15 octobre 2007
Attrapez un mouton, épluchez-le...

Quoi "bloup bloup bloup"? articulez, je comprends rien.
Au départ, c'était bien parti, j'avais prévu de suivre une recette, et puis, c'est parti en vrille quand j'ai vu que je n'avais rien de ce qu'il fallait. alors, ça a été de l'impro, et ma foi, ça a marché, les copains ont mangé sans raconter trop d'horreurs, ce qui est signe qu'ils aiment bien...
Voilà comment je m'y suis prise: (je vous donne les proportions pour 4 personnes, à vous de faire un produit en croix pour ajuster en fonction de vos copains à vous, et de ce qu'ils ont fait (les miens n'ont pas autant faim quand ils reviennent de leur club de spiritualité ou d'une course en bulldozer sur un parking, allez comprendre).
Prenez 8 petits morceaux de mouton avec un os au milieu (pas moyen de trouver le nom de ces os, j'aurais pas dû sécher les cours de vocabulaire dans ma formation de boucher- charcutier- traiteur (option noms d'oiseaux)), faites les revenir dans la cocotte pour qu'ils dorent. Inutile de rajouter du gras, ils en ont bien assez comme ça, ça va laisser une pellicule dans le fond. Heureusement que je ne publie pas mes billets le matin à l'heure du petit déjeuner. Je dis ça pour vous, moi je l'écris en buvant mon café au lait. Je suis indestructible.
Ensuite, on ajoute 2 oignons, qu'on laisse aussi dorer, et quand ça commence à craindre pour eux (y'a pas assez de gras, ils noircissent, faut pas rater le coche), on ajoute 3 carottes coupées en rondelles, et pis 4 tomates. Y'en a qui les éplucheraient, moi, je fais pas ça, les copains se rendent compte de rien, au pire ils laissent les peaux sur le bord de l'assiette, je trouve quand même ça moins terrible que si je mettais des noix dans un gâteau avec leurs coquilles. En plus, faut quand même le dire, je trouve que quand on ouvre ses cannettes de bière avec les dents, on peut plus tellement se plaindre de trouver des coquilles d'oeuf ou des arêtes dans son assiette.
Ensuite, on rajoute 2 gousses d'ail, sans la peau, mais entières. Et puis du thym frais et du persil (vous le croyez si je vous dis que je cueille ça sur mon balcon, qu'ils poussent bien malgré les gaz d'échappement, qu'ils dorment bien malgré le bruit des camion de poubelles? Bon, d'accord, ils insultent les voisins, on peut pas tout avoir).

Ensuite on sale, on poivre, on verse beaucoup d'eau, (soyons cru, disons le carrément, on noie tout le monde) et on saupoudre de cannelle, paprika et de safran. Je crois que c'est le secret, ça, le safran. J'adore. Bref, arrêtons de parler de mon secret d'éternelle jeunesse qui n'a aucun effet secondaire (à part le fait d'ouvrir un blog pour écrire n'importe quoi, mais avouez qu'en échange de la beauté du diable, c'est bien peu d'ennuis). (que ceux qui y croient m'écrivent un mail, je me ferai un plaisir de leur vendre un peu de mon stock béni par une vierge bossue un peu mytho que je connais).
On laisse mijoter quelques heures jusqu'à ce que la viande se détache des os (ouh, on se croirait dans l'autopsie d'un vieux polar bien glauque) et le meilleur, je ne sais pas si c'est la viande, ou le bouillon qu'il en résulte. Surtout, s'il vous reste du jus, ne le balancez pas, ça pourra vous servir pour cuire du riz ou de la polenta (comme Lucile Poppins) ou même, mixez- moi tout ça pour faire une soupe...

