06 août 2007
du cochon au vert!

gros cochon
Voilà une recette que j'ai tirée d'une fiche recette de Elle. Tout ça pour prouver à tout le monde que je suis une fille normale qui lit aussi des trucs pas trop intellectuels (des fois). Bon, d'accord, je suis faible, et des fois j'aime avoir des conseils judicieux pour acheter mes crèmes de jour. Ah ah ah, je vous ai bien eu, comme si je mettais des crèmes de jour. Bon, mintenant que je vous ai bien fait marcher, je vais vous avouer un ou deux trucs: je me lave le visage au gant de crin, et je n'achète aucun vernis à ongles tendance, croyez moi, ça sert à rien quand on se retrouve coincé dans une rue par un rat qui fait 10 kg et qui a juré de vous faire la peau depuis qu'on a réduit sa dernière portée en ragoût. Avec du vin rouge. Voilà, vous avez compris, moi, ce que j'aime dans Elle (mis à part ses conseils judicieux pour protéger ses cheveux du soleil quand on ne porte pas de chapeau de cow boy comme moi pour que tout le monde en ville dise à votre passage "ouah, regarde les petites têtes de rat barrées sur le manche du fouet, c'est elle qui a capturé le dernier ornithorynque sauvage qui vidait nos touristes de leur sang, on l'appelle The Killer"); voilà, moi, j'ai pas besoin de conseils de beauté (je suis tellement sauvage. Imaginez que JAMAIS je ne me démaquille le soir, je garde le gras sur les rillettes pour me faire des tartines le matin et je ne mange jamais de fruits, les vitamines pourraient dangereusement destabiliser mon organisme), par contre, quelques fois, ça m'est arrivé de garder une fiche de cuisine ou deux. Je colle ça dans des petits cahiers que je décore avec des petits papillons violets. J'ai aussi des petites libellules qui brillent la nuit.
Bref, je vais quand même vous avouer que je suis rarement la recette surtout que chez Elle, j'ai remarqué qu'ils aiment bien les légumes croquants, à peine cuits.Moi je dis, c'est pas la peine qu'on ait eu tant de mal à découvrir le feu et à inventer les gazinières pour manger les légumes crus, moi, je suis pas un lapin. Ces Saletés de bestiaux obséquieux.
Alors je vous donne ma façon de faire, qui sera nettement plus longue que celle de Elle, puisque je fais AUSSI cuire la viande, parce qu'il faut pas rigoler avec la viande de porc si on veut pas jouer à Alien avec un ténia. Et puis bien sûr, ce sera aussi nettement plus imprécis question timing, que voulez vous, quand on s'appelle "The Killer", on est dérangé tout le temps par des tas de gens qui viennent vous demander de sauver leur famille, enfermée dans un ranch assiegé par une horde de moutons assoifés de sang (la faute aux pesticides). Le temps que je revienne dans ma cuisine, généralement tout est enfin cuit, mais vous m'excuserez si je n'ai pas pensé à vous chronomètrer tout ça...
Allez, on y va, (je vous donne les proportions données pour 4 personnes par notre chère Elle, comme ça, vous saurez qui engueuler si ça marche pas comme prévu. Mes avocats viennent de me lâcher, attaquez vous plutôt à Elle, moi, j'ai pas de sous, j'ai dû plaquer mon boulot pour sauver les gens des animaux échappés des labos) tuez un cochon (tiens, celui qui fait les poubelles du quartier à la nuit tombante. Ne vous laissez pas déstabiliser par son air malin, le mien ne parlait pas français, à vous de tester le votre ("eh, gros cochon, tu veux une serviette?") puis épluchez- le), gardez- en 300g de filet mignon que vous pouvez couper en fines lanières. Moi je prends du sauté de porc, c'est moins cher, et je le coupe même pas en petits bouts, mes copains ont de bonnes dents (surtout celui qui a mordu les flics qui lui avaient demandé son permis de chasse. Comme s'il fallait un permis de chasse pour tuer les pigeons des villes! C'est même pas un animal sauvage!).
On cuit les légumes verts à l'eau, soit 500g de petits pois, 50g de haricots verts, 50g de pois gourmands, moi j'ai aussi essayé avec des fèves fraîches, les copains ont adoré, ça fait comme des fayots, mais verts. Quand ces légumes là sont pratiquement cuits, on ajoute 200g de brocolis pour quelques minutes.
Dans un wok ou une sauteuse, faites revenir un oignon haché dans de l'huile d'olive (Elle recommande 2 cuillères à soupe. Perso, je trouve qu'en dessous du litre, c'est même pas la peine d'en mettre, ça frira jamais) puis, jetez le porc qui doit roussir. Oui, comme en enfer. C'est ça qui attend les petits cochons qui ne se lavent pas derrière les oreilles, le wok. Ajoutez une courgette râpée, et une gousse d'ail, Elle recommande de parfumer avec du jus de citron, de la muscade, du cumin, du piment, puis, du sel et du poivre. Moi j'ai remarqué que le mélange "garam massala" ressemble pas mal à ça, j'ai essayé et ça marche bien. Laissez cuire, sinon, ça sera jamais cuit, n'est ce pas?
Et quand les légumes qui bloubloutent dans la flotte sont prêts, ajoutez- les à la viande, brassez bien pour que tout le monde fasse connaissance, laissez les cuire encore un peu et servez chaud. Et oui.

Voilà pour aujourd'hui, allez, tous avec moi: "vive les petits cochons!"
A bientôt signé: le kibou
03 août 2007
poulet aux fruits secs, vanille et champignons ou: enfin du sucré dans la cuisine du kibou!

c'est fini les conciliabulles, oui?
Pour faire plaisir à ceux qui en ont marre de manger des grillades au barbecue (c'est une stratégie, je sais très bien que personne n'en a marre de cette tradition, mais si des vacanciers tapent ces mots clé sur gogole, ils vont atterir chez moi. Vous comprenez? ça s'arrange pas question raisonnement machiavélique, moi)
Je vous donne donc une recette imaginée par mes soins, à partir de quelques livres, des notes, quelques recherches à la bibliothèque, et le visionnage de toutes les vidéos de Cyril Lignac, qui nous fait tous rêver, n'est ce pas (je rêve de lui, sans bouche, perdant donc son sourire et montrant enfin son vrai visage de sadique qui va nous présenter une recette de caniche fourré à la pâte de dattes. Un bonheur sans nom).
Au départ, je vous avouerai donc que cette recette s'intitulait au départ "fricassée de volaille à la vanille". Pas moyen de savoir d'où ça sort, si c'est quelqu'un qui passerait par là qui l'a écrite, n'hésitez pas à me laisser un message (c'est le deuxième point de ma stratégie, pomper tout un tas de recettes et ne pas dire qui les a écrites. Choisir une célébrité si possible, c'est super efficace, 10 568 commentaires au moins (non, c'était pas moi les blogs de plagiat qui ont fermé pour cause de trop d'insultes).
