c’est pas parce que d’habitude c’est pas moi qui les fais et qu’on s’est embrouillé le soir du poisson. Pas du tout.)
Bien, alors il faut savoir que le poisson, surtout au court bouillon, c’est pas beau à présenter. Alors, évitez d’en faire le soir de la belle- mère. Sauf si vous voulez la faire suer, alors là tous les coups sont permis (y compris le tri préliminaire d’aretes qui tomberont sur elle, pas de bol). Je dis ça, si ça se trouve je parle à des pros de la présentation. Y’a une foule de lecteurs de blogs culinaires qui font des hautes études d’hotellerie option « présentation de poisson » et autres trucs très importants dans la vie.
Pour moi, ça arrive sur la table encore dans le court bouillon, j’essaie de le sortir, ce putain de bestiau se casse (c’est pas solide ces saloperies d’aretes de mes deux…), ça gicle partout. Si vous aviez prévu de sortir après, faut prévenir vos invités qu’ils prévoient un imper pour diner. Sinon, ça peut être rigolo, une bande de copains du kibou qui se reconnaisent à l’odeur de poisson.
Ah et puis un autre détail, chez moi, les proportions, les temps de cuisson, tout ça, c’est toujours un peu aléatoire, alors, c’est con je vais perdre plein de lecteurs (si, j’en ai plein, je vous assure. ), mais, ici, ce ne sera jamais très précis, avec mes conseils, faudra pifomètrer, rectifier, feelinger. Mais j’ai pensé à tout, au cas où vous avez besoin,vous avez un lien pour aller chez marmiton, comme ça vous êtes tranquille. Et puis vous m’foutrez la paix.
Bon, commençons par le début,
Achetez un poisson entier, genre un lieu noir, c’est pas cher, c’est très bon, c’est parfait pour inviter vos copains quand vous êtes fauchés. Ou que même pas, mais que c’est pas une raison. Si vous trouvez qu’un poisson entier c’est trop, c’est pas grave, vous le coupez en tranches de tailles différentes (genre pour deux, ou trois personnes, selon les besoins que vous aurez, et vous les congèlerez) . Vous les laisserez dégeler un peu pis vous les jetterez dans le court bouillon que vous aurez aussi congelé. Je congèle tout, moi.
Alors on y va pour un court bouillon qui tue, même si c’est un rien con à faire, les mémés n’ont aucun mérite.
Court bouillon (tin tin !)
Mettre à bouillir 2 litres d’eau avec 1 cuillère à soupe de vinaigre, 2 oignons, 1 échalote, un bouquet garni, du gros sel, poivre. Françoise conseille de laisser bouillir ça 15 minutes minimum. Soyons sérieux 2 secondes et obéissons lui. Le poisson ça rigole pas. Sauf si quelqu’un manque de s’étrangler avec ses aretes. Mais il faut vachement d’humour pour ça.
Bien, quand c’est prêt, j’espère que vous avez été assez malin pour le laver, l’écailler, le vider le temps que le bouillon vivait sa vie. Sinon, ben grouillez vous, sinon vous allez paniquer pendant l’apéro. Et vous vous plaindrez. Je le sais, je suis comme ça, et après, c’est le préposé à la vaisselle qui trinque. Après, il faut le mettre dans l’eau(le poisson, hein! pas de blagues les gars) surtout, il ne faut plus de bouillons dans le court bouillon. Non, je suis sérieuse là, faut pas croire, il y a des choses importantes pour moi aussi. Bref, baissez le feu surtout. Après, vous pouvez boire un coup en attendant que ce soit prêt, mais gardez un œil dessus. JAMAIS DE BLOUP BLOUP, ça a le droit de frémir c’est tout. Sinon, Françoise vous prédit le pire des poissons, déguenillé, caoutchouteux, plein de mercure, tout ça…
Laissez cuire un peu. Alors là, c’est selon les goûts, moi j’adore quand il est cuit mais limite encore cru, je le trouve alors tendre et tout et tout. Je sais qu’il est cuit quand on passe un couteau pour voir si la chair se décolle facilement de la grosse arete centrale. Toujours couper par le dos. Ça, c’était le conseil de mon père. Ma mère ne l’a jamais écouté, et il en est mort. C’est malin. Mais non, ça porte pas malheur de raconter des trucs de ce genre. Par exemple ma sœur… ah non, c’est un mauvais exemple.
Bien, quand donc le poisson est cuit comme vous voulez (c’est vous qui cuisinez, les autres ont qu’à suivre ou bouffer au kebab du coin. Non, ne proposez jamais ça, vous trouveriez très vexant qu’ils y aillent. Et ils se gêneraient pas pour y aller ces enflures.), servez le à la sauvage, avec les aretes, engueulez ceux qui pensent déjà à ouvrir la bouche pour se plaindre.
Moi, j’aime bien servir ça avec des patates à l’eau et une fondue de poireaux (arrangée avec une cuillère de crème fraîche). Et puis je fais un beurre blanc pas catholique (=pas homogène, comme préconisé par Françoise)
Pour faire cette merveille impie, hachez (à la main, hein, et vite fait, faut pas exagérer !) une échalote, mettez là dans une petite caserolle sur feu moyen avec une cuillère à soupe de vinaigre. Faites chauffer jusqu’à ce que le vinaigre soit évaporé. Ajouter du beurre en petits morceaux. Je vous l’avais dit, pour les proportions, restez pas là. Quand c’est fondu, vos parasites ont intérêt à avoir épluché leur poisson.
Voilà, c’était pas si long que ça?
Allez, un petit blanc par là dessus, et des dicussions avec vos copains… c’est pas ça le bonheur des fois ?
Rigolez bien avec vos copains à vous!
Signé : le kibou .