Et voilà, encore une aventure qui se termine bien pour le kibou (ah par contre, c'est dramatique pour nos amis les moutons, nombreux à me lire, je le sais, mais que ceux ci se consolent, la semaine prochaine, une recette de caneton nantais)
bises du kibou!
12 octobre 2007
boeuf russe à la kacha (pas à la vodka voyons, qu'allez vous chercher là?)

mijotons, mijotons mijontaine
Dans un Cuisine Actuelle, plus précisément le hors série de fevrier-mars 2007 (moi j'achète pas le "Elle à table", y'a trop de recettes pleines de fève tonka, de mangue ou autre ricotta, et de tas de plats accompagnés de bons vins en plus. Quelle horreur), y'a une recette qui m'avait tapé dans l'oeil. Evidemment, c'était pas une recette de petit dessert aux fruits rouges, avec du fromage blanc à 0%, vous voulez me faire crever ou quoi? Si vous avez envie de viande, lancez- vous là dedans, c'est facile et délicieux. Bien, maintenant que j'ai (presque) parlé comme un blogueur culinaire lambda (c'est pas une critique contre les autres blogs, prenez plutôt ça comme un exercice de style). (je m'entraîne, et bientôt je saurai mieux reproduire à l'écrit l'accent de Cyril Lignac "aloreuh onm prend eune man angue, et an la coupeuh ang lamelles". Et je me ferai sa coupe)
Sans plus de critiques pertinentes et constructives, la recette:
pour 6 personnes
D'abord, on coupe 1,2 kg de paleron de boeuf en lamelles. J'ai pas eu la patience, j'ai fait des cubes. Fallait s'y attendre, mon grand couteau qui coupe bien m'a lâchée l'autre soir. Les copains me l'ont confisqué, tout ça parce que je l'ai pas planté où je voulais (rien qu'une bière ça distord le réel quand même. J'aurais pas dit.) T'façon j'm'en fous, il était usé (les petits os de petits animaux ça lui plaisait pas. Il réclamait tout le temps que je lui achète de la mangue, pas des petits lapins). Puis, on fait dorer la viande dans du beurre (ou de la margarine. Oaah, ça c'est une super blague) avec 2 oignons coupés. Ensuite, on ajoute 2 c à soupe de moutarde. On saupoudre de farine (1 c à soupe), et on ajoute 1 litre de bouillon de boeuf. Avec ça, du laurier, du persil et du poivre (je ne mets pas de sel, parce que je n'avais pas de vrai bouillon de boeuf, mais un très vieux cube qui traînait dans le fond d'un placard. C'est un copain qui cherchait du désinfectant pour une expérience qui l'a trouvé, c'est dire. Le cube était tellement vieux qu'il voulait même raconter une légende, mais nous, on n'aime pas les vieux qui racontent des histoires, hop, au bouillon. On laisse mijoter 2 heures à feu doux, couvert.
Et pour la kacha, on fait revenir 200g de graines dans du beurre, on laisse griller un peu, et puis on couvre de 2 fois son volume d'eau. On laisse cuire le temps que les graines aient absorbé toute l'eau, et on couvre en coupant le feu. On sale et on attend 5 minutes, le temps de vérifier que les copains jouent bien sagement avec les chats et le désinfectant.

Quand on est prêt à manger, on mélange un peu de jus de citron avec de la crème fraiche (20 cl), et on verse dans la sauce.
Evidemment, on sert tout ça ensemble, sinon, ça vaut pas.

Et voilà le boulot, encore une mission accomplie avec dignité.
bises du kibou qui ne boit pas de vodka. Non mais oh.
09 octobre 2007
des petits chaussons aux épinards pour que les copains arrêtent de piquer dans notre assiette