Comme d'habitude, je n'ai pas pu faire la vraie recette au pied de la lettre (mais QUI peut bien réussir à se programmer un menu pour la semaine et n'oublier aucun ingrédient en faisant les courses???), alors j'ai brodé, de toute façon, c'est ma spécialité, inventer plein de trucs un peu... j'allais dire "délirants", mais ça me paraît léger. Parfois, y'en a qui y croient. Y'en a même qui s'imaginent qu'ils me connaissent en vrai. Ah ah ah. Pauvres petites créatures crédules.

Pour me recette, prenez deux cuisses de poulet qui passaient leurs vacances à la neige (belle métaphore pour parler du congélo, non?), décongelez-les, donc, sinon, ce sera... ben oui, pas assez cuit..., faites les roussir dans la cocotte, côté peau (histoire qu'elles crânent bien, après, devant leurs copains (comme certains que je connais), (et certainement plein d'autres que je ne connais pas) :"ouah les filles, vous êtes vachement bronzées, j'y crois pas"), puis ajoutez une poignée de raisins secs, quelques abricots secs coupés en morceaux. Eux, ils ont pas besoin de revenir dans le gras du poulet, soyons serieux, mais il faut les faire gonfler dans de l'eau chaude, j'ai résolu le problème (oui, c'était vachement un problème), je verse de l'eau, préalablement chauffée vite fait dans le micro ondes, disons l'équivalent d'un bol, et hop, on fait une blague à un petit cube de bouillon de poule (on le pousse comme à la piscine. N'ayez aucune pitié, c'est que des sales rapporteurs les cubes). Donc, on ne sale pas. Par contre, on verse un filet de concentré de vanille, ou alors, on ajoute une gousse après l'avoir éventrée (aaah! non! j'avais promis au groupe de parole que j'arrêterais de parler comme ça! Bon, c'est rien, je leur dirai pas) et jeté les grains dans le jus...
Si on a des champis au congèl, on en ajoute plein direct avec le reste, ça va fondre, puis cuire, (qui a déjà goûté un champignon glacé pour voir ce que ça ferait du sorbet champis? Essayez pas, j'ai beau être une donneuse de leçons inutiles, et parfois dangereuses, je vous le dis, c'est pas bon).
On laisse mijoter ça, pendant le temps que le poulet soit bien cuit, vérifiez de temps en temps que le jus ne se soit pas évaporé complètement, parce que ça non plus, ça fait pas un bon plat...

et comme tout plat qui se respecte, on vérifie l'assaisonnement, et on fait fondre pleeeiinn de crème fraîche dedans pour que la sauce soit effrayante. Euh... onctueuse.
Les copains qui aiment le sucré salé en général ont bien aimé, (les autres n'ont eu que le droit de sucer les os) j'avais un peu peur de la vanille avec de la viande, mais maintenant, plus rien ne m'arrête, je vais peut-être même me lancer dans le poisson vanille (ouh ouh, je vais faire n'importe quoi!).
Je voudrais aussi juste préciser que dans la recette originale, on utilisait des émincés de poulet en morceaux, et des pleurottes, de la vanille, et de la crème fraîche. Mais c'est tout. Voilà, comme ça, vous êtes bien sûr que j'avais absolument pas compris l'idée du plat...
bises du kibou!
28 juillet 2007
gyouvetchi (ragoût des Balkans) ou: quand le kibou mange ses livres!

Aujourd'hui je vous donne la recette qui va avec la photo la plus moche de tous les blogs de cuisine. Je pourrais faire un concours pour proposer à tous mes lecteurs de réfléchir aux ingrédients (le gagnant remporterait une queue de chat que j'ai trouvée dans une quincaillerie suisse) mais j'aurais trop peur qu'on imagine des horreurs et que mes copains finissent par croire que je veux vraiment les empoisonner à coups de morceaux de gras en sauce de jus d'orange fermenté avec son accompagnement de petites mycoses aux yeux de mérou.
Alors je vais tout de suite vous donner la recette pour apaiser votre soif de curiosité... puisque j'en suis sûre, vous brûlez de savoir de quoi il s'agit. Qui a dit: "plutôt crever"?
Pour vous prouver que quelquefois, le kibou ouvre un vrai livre avec des vrais morceaux dedans (je ne parle pas du "petit dictionnaire illustré de dermatologie") (très instructif au demeurant), je vais vous donner une recette que j'avais trouvée dans un roman qui s'appelle "la cavale du géomètre", écrit par un cinglé finlandais : Arto Paasilinna. Dans ce roman, (si vous ne connaissez pas cet auteur, vous augmentez les points necessaires pour aller au paradis. Autant dire que j'ai gaspillé bêtement mon capital bonnes actions. Aaah, si seulement la maîtresse de ce hamster ne m'avait pas vue...) est décrite une chasse au taureau qui se termine en ragoût, et bien arrosé, comme dans tout bon roman de cet auteur. A l'origine, cette recette était donnée pour 10 kg de viande de taureau, mais je l'ai adaptée pour un minable petit kilo de viande de boeuf très commune. Contre toute attente, ça a marché, les proportions étaient bonnes (oui, j'ai le goût du risque, mais j'avais pris mes précautions:j'ai croisé les doigts, en jetant su sel devant une bonne soeur rousse après avoir coupé mes ongles un soir de pleine lune). Comme ça faisait longtemps que je ne l'avais pas faite (je ne suis même pas sûre qu'à cette époque, j'avais déjà rencontré mes copains qui ouvrent leurs cannettes de bière avec les dents, c'est dire si c'est vieux), je me suis dit que ça vous intéresserait. Bon, ben, c'est sûr, c'est encore pas une recette qui plaira aux amateurs de plantes sans viande, ni à ceux qui ne mangent que du chocolat. Que voulez vous, moi je dois faire de la cuisine sérieuse qui nourrit les copains, sinon, ça peut encore finir en émeutes dans les rues, comme en 2005, quand je leur avais préparé un pudding aux graines germées.
