les copains du kibou

de la cuisine, des copains, des bières

19 juin 2008

des escalopes de poulet en morceaux, des courgettes au miel et aux épices. Tout pour bien commencer un polar...

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et comme d'habitude, ils meurent tous à la fin, percutés par un motoculteur fou.

    salut à vous, petits lecteurs pleins de vitamines, aujourd'hui je vous aurais bien volontiers donné une des multiples recettes pleines de pâtes, de  crème fraîche, de lardons et de mauvais gruyère chimiquement transformé que certains de mes potes exigent ces temps ci. Vous pouvez pas savoir le calvaire que je vis en ce moment. Je rigole, c'est ces pauvres petits chéris qui finissent par réclamer des petits légumes, alors on leur a fait plaisir, parce qu'un copain bien nourri est un copain qui a un poil brillant et des dents saines (et que les bêtes génétiquement modifiées artisanalement dans la cave font moins d'histoires quand les copains ne trichent plus autant au poker).

     Donc je vous donne une recette qui a contenté tout le monde (les bêtes de la cave qui n'ont pas de nom, parce qu'au delà de trois croisements, on ne peut plus faire d'association de mots sans qu'on ne reconnaisse plus rien du tout, bref, ces animaux- là étaient contents de manger de la viande, les copains des petites courgettes, et moi des nouilles chinoises). On a jeté là dedans quelques petites épices pour que tout ait une cohérence, parce que oui, les épices, c'est la cohérence de la vie (je viens de lire un traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture, dedans y'a plein de bonnes idées de ce genre là pour rigoler avec ses copains. J'ai gagné le dernier concours de blagues avec cette référence, mine de rien).

    Alors comme d'habitude, notre histoire commence par l'arrivée en gare de notre copain l'oignon, qui se fait découper en petits morceaux dès les premières pages, pour finir dans l'huile d'olive chaude. C'est marrant, à chaque fois, ces imbéciles d'oignons prennent le même train, arrivent dans la même ville, finissent de la même tragique façon, et ils continuent à se demander dans leurs journaux locaux ce qui leur arrive comme malédiction. Je l'ai toujours dit, mais vous serez bien obligés d'en convenir, qu'est ce qu'ils sont cons ces oignons quand même.

   Arrive ensuite les copines courgettes, qui croisent malencontreusement la route du psychopathe, qui les aurait volontiers épargnées, mais elles en savent trop, pis elles pleurnichent, et ça dérape. Hop, avec les restes de l'oignon. Plus tard, il a même mis de l'ail qu'il avait écrasé en allant acheter un nouveau râteau (me demandez pas ce qu'il voulait en faire, j'aime pas me mettre dans la tête de ces mecs là, après je grogne et je bave en parlant). Il a salé avec de la sauce soja, il a mis du quatre épices et du gingembre.

    Voilà ensuite comment il a procédé pour que la viande soit grillée, sans que les courgettes finissent en purée: il a versé les courgettes/ oignon dans une assiette, à part, ça  c'est ingénieux comme tout, je vous conseille. Je vais créer un mot, tiens, on a qu'à dire qu'on réserve. Ah, je savais bien que je finirais par devenir quelqu'un d'important, malgré tout ce qu'ont pu dire tous ceux qui se foutent de moi quand mes belles présentations de terrines de légumes s'écrasent lamentablement.

    Puis, des escalopes de poulet en petits morceaux ont sauté dans le wok, mais je peux pas vous raconter c'est trop horrible (vous n'aimez sûrement pas les histoires de sadiques qui découpent des animaux vivants).

    A côté, des nouilles chinoises ont été jetées dans l'eau bouillante quelques minutes (mais ne les pleurez pas, les nouilles, comme leur nom l'indique, n'expriment rien, donc ne pensent rien, donc ne sont rien. Comme les plantes ou les présentateurs télé).

    En général, si tout a été bien préparé avant (c'est à dire si l'auteur de ce polar a fait un PLAN pour éviter que ce soit la cavalerie qui débarque juste à temps pour éviter que Jack l'Eventreur ne dévore la reine avec des cornichons (une assiette anglaise ça s'appelle), parce que ça fait pas crédible) (même s'il a eu le temps de lui manger le petit doigt). Bref, si on s'est bien débrouillé, la viande est cuite à feu très fort pour griller, on la verse avec les petits légumes, au chaud (non, on s'en fout, on fera réchauffer, c'est rien si on réserve à température ambiante). Puis, on fait griller les nouilles dans le wok, sans rien, que les restes de gras, comme ça, ça croustille un peu, nous on aime bien. Et après, on les réserve elles aussi, mais plus loin encore (qu'est ce qu'on réserve ce soir!)

    Et puis, on verse une cuillère à soupe de miel dans le wok, on laisse chauffer, juste le temps de se dire "la vache, ça a l'air de chauffer fort le miel, je vais pas y mettre mes doigts, quelle drôle d'idée", on y verse la viande pour qu'elle roussisse un peu là dedans, puis, APRES seulement on ajoute les courgettes et oignons froids qui patientaient sagement (tu vois roger, quand on est mort, on est patient. Je devrais écrire des livres, ça s'appellerait "élève ton enfant comme un kibou- pour avoir des enfants sages, qui dérangent pas, qui coupent pas la parole, qui mangent pas salement- ). Et enfin, les nouilles. On mélange, c'est prêt à manger, y'a plus qu'à attraper le copain qui a piqué un morceau de viande dans le wok pendant que ça cuisait pour le punir de vaisselle (Y'en a toujours un. Va devoir laver toutes ces assiettes creuses où on a réservé plein de trucs pour la peine).

    Et voilà, ENCORE UNE GRRRAAANNNDE REUSSITE DU KIBOU. Du kibou? Mais comment on a bien pu passer de "psychopathe sanguinaire" à "kibou"? Raah, tout mon plan de com' est à revoir.

    Je vous ai dit que je vous faisais des bisous? Non? Bon, j'essuie mes moustaches pleines de sang et je vous fais des bises, plein de bises, tiens, surtout si vous sentez bon le mimosa.

Posté par lili violette à 10:26 - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

    quelle joie de te relire et de voir en prime une magnifique photo...pour les assiettes creuses je peux te preter Gaston mais rien que les we quand je joue' aux boules avec choupinet hein (rohhh boules de pétanque bien entendu
    si non euh tu pourrais publier le traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture ça intéresserait vachement ma belle mère, je le sens bien !!
    bizzzz

    Posté par Domi, 19 juin 2008 à 11:19
  • J'ai perdu le fil quelque part, j'ai du me perdre en route. Voyons, ou en etions nous. Pfff, je recommence.

    Posté par Gracianne, 19 juin 2008 à 15:19
  • je ne sens pas le mimosa

    la je sens la vanille, c'est pas grave? Des bisous du kibou sans relans de biere c'est tellement rare que je prend direct ^^
    Par contre je laisse les courgettes, beurk pourquoi manger ces machins la, les couper, découper, éplucher pourquoi pas ... mais les manger ... brr

    Posté par canie, 19 juin 2008 à 19:57
  • ça c'est vrai qu'ils sont cons les oignons mais en attendant ils nous font bien pleurer avant de passer l'arme à gauche !
    Tiens c'est marrant il ne doit y avoir que les nouilles chinoises qui n'expriment rien car moi j'en connais plein qui n'arrêtent pas de glousser comme des dindes. Tu m'as donné une idée, pour m'en débarrasser je vais leur offrir de l'eau de toilette qui fleure bon le Saint Albrey..... euh non le mimosa !

    Posté par bloga2, 21 juin 2008 à 17:31

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