Bon, cette fois ci, je vais pas mentir, les copains ne supportent pas l'idée de l'épinard, c'est un concept qui les dépasse. Soit disant que ça date de quand ils étaient petits (hauts comme deux broches) et fragiles (incapables de fracasser le moindre gars qui les aurait traité de buveurs de pastis) et qu'on les a obligés à en manger avec des knackis. Selon moi ça tient pas trop, parce que les knackis de la cantine, ça les a pas traumatisés visiblement. Pour une fois, ils ont mangé des cordons bleus pendant que moi je passais du temps à me faire ces petits feuilletés, et je vous garantis, pour une fois, ça m'a fait du bien d'avoir personne à courir dans mes pattes (même les chats snobent les épinards. Comme quoi, ça n'a rien à voir avec la cantine).
Allez, sans plus attendre (ouh, on se croirait dans un journal télévisé. A la fin je vous donnerai la météo, et un truc que tout le monde adore: l'état du trafic), la méthode.
D'abord on va cuire les épinards, parce qu'on prend des épinards frais bien sûr, ça n'a quand même rien à voir avec ceux de la cantine, on est tous d'accord là dessus, les épinards de la cantine, c'est dégueulasse (mais le surimi c'est bon) (je rigole, c'est juste pour vous faire réagir) (avouez, vous avez frémi, non?). Pour ça, on fait bouillir beaucoup d'eau, on lave les épinards (à moins qu'on aime le goût de terre (et dans ce cas là, on peut remplacer les épinards par les côtes de blette), et on les fait blanchir quelques minutes dans l'eau bouillante salée. On les égoutte, et on les tartine de crème fraîche, ça peut pas leur faire de mal.
A côté de ça, on fait cuire un steack haché par exemple (si vous avez des restes de mouton je pense que ça doit être très bien aussi, ou encore du veau haché. Allez, même du poulet ça marcherait je suis sûre. Quartier libre les gars, choisissez ce que vous voulez!) avec un oignon en petits morceaux. Tout ça dans le beurre, bien sûr, votre organisme doit être accro à toutes les substances toxiques que je vous préconise, à condition que vous suivez tous mes conseils et que vous mangez tout comme moi. Y doit y 'en avoir qui vivent comme ça, je suis sûre, y'a tellement de cinglés sur internet (tiens, celui qui a cherché "toxicité noyaux de cerises coussin" par exemple. D'ailleurs, c'est le même qui se pose des questions pas possibles comme "qu'est ce que mangent les algues" ou "pourrait empêcher les glaces au chocolat de germer").
Ensuite, on étale sa pâte feuilletée, on essaie de faire des ovales dedans (ou alors on fait ce qu'on peut et on rattrape avec des bouts de pâte biscornus, tout comme moi. Jamais aimé les travaux pratiques) et on pose des petits morceaux de steack et d'oignon, des petits bouts des fromage de chèvre, des tomates confites et des épinards, bien sûr, sinon, ça valait pas le coup d'écrire tout ça.
On replie (je vous laisse faire sans vous donner plus de conseils, vous vous débrouillerez mieux que moi, sans aucun doute...), et hop, au four très chaud (220°), jusqu'à ce que ça soit bien cuit. Et vous savez quoi? les copains ont pas pu s'empêcher de goûter (c'est le côté "petit chausson" qui leur fait perdre leur sens commun. La vue du sang aussi, mais rien à voir) et ils ont remarqué que c'est pas si mauvais qu'ils croyaient. Ils en ont pas eu quand même, je suis cruelle. (et pure aussi, mais c'est pareil, ça vous aide pas)
Voilà, et pour ceux qui n'attendaient que ça: aujourd'hui, temps dégueulasse, il pourrait pleuvoir du jus de carottes fermenté qu'il ferait pas plus moche (mais ça s'arrange dès demain)
plein de bises du kibou qui joue les médiums spécialisés en nuages.
03 octobre 2007
variation de soupes pleines de cochon.
Aujourd'hui, encore un reportage particulièrement intéressant en direct de la cuisine du kibou.