Alors , je vous explique comment on fait cette merveille:
d'abord, on fait griller 1 kg de viande de boeuf (si on n'a pas mieux, évidemment. Pour ceux qui ont l'occasion d'aller à la chasse au taureau pendant les vacances n'hésitez pas. Enfin, sauf si le propriétaire du taureau est dans les parages, évidemment, et surtout s'il est armé) (attendez plutôt la nuit), dans de l'huile, on y ajoute un oignon haché grossièrement, (si vous ne pouvez pas vous arrêter de hacher, comme moi, parce que vous êtes vous aussi fasciné par cet engin de mort qui découpe et découpe encore, avec le jus qui gicle sur les parois du bol, et que vous hachez trop fin, c'est pas grave, ça ira quand même). On ajoute un poivron en morceaux, puis 200g de tomates, 200ml de petits pois (oui, ce sont bien des petits pois, regardez bien cette photo, et vous pourrez également déduire que le truc orange... ah ben non, ça nous aide pas, en fait). On ajoute de l'ail, du poivre et sel (c'est pas parce que ça a l'air imprononçable qu'il faut croire qu'on ne va pas y mettre du sel-poivre quand même). On ajoute 400ml d'eau. Normalement, on laisse reduire jusqu'à ce que la viande soit juste recouverte par le bouillon, et on verse 200ml de vin blanc, et hop, on met aussi du romarin, de la menthe et du laurier. Si vous êtes attentif, vous avez dû être interpellé par le mot "normalement" (les habitués se seront inquiétés), pas besoin d'appeler les flics (pas pour ça en tout cas), c'était juste pour signaler que je trouvais qu'il n'y avait pas assez d'eau, à moins qu'on cuise tout ce petit monde là à la cocotte minute. Ajoutez donc de l'eau pour qu'il y ait de quoi réduire, sinon, ben, ça cramera... Quand c'est cuit, ben, comme dirait grand chef, c'est cuit. Vous pouvez déguster avec des carottes pommes de terre, ça pourra pas vous faire de mal, sauf si vous êtes allergique, mais n'allez pas vous faire du mal je ne mérite pas une telle dévotion (pis, ça réduirait mon nombre de lecteurs).
Je suis sûre que la littérature est pleine de ces petites recettes données mine de rien, un peu comme dans le cinéma. Y'a même eu un livre édité rien qu'avec les recettes des petits plats préférés du commissaire Maigret. Je serais pas étonnée qu'on trouve aussi quelques pistes chez Jorge Amado... Allez, me dites pas qu'il y a que moi qui pense qu'à bouffer, même quand je lis (même si chez moi, je me contente de vieilles miettes indéfinissables qui traînent entre les coussins du canapé)...
Creusez vous les méninges, ordre du kibou! (pour une fois que je ne recevrai pas une douche de bière (ou une pluie de taboulé) après avoir fait mon autoritaire! wou, je devrais vous commander plus souvent!)
bises de kibou ('tention, ça pique!)
21 juillet 2007
sauté de porc aux courgettes, parfum columbo (sans l'imper)

Comme vous m'avez tous l'air très sages, je vais vous donner une recette pour carnivores. C'est pas aujourd'hui que je vous expliquerai comment faire une soupe glacée aux fraises avec du vinaigre balsamique ou une petite salade aux légumes croquants et à la mangue. Ah ah ah. Non, ce sera plutôt une petite recette pour les copains qui reviennent affamés d'on ne sait où (toujours à traîner dans les coins sombres à tailler le bout de gras avec des créatures improbables échappées de labos douteux), on peut leur proposer une petite recette qui va très vite (et comme ça ils n'ont pas le temps de vous expliquer ce qu'ils ont réussi à se faire refourguer comme organe périmé)...
On fait d'abord revenir des oignons dans de l'huile d'olive, on attend qu'ils soient dorés, et on jette les morceaux de sauté de porc, à feu vif pour qu'ils soient dorés eux aussi (y'a pas de raison), on baisse le feu, on ajoute une courgette en morceaux, on verse de la sauce soja pour saler, et du columbo en poudre pour parfumer, du poivre, et puis on couvre et on attend. On peut aussi ajouter de l'ail, moi j'ai oublié.
Faites ce que vous voulez en attendant, moi j'avais commencé à trier mes photos, ça fait tellement longtemps que je devais le faire... d'un côté celles où on a un double menton, puis celles où on recrache de la bière par les oreilles parce qu'on rigole, celles où on raconte des bobards (toutes celles qui restent, donc)... J'ai pas réussi à ranger toutes les photos bien sûr et comme les copains viennent toujours fourrer leur nez dans la gamelle en demandant ce qui cuit (comme si je pouvais donner un titre à un mélange improvisé!), il a bien fallu que je leur promette de cuire des nouilles chinoises avec, ça leur donne vachement faim de... se promener en ville.
Quand la viande est cuite (il ne faut surtout pas que le porc soit rose, sinon vous pourriez attraper des maladies (moi je m'en fous mais ma pauvre maman pourrait s'inquiéter. Et me reprocher de mettre tout le monde en danger. Et surtout ma petite soeur, si influençable) donc c'est assez subtil, faudrait pas que ce soit sec, ni plein de germes qui ne demandent qu'à s'attaquer à votre système nerveux) (ou à vos intestins, mais je le dirais pas, parce que c'est moins propre et ça riquerait de vous dégoûter. Moi comprenez vous, je suis immunisée. J'ai fait mon service militaire pendant 12 ans dans la légion étrangère (je devais fuir interpol pour une accusation injuste de trafic de dents), en tant que médecin (c'est bien là bas, ils vérifient pas les diplômes, c'est comme ça que j'ai pu faire mes premières opérations à coeur ouvert. C'est très instructif). (C'est comme ça que j'ai appris à cuisiner. Voilà, vous savez tout), vous pouvez servir avec des nouilles chinoises, si vous en avez. Sinon, ça ira bien avec du riz. Ou mieux, avec des patates déjà cuites que vous ajouterez au mélange, à vous de voir. De toute façon, question d'inventer des choses, je sais bien que tous les blogueurs sont plus créatifs que moi. Non, ne niez pas. Et n'essayez pas de me consoler, j'm'en fous, moi j'ai d'autres qualités; personne n'est aussi cruel et machiavélique que moi. Et personne n'a la même ambition non plus, c'est certain, vouloir gouverner le monde, (et réprimer quelques révoltes de temps en temps) c'est pas donné à tout le monde... ah ah.
Allez, je vous laisse, j'ai rendez vous avec mon avocat. Bises du kibou!
04 juillet 2007
un bourguignon. Non, pas un gars de Bourgogne. Boaf, après tout, prenez ce que vous voulez...

Venez les gars, on se casse!
Aujourd'hui, je pensais vous parler de ma dernière soirée avec mes copains, mais quelque chose me dit que les histoires de sac à dos rempli de... bref, j'ai plutôt pensé vous filer une recette, même si tout le monde sait faire un boeuf bourguignon, je fais ce que je veux, de toute façon, c'est rien qu'un prétexte pour écrire n'importe quoi, vous le savez bien...
Je sais très bien qu'on est en été, qu'il fait beau, tout ça, mais moi, rien (je vais le réécrire, pour être sûre que vous compreniez bien: RIEN RIEN RIEN) ne pourra m'empêcher de manger de la fondue savoyarde alors qu'on revient de la plage, ou du gratin dauphinois sous les parasols. Celui qui veut m'empêcher de faire un truc, c'est pas demain la veille qu'il sera né, alors celui qui fait le temps, (déjà que je veux pas dire, mais il fait quand même rien qu'à s'y prendre comme un manche), alors c'est pas lui qui va commander ce qu'il y aura dans MON assiette. Même mes chats je leur laisse pas les bouts de gras, et je me force à manger les croûtes de camenmbert pour pas les donner à mes copains, alors c'est pas un petit 46° à l'ombre qui va me dire ce que je dois cuisiner. Non mais).