Vous connaissez le pâtisson? Oui, tous ceux qui lisent les blogs de cuisine connaissent ce truc. En ce moment, les copains du kibou mangent beaucoup de soupe. Ils ont essayé de râler "tout ce qui est liquide et qui n'apporte pas de levure n'est pas nourrissant et ça, c'est pas bon pour les ongles", mais ils ont fini par s'y faire (ils ne savent pas où manger de toute façon. Ils se sont embrouillés avec les patrons de tous les restaurants à 25 kilomètres à la ronde. Personne n'aime entendre les copains raconter leur dernière virée dans des quartiers louches, à la recherche d'organes périmés qu'ils pourraient revendre aux labos). Tout ça pour se payer des bières. Donc, ils ont accepté de manger des soupes, sans trop pigner. Par contre, j'ai mis des lardons dedans pour les calmer, parce que bon, des légumes et de l'eau, ce serait mentir que de dire que ça les transcende. C'est pas que ça me gêne tellement de mentir, d'habitude, mais là, j'ai un banquier qui esssaye de savoir si je suis honnête et qui me flique sur internet (je sais pas pourquoi, ça le travaille de me prêter du fric).
Bref, je vais maintenant vous expliquer comment faire cette petite soupe qui impressionne les gens qui ne savent pas ce que c'est qu'un pâtisson (c'est à dire tous mes copains) (des fois je comprends pas, question vocabulaire de légumes, c'est pas des lumières, alors que rien qu'au goût, ils sont capables de distinguer une bière belge d'une française, et MêME, parfois, ils peuvent donner la température à laquelle ils la boivent, et l'instant d'après, ils peuvent se transformer en bêtes enragées, juste parce qu'ils savent, par exemple, qu'ils ont trouvé du boulot, qui dans une usine d'équarrissage, qui dans un laboratoire d'analyse de microbes très virulents, qui dans un zoo (comme attraction extraordinaire, comme il est écrit sur les affiches), et qui comme chirurgien spécialisé dans les trous de nez. C'est pas grave, je leur explique. Je suis hyper patiente (contrairement à ce que pense ma famille).
Et à vous je vais donner la façon de le cuisiner, puisqu'après tout, c'est ça qui nous intéresse, c'est un blog de cuisine ici, pas un défouloir à idées perverses et farfelues.
D'abord, je lui ai fait une petite entaille, genre "je te coupe le haut, c'est pas pour te faire souffrir, c'est juste pour nourrir des gens que s'ils te mangent pas ils vont se rabattre sur les enfants qui font la manche dans la rue, et ça, ça craint (on digère mal)". Ensuite on lui vide les pépins genre "je t'enlève tes pépins, mais c'est pas pour que tu te reproduises plus jamais, c'est pour une bonne cause, pour éviter que des copains à moi s'attaquent à des enfants en sortie scolaire au musée". Puis, on creuse, on creuse, on creuse. Mais attention, on garde une peau assez épaisse pour que ça puisse servir de soupière. Très classe.
Et la chair qu'on a retirée, on la met dans une casserole, avec un peu d'eau (si on a du bouillon c'est encore mieux. Ben oui, mais qui a du bouillon dans son congélo? PAS MOI. Voilà, c'est dit), on sale, on poivre. On laisse cuire quelques minutes, et quand ça paraît cuit, on mixe. Et si ça fait un genre de bouillon de fils de cucurbitacée, on peut épaissir avec quelques flocons de purée traditionnelle déshydratée. Oui, je sais, c'est un peu inavouable. Voilà pourquoi on ne l'avouera JAMAIS.
A côté de ça, on fait griller des lardons dans une poêle, on les jette dans la soupe, puis, on laisse cuire encore un peu, histoire que ça donne le goût, et enfin, on verse l'ensemble dans la dépouille du pâtisson (vous l'aviez pas jeté j'espère? ah, sinon, tant pis, vous passerez pour un cuisinier nul en présentation. On s'y fait, je vous assure. On peut même participer à des concours des "plats les meilleurs mais les plus moches". J'ai 6 coupes (bancales, ça va de soi)).
Et ensuite, on sert ses invités, pour peu qu'ils ont pensé à débarrasser la table en virant les cartes IGN qui leur servent à comparer les quartiers de la ville et à faire un classement de ceux qui ont le plus fort taux de rats au mètre carré.
Et pour ceux que ça intéresse, y'a encore une recette de soupe, parce qu'on ne se lasse pas d'énerver les copains.
Mais faut dire que celle ci, elle leur plaît quand même vachement. Tu m'étonnes. Je me suis inspirée d'une recette de chez marmiton, et ça tombait très bien. Figurez vous que les copains, quand ils vont faire les courses, à part acheter du nutella et des bières, il leur arrive de péter les plombs devant le rayon de viande. Y'en a un, il a vu une grosse barquette de saucisses industrielles, il a craqué, il l'a prise. 18 saucisses. Alors, bon, l'a bien fallu écouler tout ça.
Pour une grosse soupe de pois cassée aux saucisses industrielles, voilà comment j'ai fait:
J'ai pris 300 g de pois cassés (en plus, quand j'ai vu cette recette, ça tombait très bien, je ne les avais pas fait tremper, forcément (je ne PEUX pas organiser des menus pour la semaine, ni même pour dans 15 minutes, moi. Je dois être trop intellectuelle).
Donc, je les ai rincés vite fait, et versés dans la cocotte minute de mon coeur. J'y ai ajouté 2 carottes, 2 petits oignons, du thym, du laurier, du persil. On verse 2 litres d'eau, on poivre.
On verrouille la cocotte minute, on laisse cuire 20 minutes à partir du moment où ça chuchote des absurdités (c'est très utile une cocotte minute, mais faudrait pas non plus que ça ait trop la parole, parce que je sais pas si vous avez déjà essayé d'écouter, mais elle dit n'importe quoi. Bon, c'est peut- être juste la mienne en fait. Si ça se trouve, la vôtre a fait des hautes études. De marketing par exemple. Ou de gestion du patrimoine. Bref, on fait cuire des saucisses (9 quand même) à côté de ça, et quand les 20 minutes sont passées, on n'ouvre pas la cocotte tout de suite, on laisse refroidir (en coupant le feu, bien sûr, sinon, ça marche moins bien) on attend 10 minutes encore.
Et quand c'est l'heure, on ajoute les saucisses coupées en morceaux, on sert rapidement, sinon, ben, les saucisses industrielles froides, c'est dégueulasse.