Evidemment, ce n'est pas la recette traditionnelle du boeuf bourguignon (allez voir par là pour ça), et j'ai suivi que la moitié des instructions. ça devait arriver, c'est toujours pareil, je commence sagement ("acheter du boeuf"), et soudain, c'est le chaos, y'a plus moyen de lire la recette (où elle est d'ailleurs? Rah saloperies d'objets, c'est que des comploteurs!), je fais tout à la sauvage, j'oublie l'étape de la marinade (pourtant j'adore ça, allez savoir pourquoi, cette viande crue qui attend, sagement, ça me donne des frissons, je me dis que le système scolaire devrait s'en inspirer).
Puis faut dire qu'en fait, je fais comme tout le monde, je cuisine un truc, et après seulement, je fais mes recherches pour voir si les autres avaient réfléchi à la cuisson, aux étapes à respecter, tout ça... En général, c'est là que je me rends compte que les autres sont particulièrement malins, qu'ils ont résolu plein de problèmes auxquels je n'avais JAMAIS songé, et que je me suis encore fait avoir par mes hormones (oui, je sais pas vous, moi elles me font faire n'importe quoi : c'est pas la nervosité, l'irritabilité, ou la sensibilité, non, c'est plutôt un truc qui me fait brusquement voler des coquetiers, ou dessiner des moustaches sur les photos des livres de Cyril Lignac... Ne me maudissez pas, je vous rappelle que je suis une victime !)
Peut- êre que vous voulez quand même savoir comment faire ce petit bourguignon. Je sais que les trois quarts de mes lecteurs aimeraient plutôt que je leur explique des trucs sur "intestins pourris", "cochon d'inde préhistorique" ou sur comment "fabriquer soi- même débroussailleuse". Mais comme on est un blog sérieux (ben tiens!), on va plutôt vous conseiller de mettre des lardons fumés dans une grande cocotte minute (mon outil préféré), puis les cubes de viande (quand le gras des lardons a une hauteur d'une bonne dizaine de centimètres). On laisse dorer, puis, on coupe des oignons, des carottes (des carottes! Pff! N'importe quoi d'un point de vue traditionnel), on prépare une gousse d'ail, et on jette tous ces légumes quand la viande est grillée de tous les côtés (daaannns la cocotte, les légumes, pas dans la poubelle, bien sûûûr, combien de fois faudra t- il le dire?) On saupoudre de farine, attention, ça va demander qu'à accrocher, faut bien remuer. Et puis, quand vous en avez marre de lutter contre cette farine diabolique, il faut verser du vin par là dessus, et donc, utilisez le vin de la marinade si vous vous y prenez comme il faut, pas comme des qui vivent sans plan de table ou sans réservation au resto (profitez du vin pour gratter là où ça a QUAND MEME accroché, puisqu'on dirait que ça n'a rien de mieux à foutre) et recouvrez d'eau. Sel poivre, bouquet garni. On ferme la cocotte minute, on laisse cuire pendant longtemps, et on garde jusqu'au lendemain, parce que réchauffé, c'est meilleur. Et ça tombe bien, parce qu'on avait oublié les champignons, on les met donc, et voilà, quand ça a encore cuit tout doux, une heure ou deux, on peut manger, c'est l'idéal cette viande, quand on a un dentier.
C'est super pratique pour un lundi soir, on a le temps le dimanche, alors qu'on cuve (allez savoir pourquoi le samedi soir, c'est le soir de toutes les soirées de folie où on se retrouve juste pour le plaisir de s'engueuler un peu et de se raconter les blagues qu'on a apprises au travail pendant la semaine. On appelle ça le partage des savoirs), de faire mijoter ça en regardant les séries pourries en trouvant quand même que le scénario est bien ficelé (vive la bière) ou que Drucker est chaque jour plus séduisant (vive le vin) ou Lepers spirituel (vive la vodka), et on peut le manger le lundi soir, quand on revient de notre journée épuisante de boulot/ cours de ping pong/ club de porte-clefs/ réunion de jeteurs de mauvais sorts... Généralement, moi, le lundi soir, j'ai faim quand je rentre de toutes mes activités, après ma formation de boucher- carreleur, et faut pas s'amuser à me raconter sa journée, même si "cette garce de chef m'a dit que je ferais mieux de faire mon travail au lieu de ricaner avec les moutons sous le bureau, tu te rends compte", et même si "non mais j'le crois pas, je sais bien que c'était une contrefaçon, mais quand même, ce crétin de chat aurait pu vomir à côté, pas DEDANS!", alors juste se poser sur le canapé en écoutant la cocotte chuinter doucement, croyez- moi, ça relaxe.
Pis avec ça vous pouvez faire des patates à l'eau, ou même des pâtes, moi j'aime bien (mais d't'façon, vous le savez, n'est ce pas, que je ne PEUX PAS vraiment voir ce que vous faites chez vous? )
Enfin qui sait? Ah ah ah. signé: "The develish Kibou".
22 juin 2007
Poulet parfumé et ses petits navets glacés (ou filez une médaille au kibou qui essaie de cuisiner des légumes qu'il déteste)

des petits navets hé hé hé (air de "un petit boudin hin hin hin")
Je suis sûre que je vais aider plein de gens à mieux vivre. Parfaitement. Je m'adresse aujourd'hui à tous ceux qui ne savent pas compter, ceux qui ont peur qu'il n'y en ait jamais assez, bref, à tous ceux qui font des couscous géants, et qui ne peuvent malgré tout, pas s'empêcher de faire une petite entrée, ou qui sortent les cacahuètes (oui, parce qu'en plus de mal gérer les quantités, le kibou gère mal son temps, et il met 3 heures à faire un truc qu'il aurait pu faire l'après midi au lieu de bouffer des chips en regardant des documentaires sur les papous) (oui, j'ai bien écrit DES documentaireS). Je pense donc à tous ceux qui ont des tas de restes, et aujourd'hui, on va faire dans le reste précis: le poulet du couscous. Cette recette ne se prête malheureusement pas aux merguez du couscous, ni à la harissa en tube.
Pour rester simple, je ne vais pas vous réexpliquer comment on fait un couscous, c'est trop long et je l'ai déjà fait (ça ennuierait ceux qui lisent TOUS mes messages!) (Si!) (entre autres, certains copains qui s'imaginent que je vais donner les potins croustillants de la soirée en les diffusant sur internet au lieu de les leur dire directement) (comme si je savais garder un secret) (en revanche,je pourrais diffuser n'importe quelle rumeur débile sur n'importe qui, à condition qu'on me paye. Je n'aurais aucun scrupule à me faire payer. Sauf si c'était pour faire des petits gâteaux, il y a des limites à l'indécence).
Comme j'avais déjà recyclé le mouton en boulettes, je savais que le risque, c'était de croire que la viande était assez parfumée pour qu'on s'évite une nouvelle dose d'épices. Bon, je vous le dis tout net C'EST UNE ERREUR! OK, maintenant que j'ai fait passer mon message humanitaire, on y va pour les choses sérieuses:
Si on est organisé un minimum (pas comme moi donc), on met quelques abricots secs en morceaux dans du bouillon de volaille très chaud, on couvre, et on laisse pendant un certain temps. Je saurais pas dire combien de temps, je vous l'ai dit, je n'ai pas suivi ces consignes, je suis trop bohème pour ça (c'est mieux bohème que bordélique, non?) on fait blondir des oignons à l'eau oxygénée (wah, aujourd'hui, les jeu de mots, ça fuse!) (j'ai pas bu, mes réflexes sont décuplés!), puis, on ajoute le poulet, et les abricots. Si les fruits n'avaient par malchance, pas assez gonflé, je vous donne une astuce (quand on est nul pour s'organiser, on a des copains qui vous fillent des tuyaux pertinents comme de pas dégorger le concombre, ou de laisser tomber l'épluchage des poivrons), donc pour les abricots pas tout à fait réhydratés, on les met quand même, avec un peu de bouillon, et on fait attention qu'ils trempent dans le jus. Ensuite, on saupoudre de raz el hanout, cannelle, et on verse du concentré de vanille. On laisse chauffer doucement un certain temps, mais pas trop, surtout si votre poulet est comme le mien, un peu déguenillé. Si je peux me permettre.
Pendant ce temps là, les navets sont en train de finir de cuire. Là, tout de suite, je sens la panique monter chez mes lecteurs (enfin, chez ceux qui n'ont pas décroché pour aller chercher des trucs pas possibles sur internet, genre ""intestins pourris" ou "brigade antinageur", voire même "cochon d'inde préhistorique" ou "dessert qui fait peur"). Ne vous inquiétez pas, donc, je vais tout vous dire. Je maîtrise à fond la technique du flash back. Je savais que ça me servirait à quelque chose de regarder les téléfilms de l'après midi. Tenez, prenez celui d'hier, où toute la famille est morte (qui du sida, qui d'un accident de tronçonneuse (fomenté par le beau frêre du militaire qu'est parti s'engager sous une nouvelle identité dans la jungle du Surinam), qui d'un complot politique (Michel voulait se présenter aux élections municipales, il s'est noyé dans la piscine municipale)... Au moment où tout le monde (enfin les surnvivants, qui sont, au choix: handicapés, veufs, ou medium), s'engueule et s'accuse dans le tribunal (à tel point que le juge est tellement épuisé quand il rentre du boulot qu'il fait plus qu'à regarder les séries de flics à la télé en buvant de la 1664 (imaginez!), alors sa femme se barre, et en plus, il s'en fout!), arrive une mystérieuse inconnue (avec des lunettes de soleil et une étole sur la tête. Y'a plus personne qui fait ça sauf dans ces films là), et en fait, c'est la mère du militaire. Et c'est le grand moment du flash back : on la voit six mois plus tôt, alors qu'elle a fouillé la jungle pour le retrouver (les mèères!!) elle lui a extirpé des aveux (les mères!), et donc elle disculpe tout le monde, sauf le juge, t'façon, il faisait jamais la vaisselle, il a réclamé un chien et c'est jamais lui qui le sort, ma fille, t'as bien fait de le plaquer (les mères), et elle obtient la garde de la petite orpheline (qui a une malformation cardiaque) et qui avait été adoptée par celle qui est morte dans un accident de golf. Bon, maintenant que vous avez compris que mon blog est capable de naviguer d'espace temps en espace temps, les explications...)
Avant même de lancer les oignons pour le poulet, vous aurez pris une botte de petits navets nouveaux. Pour ceux qui m'ont fait à manger un jour (comme ma mère, par exemple), je tiens à leur dire qu'il me sembait important d'essayer une recette que j'ai vue chez Gracianne, qui me faisait envie, même si jamais je n'ai réussi jusque là à avaler une bouchée de navet. J'ai eu dans l'idée de me venger de toutes ces fois où "on" m'a forcée à en manger, en disant fièrement "ah au fait, j'ai fait des petits navets glacés l'autre jour, c'était trop bon. Tu vois, finalement, c'est délicieux, les navets, y'a que toi qui sais pas les cuisiner. Je peux enfin me dire que je cuisine mieux que toi, c'est encore meilleur que de shooter un pigeon avec une pistache qu'on n'arrive pas à ouvrir." en réalité, mon rêve s'est écroulé à la première bouchée, c'est dégueulasse les navets. Je suis désolée pour Gracianne, vraiment ça semblait bon chez elle. Et chez moi aussi, c'était beau, faut juste pas respirer la vapeur, même l'odeur est toxique. Pour ceux qui aiment des recettes précises et claires, allez directement sur le blog de Gracianne, c'est mieux expliqué que je pourrai jamais le faire (c'est les digressions, ça me perdra). En gros, le principe, pour ceux qui aiment les recettes floues et bancales, faites revenir les navets dans un mélange beurre huile, quand c'est doré, ajoutez du sucre, laissez 10 minutes puis versez du bouillon de volaille petit à petit (voyez où j'ai trouvé le bouillon pour mes abricots?) de façon à ce que ça cuise 30 minutes en tout. Juste je précise que cette recette vient de Robuchon. Il conseille ça avec du foie gras. Miam, mes deux aliments préférés. Pourquoi pas agrémenter ce plat printannier d'un petit coulis de bettes? (ça aussi question d'avoir un goût de compost, ça se pose là)
Pour ceux qui se sont perdus dans un drôle de cortex temporel, je conseille la lecture de romans à l'eau de rose, ça va vous faire une saine rééducation au flash back.
Je pense que ce petit poulet et les navets vont bien ensemble, quand on aime les navets. Et pour les amateurs, une pincée de terreau agrémentera agréablement les navets. Bon appétit les amis!
signé le kibou, qui prend de nouveau son traitement, en direct de l'hôpital "le calme séjour du bon repos".
11 juin 2007
Une gestion pourrie? un reste de couscous? faites appel à super boulette!

ça c'est une grooose boulette que tu viens de faire, Ray, tu vas le regretter, foi de Morue.
Pour une fois, je vais vous raconter ma vie ( en réalité, je devrais dire "un truc vrai", ben oui, ma vie n'est peut-être pas aussi palpitante que je le raconte si ça se trouve. Peut- être que je ne suis pas du tout ce que je dis, soit un kibou et ses copains dans une grande ville où on cherche à muter avec les légumes transgéniques qui nous fileront des antennes (vivement) et qui essaie de faire un max de soirées et de bouffes avec un max de potes, et de boire un max de bière avant que le grand déluge cosmique nous emporte... allez savoir peut- être qu'en fait je fais partie de ces insectes géants hyer intelligents qui vivent sur Terre, dans une dimension parallèle et qui espionnent les humains en attendant de prendre le pouvoir. Et peut- être que c'est pour ça que j'ai créé un blog de cuisine) bref, assez de supputations (ouh ouh, les insectes lisent le dictionnaire!) et place aux infos (ah ah, ne me dites pas que vous ne doutez pas maintenant...) comme je le disais, je vais vous raconter un truc très personnel: mes copains m'ont déçue à la dernière soirée qu'on a faite. C'est dur à croire, pourtant c'est très clair, ils n'ont pas tout mangé comme d'habitude et il y a des restes. J'avais fait un couscous, pour 40 environ, et en fait on n'était que 20. J'aurais dû me douter que le trio "merguez poulet ET mouton" ça aurait fait trop, mais quand j'achète de la viande je deviens dingue (ça doit être l'odeur du sang) et je perds tout sens de la mesure... et forcément, ces espèces de copains (qui boivent trop, entre nous soit dit), ont tellement dansé, bu et mangé de cacahuètes qu'ils n'ont pas fini les gamelles. Quels traitres lâches.