mais qui est là dedans? C'est pas toi Michel j'espère, tu as pas pris ton bonnet de bain
et voilà, c'est pas beau de rajouter des petits bouts de porc partout?
bises du kibou qui va se transformer en COCHON! (ouh, j'aurai enfin une bonne excuse pour manger les épluchures!)
28 septembre 2007
ça roule pour le kibou!

l'est pas beau le petit rôti à sa tata?
Voilà une recette inspirée par "qu'est ce qu'on mange?" (un vrai réservoir à idées, ce blog, entre nous soit dit).
L'idée de départ, c'était de prendre deux escalopes de poulet et de les utiliser pour faire un petit rôti, on les enroule autour de la farce, on ficelle, et hop, on fait cuire dans une poele. Evidemment, j'ai voulu suivre mon inspiration du moment, la volaille aux fruits secs, pommes et vanille (et je ne parle pas de ma voisine, c'est pas mon genre de faire des jeux de mots douteux que personne ne comprend mais dont tout le monde se doute bien qu'ils ne soient pas très délicats). Vous avez le mode d'emploi en théorie. Bon, évidemment dans la vraie vie, ça se passe pas comme on le prévoit, et ça se casse la gueule, tout comme je vous le dis, la farce se barre en vacances aux iles caraïbes, aller simple, évidemment, c'est le chantier dans la cuisine, on en a plein les mains, les chats attendent judicieusement que quelque chose tombe (comme par exemple, un rôti). Généralement ils finissent eux aussi couverts de sauce, et ils observent enfin avec curiosité les exploits de saut en longueur des restes de raisins secs et morceaux déchiquetés de poulet par la fenêtre, qui vont tomber sur le toit de la voisine (comme par hasard) et attirer les mutants échappés de l'orphelinat du coin de la rue.
Pour ceux qui ont des vrais doigts et le mode d'emploi pour s'en servir (jamais il faut balancer les mode d'emploi. En plus dessus il y a toujours les numéros à appeler en cas de dysfonctionnement ou pour faire marcher la garantie) et un peu de patience, voilà comment on peut s'y prendre, d'abord, on fait un truc marrant, on attendrit des escalopes de poulet ou de dinde (une par personne) avec un marteau à viande. ça rappelera aux copains qui c'est qui commande ici. On les étale, et on les badigeonne de miel. Je pensais qu'en arrosant de sauce soja, ça salerait, mais je suis pas sûre que ça apporte vraiment quelque chose d'intéressant, c'est peut- être aussi simple de saler avec du vrai sel. J'ai parfumé avec de la cannelle et de la muscade, mais je pense qu'avec du curry ça serait pas mal non plus...
On fait cuire des pommes en quartiers (un peu moins d'une par personne) dans du beeuuurre (je sais pas faire ça, mais imaginez que ce mot est écrit en lettres de sang dégoulinantes), on couvre pour que ça fasse presque de la compote, et on plonge les fruits secs dans de l'eau très chaude, pour qu'ils se réhydratent, comme des copains que je connais, les lendemains de bringue. Eh oui, la bière, ça n'hydrate pas du tout, contrairement à ce qu'on aurait pu croire. Tout comme s'étaler du yaourt sur la gueule, ça fait style, mais en fait, ça sert à rien (dieu merci). Pour vous donner une idée, moi, j'avais pris des pruneaux, des raisins secs et des abricots secs. D'ailleurs, si je peux me permettre de vous donner un conseil (une vraie Tante Kibou, n'est ce pas?), coupez les abricots secs, je n'ai pas pris la peine de le faire cette fois là, ben sachez que c'est écoeurant, faut pas en mettre beaucoup en fait.
J'ai fait griller une poignée d'amandes effilées et une autre poignée (ouh, info exclusive: le kibou a deux mains!) de sésame.
Et c'est là que ça devient critique: va falloir poser la farce sur les escalopes, replier la viande sur la farce pour que ça ferme, et entourer de ficelle pour que ça cesse enfin de gigoter, porter le rôti ainsi constitué (si vous avez bien suivi mes instructions) dans une cocotte où du beurre (ou bien couleur blanc cholestérol. Faudrait quand même que ça dégouline, y'a pas) était en train de fondre. On passe le rôti dedans pour qu'il grille un peu, et c'est là la subtilité de l'escalope, si elle est bien fine, ça cuit très vite, et tous les copains peuvent courir partout dans l'appartement pour mettre la table très vite, parce que c'est déjà prêt. Si vous avez pensé à faire cuire des petits champignons pour accompagner, bien sûr.