MAIS, comme je suis d'un naturel optimiste, j'ai décidé de pas me laisser abattre, j'ai fait la danse du kibou (patience, bientôt un grand film d'animation pour que vous puissiez la faire vous aussi chez vous), et je me suis dit que je ferais des boulettes.
Grand bien m'en a pris.
Evidemment, il ne s'agit pas de faire un couscous rien que pour faire des boulettes. Quoique... Et puis je vais pas vous donner la recette du couscous que je fais, parce que c'est déjà assez compliqué de pas se mélanger les étapes dans la cuisson de la semoule (imaginez que j'ai presque pas bu pour être sûre de pas rater un tour, d'autant plus qu'il a fallu la cuire en deux fois, alternativement. Bref, je vous épargne les détails mais sachez seulement que j'en ai fait pour une bonne vingtaine de bons mangeurs (mais je vous en dis assez pour me faire mousser, parce que la modestie, c'est vraiment un concept qui m'est étranger (j'ai tous les défauts, même les moins courants) ). Alors disons qu'il restait de la viande, j'ai pris donc le mouton (pour ceux qui voudraient faire un mini couscous, sachez juste que j'avais fait revenir le mouton (du collier par exemple), sans gras, (ça me fait mal de dire ça, mais c'est pas la peine), puis j'ai ajouté oignon, ail, du concentré de tomates, et du raz el hanout, et puis de l'eau pour recouvrir, et enfin, les navets, pommes de terre, pois chiche, carottes et du céléri branche. En fin de cuisson, les courgettes.
Bien, quand ça a cuit longtemps longtemps, la viande est toute fibreuse et on peut trier les os de la viande. On la mixe (pas trop, faudrait pas refaire la viande prédigérée des nuggets qu'on trouve dans nos villes perverties), et puis on y ajoute un oeuf, on mélange bien, on peut poivrer, pimenter (je n'ai pas fait ça parce que je croyais que ce serait assez parfumé, mais je me suis plantée. Oui, moi aussi ça m'arrive) et épicer (au choix, cumin, raz el hanout...) pour que ce soit pas aussi fade que chez moi. Je vous rassure, on a tout mangé quand même. J'avais une idée pas bête (hé hé): j'ai ajouté une petite branche du céléri qui me restait, une petite branche toute tendre, le coeur en quelque sorte (j'aime quand la cuisine et la chirurgie se croisent au carrefour de la poésie)... et j'ai mélangé ces petites feuilles et sa petite branche coupés fin, à la viande. C'était fade quand même, alors même si j'ai saupoudré de paprika alors que ça grillait dans la poêle pleine d'huile et de beurre (je me retrouve enfin, aaah, j'ai l'impression de respirer de nouveau (entre les plaques de cholestérol)), je vous conseille VRAIMENT (allez, obéissez moi pour une fois. Bon, c'est pas grave si personne n'essaie jamais les recettes que je propose, d't'façon, c'est pas le but. Mon objectif c'est ... bon, je sais pas bien en fait, à part anéantir le monde en l'abrutissant, je vois pas bien ...) bref, relevez moi tout ça!
Après on peut faire des boulettes en les roulant dans la chapelure, mais c'est pas mon genre (il faut avoir un style particulier pour faire ça, c'est comme faire des tartares de légumes et de présenter ça avec un CERCLE. Je vis pas dans le même monde que ceux qui ont des cercles et des dénoyauteurs. Je vous le rappelle, je suis peut- être un insecte. Extraterrestre en plus. Et qui boit jamais . Naaan, y'a des limites au crédible quand même), bref, j'ai roulé mes boulettes bien tassées dans la farine (en plus, c'est comme "pédaler dans le yaourt", j'adore les expressions culinaires) et comme je vous l'ai dit (mais ça me fait teeellement de bien de parler de matières grasses saturées en tout, alors je vous le redis...) on fait frire ça dans du beurre. Wahooouuu! Voyez les petites particules de légumes qui glissent sur la pellicule de graisse qui enduit la paroi de tous mes intestins. Comme elles ont l'air épanouies, et libres, et enfin décomplexées. J'adore imaginer l'intérieur de mon corps. (je vous parle pas de l'intérieur de mon gros intestin, vous avez remarqué?)
Avec ces boulettes, j'ai fait une purée pommes de terre céleri (il m'en restait un entier. Faut pas dire à ma mère que c'était pas si mauvais, ça fait des années que je boycotte le céleri cuit à la maison) (parfaitement, fille indigne) (et chiante) (et qui pue).
"tu nous as bien roulé, tu vas... AAAHH pas la fourchette!"
Bon, je vais me faire une tartine de krill, ça va me faire du bien, salut les gars!
27 mai 2007
petits roulés de viande aux aubergines (avec sa farce MAISON!) (personne voulait faire les courses!)

on fait des caprices et on se roule par terre
Quand le kibou a découvert un truc, on ne mange que ça pendant des semaines (les copains se souviennent encore des tonnes de variantes de sauce au speculoos, ou des périodes de poisson... ) Et figurez vous que depuis que j'ai un vrai four, aucune recette n'est impossible (sauf les plats sucrés, ces trucs maudits qui refusent de m'obéir). Et j'ai donc appris à faire des tranches d'aubergines grillées pour en faire des trucs incroyables! Je vous avais montré des super petits gâteaux aux aubergines, une présentation à faire rougir le diable, et cette fois, j'ai mixé une recette de Grand Chef, des roulés d'aubergines avec du fromage, et j'ai plutôt mis du porc, histoire de le faire rougir lui aussi. Et ce soir là, on n'a pas invité ceux qui ne comprennent pas comment on peut manger un truc si proche de l'homme et qui mange lui même tellement de trucs dégueulasses (ma mère dit que quand même c'est bien pratique le porc, parce que c'est le meilleur moyen de se débarrasser d'un cadavre, c'est prouvé, le cochon, il mange tout, même les ongles et les cheveux, il reste aucune trace d'ADN, le crime parfait) (ma mère est une scientifique avide de connaissances).
Comme je ne suis pas une fan du fromage avec les légumes, j'ai choisi de faire plutôt une petite farce carnivore et j'ai allumé mon four très chaud (et la farce, je l'ai faite moi- même parce que personne ne voulait se lever pour aller en acheter au marché. J'en ai marre de vivre avec que des fainéants qui ont le même rythme de fainéant que moi. Y'en a bien qui ont proposé la chair à saucisse de supermarché, mais je refuse de cuisiner cette horreur, ça me donne la nausée. Parfaitement. Je veux bien essayer de manger des grillons ou des sauterelles si un jour on m'en cuisinait, mais pas ça). Alors, j'ai fait une farce maison. Comme je n'avais pas de cochon dans mon appartement (j'en ai bien un mais il devait aller à l'école le lendemain), j'ai pris deux échines de porc, je les ai mises à cuire. J'ai coupé une aubergine en tranches dans le sens de la longueur, je les ai mises à dégorger avec du gros sel (on notera que je ne l'ai pas EGORGE, n'est ce pas petit chercheur google) (j'ai pas dit gogole hein. Allez, je l'ai pensé). Dans une petite poêle, j'ai mis des lardons à cuire, et quand ils ont été presque cuits, j'ai mis le gras à part (excellent pour lutter contre les engelures aux pieds), et j'ai cuit un oignon réduit en miettes (il avait pas payé sa taxe révolutionnaire), avec les lardons et le gras qui restait. Ensuite, j'ai installé les aubergines sur une grille recouverte d'alu, avec des herbes genre thym romarin, origan et de l'huile d'olive, dessus ET dessous. J'adore faire hurler mes lecteurs...
Après j'ai mis des champignons en lamelles à cuire, et puis je les ai mélangés avec les lardons et les oignons, et puis hop, tout le monde est allé faire un petit tour dans le mixeur, avec les échines de porc cuites, coupées en morceaux et surtout débarrassées de leurs petits os traîtres. Réservez les os pour plus tard (si y'a un copain qui se tape l'incruste, c'est comme avec les arêtes de poisson, faut toujours les mettre dans l'assiette de quelqu'un qui se croira maudit. Et c'est vrai, il a pas de chance, j'avais bien trié pourtant).
On mixe grossièrement, on poivre et puis on goûte, parce que pour le sel, faut voir, entre les champignons fades et les lardons trop salés...
et ensuite, ben, vous vous doutez qu'il y a rien de sorcier, j'ai pas inventé le fil à couper le beurre, ça se saurait, on met un peu de farce sur l'extremité d'une tranche d'aubergine, on roule comme on peut, et on met dans un petit plat. Normalement, avec l'huile, ça colle bien (ah ben oui, hein) et ça se tient correctement. Pour une fois que personne fait de tentative de fugue... Si vous avez inventé le fil à couper le beurre, vous saurez peut- être répondre à cette grave question métaphysique, faut il poser la farce du côté de l'aubergine où y'a les herbes, pour que la farce profite des arômes des herbes, ou plutôt de l'autre, pour que ce soit plus joli? Ici on s'en fout, on n'aime pas les mots comme métaphysique, on se dispute plutôt pour savoir qui va se lever chercher le rouge.
Je trouve qu'on peut tasser encore de la farce une fois le rouleau fait, avec les doigts, comme des dégoutants, comme un kibou sauvage (promis bientôt je vous explique l'histoire du kibou, la chorégraphie du kibou, tout ça...) et hop, au four (que vous n'avez pas coupé, j'espère, après avoir fait griller l'aubergine dedans. Sinon, permettez moi de vous dire, vous êtes vraiment pas organisés pour des lecteurs de blogs de cuisine...)
Allez, c'est prêt, vous pouvez manger et rigoler quand le copain s'étrangle avec les petits os. Plaignez-le, et laissez- le raconter qu'il comprend pas pourquoi ça lui arrive tout le temps, et qu'en plus, c'est pareil avec les arêtes... (si vous prévoyez un dessert, prévoyez le même coup avec les noyaux de cerises dans le clafoutis. Et c'est encore mieux si tous les autres copains sont au courant).
bonne journée, sponsorisée par le kibou farceur
18 mai 2007
le lapin à la chicorée et à la bière de Toulouse. J'rigooole!
Aujourd'hui, je vais vous montrer que je suis trèèès maligne. Je peux mélanger deux recettes pour créér un truc unique. Oui, exactement, comme Dieu. Sauf que moi, je file mes tuyaux, pas comme ce radin.
Au départ, il y avait deux recettes: une recette de poulet à la chicorée de Pierrot et une recette de lapin à la chicorée que j'ai attrapée je sais plus où.(je parle de Pierrot de la télé, pas de mon tonton Pierrot) (quoique le paté à la framboise de mon tonton mérite d'être goûté. C'est une réussite. Pas gastronomiquement, mais pour... bon j'ai pas trouvé pourquoi, mais ça vaut le coup, croyez moi...) Bon, faut savoir que Pierrot (de la télé), il fait de la cuisine du nord. Et la chicorée, c'est un truc du nord. Alors on fait pas les malins, et on l'accompagne d'endives, et on boit de la bière avec.
Comme vous l'avez compris, je n'ai aucune pitié pour les lapins, je dirais même que j'adore ça. Mais c'est pas que par sadisme, c'est aussi que je trouve que la chair est très fine, et se prête à la sauce (à mon avis), parce qu'elle est assez fade et un peu sèche car très dense.
Cette recette là marche très bien aussi pour le poulet. Aucune pitié pour ces bêtes là non plus (c'est très con une poule) (si vous vous dites "oh quand même, c'est gentil, ces petites bêtes", c'est que vous n'avez jamais vu une poule vivante, dans son état normal. C'est à dire très con.). En même temps, je n'ai besoin d'aucun prétexte pour bouffer quelque bête que ce soit, c'est physique, j'ai goûté au sang quand j'étais petite. Et après, c'est comme pour les chiens, si on les pique pas, c'est foutu. Mes parents m'ont gardée. C'est de la que ma soeur a attrapé le tétanos... bon. Bref.
Pour ce lapin, ben... déjà, il vous faut du lapin (!)... pour 4 copains, on avait une moitié de lapin (c'est comme ça dans les mégalopoles, on trouve des moitiés de lapin. Me demandez pas comment il a pu grandir, ça reste un mystère), ça fait un peu juste je trouve, mais bon, on va pas pinailler, faut juste prévoir des endives et des patates pour accompagner, et pis un dessert ou du fromage pour ceux qui ont raté leurs années de maternelle (pour cause d'ennuis judiciaires) où on apprend à faire des gâteaux au yaourt.
Allez, je vous explique comment que j'm'y suis prise:
d'abord, on dépiaute le lapin. Non, je rigole, dans les villes, le lapin est déjà découpé, à croire qu'il y a des labos où on fait grandir des pattes ou des râbles de lapin, à la cellule souche, dans des grands bacs plein de liquide amniotique, avec des néons pour éclairer tout ça.
Une fois qu'on a nos morceaux de lapin, on verse dessus l'équivalent de 4 cuillères à soupe de chicorée liquide. Normalement, on doit tourner les morceaux dans la chicorée dans une assiette creuse, mais je trouve qu'il y a plein de petits coins pas mouillés. Bon, faites comme vous voulez. Ensuite, on les roule dans la farine, et on les met dans un mélange huile beurre chaud (dans une grande cocotte par exemple). Pendant que ça grille, on coupe un oignon en petits morceaux, et deux carottes en rondelles. Et pis, on les laisse pas à traîner, y'a pas de raison qu'ils restent là à rien foutre ces fainéants, on va aussi les mettre avec le lapin quand ce dernier aura bien grillé de tous les côtés. On laisse roussir tout ça, on ajoute des champignons, genre 500g (on peut en mettre moins si on veut, moi j'aime bien qu'il reste de la sauce aux légumes pour la congeler, et la ressortir pour améliorer un steack haché trop simple) et on verse dessus de la bière, genre entre 30 et 40 cl (mais pas de la kro ni de la 1664, c'est dégueulasse, prenez ce que vous voulez comme bière, blonde, brune ou ambrée, mais pas ces saloperies, vous seriez déçu). Si tout ce liquide ne recouvrait pas tous vos ingrédients, ajoutez de l'eau pour recouvrir.
Vous pouvez aussi, je vous le conseille, mais vous êtes pas obligé de croire que c'est très malin, mais tant pis pour vous alors, mettre des endives à cuire dans un mélange d'huile et de beurre. Vous laissez cuire à feu vif pour que ça caramélise, de tous les côtés, puis vous couvrez en baissant le feu. On laisse mijoter tout en même temps, Et c'est là que c'est super, vous pouvez faire tous vos trucs préférés
pendant un bon moment: ranger votre congélo par ordre alphabétique,
dire des horreurs aux gosses qui passent sous vos fenêtres dans la rue ou finir la bière (il en reste normalement)... à vous de voir. Je vous conseille aussi de verser un peu d'eau dans les endives si vous voyez que ça crame.
Dans tous les cas, quand on est prêt à manger, on met des pommes de terre à cuire, à l'eau, et on saupoudre un peu de cassonnade sur les endives. Quand les patates sont prêtes, vous pouvez servir. Evidemment, comme tous les plats mijotés, c'est meilleur le lendemain. Mais faut pas avoir invité ses copains au dernier moment pour ça...

c'est bien du lapin, t'es sûr?
salut du kibou qui pourrait bien cuisiner ses copains s'ils se tiennent mal. Avis...
14 mai 2007
tourte au poulet (pas entier, le poulet, hein, allez, aux MORCEAUX de poulet)

Pour une fois que je réussis un truc manuel, je me la pète à fond. Regardez moi cette tarte! Comme j'ai eu un cours de photos par Grand Chef, je n'ai pas fait un mélange très con comme d'habitude, sans aucun intérêt du point de vue de la présentation. J'ai compris tout l'intérêt que je pouvais en tirer parce que je suis maligne : comme ça, je toucherai vachement plus de monde avec mes messages subliminaux (un jour je vous expliquerai pourquoi vous commencez à vous transformer en kibou et que vous buvez de la bière), maintenant, je vais faire des trucs sucrés, beaux ou avec de la mangue ou avec les mots clés "pas de crème fraîche", "à bas le beurre" ou "le surimi est un brûle cellulite".
Si seulement j'arrivais à faire des gâteaux roses... désolée pour la chaîne initiée par requia pour le blog "femme avant tout", mais je suis bien incapable de faire un truc présentable. A la limite j'aurais pu ouvrir un rosé, mais après il aurait fallu le boire, et franchement, ma vie est déjà assez merdique en ce moment pour en rajouter. Bref, je me suis donc vachement appliquée avec la déco de ma tourte (non, j'ai pas obligé un enfant esclave à le faire alors qu'il passait par là pour ranger la serpillère).
Alors comme on ne voit pas ce qu'il y a dans cette tourte, je vous le dis tout de suite: poireaux, champignons, filet de poulet en morceaux, crème fraîche, oignons et lardons pour relever un peu. Et comme tout ça est dans le désordre, je vais vous aider à ranger ça (qui a dit "tu ferais mieux de ranger ton appart, on s'y retrouve plus, on se demande même si notre vieux copain Johan qui a disparu depuis deux mois ne serait pas en train de crever dans un coin chez toi tellement ça pue"?)
Allez hop, c'est parti:
Pour une petite tarte:
d'abord, on prépare les poireaux moi j'en avais 3 petits, on les coupe en petits morceaux, on les jette dans une casserole où un peu de beurre a fondu, on mélange bien, on laisse cuire doucement à feu doux avec un peu d'eau si ça devient trop sec trop vite. Ou alors on choisit ce moment là pour mettre les champignons en lamelles, et comme les champignons ça rend du jus, hop, d'une pierre deux coups. C'est à ce moment là qu'on peut allumer le four au max, parce que la pâte feuilletée, c'est une coriace.
A part (je pense qu'on peut coordonner ça mieux pour avoir moins de vaisselle, maisj'ai pas réfléchi longtemps, j'ai passé un pacte de sang avec les copains, le premier qui vient piquer un truc dans les plats alors que c'est pas cuit, il fait la vaisselle. Comme ils boivent tout le temps, c'est pas compliqué, il y en a toujours un qui se rappelle plus et qui se fait avoir) on fait griller des lardons. ça aussi, question de rendre du jus ça se pose là. Bref, quand ils sont presque cuits, on se débarasse de la plupart du jus (gardez le gras pour faire des blagues ou un gâteau), et on y ajoute un oignon en morceaux. Quand tout ça c'est cuit, on mélange avec tout le reste, les poireaux, les champis, tout ça. Et pour pas rajouter de vaisselle (surtout si c'est le copain qui a eu une aventure la nuit dernière dont on voudrait tout savoir qui est bloqué dans les marmites cramées), on fait cuire le poulet en morceaux dans la même poële, et quand c'est cuit, on prend un plat à tarte , on étale une pâte feuilletée (oui, maintenant que la pâte feuilletée se vend toute faite, toute étalée, on peut la compter, ce n'est plus la peine de parler en poids. Vive le monde moderne), on met toute la farce qu'on a mélangée avec de la crème fraîche (je vous donne pas de quantité, de toute façon vous allez mégotter, je le sens bien) dessus (ben oui, pas dessous!), et puis, on étale la deuxième pâte feuilletée sur la farce (dessus et dessous en même temps, ouh là, faut être coordonné) et on coupe les bords si y 'en a trop. On appuie sur les bords pour les souder, on creuse deux cheminées. Alors après, c'est là que ça devient technique.
On prend les bandes qui n'ont pas servi, on les étale là où ça nous intéresse dans un sens, puis on en met d'autres dans l'autre sens. Parfaitement, je vois qu'il y a des forts en géométrie, on fait un QUADRILLAGE.
Voilà, après, c'est pas compliqué, on fait cuire, et on sert quand tous les copains ont raconté leurs dernières aventures et qu'on s'est bien tous foutu de notre gueule les uns les autres. On s'adore.
allez, à bientôt, bisous du kibou qui se met au macramé en pâte feuilletée.