oh si l'est meugnon tout plein
évidemment, pour servir, faut couper de belles tranches normalement, mais chez moi, faut quand même avouer que la présentation, c'est pas ça. Mais comme tout le monde s'en fout, c'est parfait.
et comme vous avez été sages si si, je le sais, je vous donne une recette de gâteau roulé à la confiture, pour rester dans les travaux pratiques.

Et pour les maladroits, ça commence très fort, faut séparer les blancs des jaunes de 4 oeufs. On mélange les jaunes avec 125 g de sucre. Ensuite, on ajoute 125 g farine (mélangée à 1 cuillère à café de levure) en lui parlant gentiment (si on fait ça comme une brute, la farine va s'éclater à faire que des grumeaux. C'est une sale garce, faut quand même le dire).
Ensuite, on ajoute délicatement les blancs battus en neige sans les casser (oui, je sais, y'a qu'une certaine catégorie de personnes hautement intelligentes (et belles aussi) qui peuvent faire ça) , et puis on verse dans un grand plat rectangulaire beurré. On fait cuire 10 minutes à 210°. Et c'est quand c'est cuit que ça commence à craindre. Il va falloir humidifier un torchon et le saupoudrer de sucre (et c'est pas une blague), on démoule la pâte sur ce torchon, on tartine le gâteau de la confiture de son choix (quelle liberté! wouh!) et on attrape le torchon par un côté pour faire rouler le gâteau. On essaye de pas rouler le torchon dedans, à moins qu'on l'ait fait cuire préalablement dans le beurre, dans l'idée de recevoir sa belle mère.
Et voilà, ça c'est du repas à thème!
bises du kibou, dont le patron commence à aller mieux, merci de vous inquiéter pour lui.
22 septembre 2007
du porc au cidre. Au CIDRE? comment c'est arrivé chez le kibou, ça?

cochon qui s'en dédit
Alors aujourd'hui, on va cuisiner du cochon, parce que je sais pas vous, mais moi, j'en avais qui traînait dans le congélo.
Et ça tombait bien, avec ce cochon (qui s'appelait Kevin, et qui aimait les mots croisés et Mylène Farmer, paix à son âme), j'ai pu nourrir quelques copains. Eux, ils n'ont eu aucun mal à manger ce vieux cochon qui râlait tout le temps. Faut dire que le temps que je l'ai hébergé (il avait des ennuis avec le fisc, je pouvais pas le laisser à la rue), il a un peu pris la place des copains. Je lui faisais à manger rien que pour lui (il adorait mon cassoulet), et les copains, c'est un peu jaloux par définition. Surtout qu'un dimanche soir, ils ont compris pour les fondants au chocolat devant la série policière. Les copains, eux, ils ont JAMAIS de dessert.
Alors quand ce vieux Kevin s'est fait renverser par une camionnette pleine de fausses joconde en allant acheter son billet de loto, on a quand même un peu hésité. On appelle les flics ou le véto? Et pis on a finalement pensé que le mieux ce serait de lui rendre hommage. Et comme y'a un copain qui s'était pointé un soir avec une bouteille de cidre ('s'était planté, 'l'avait déjà trop bu), j'ai décidé que ce serait avec ça qu'on lui ferait sa fête à Kevin. Et avec de la crème fraîche. On a prévenu personne (de toute façon, il avait plus de famille), on l'a congelé en attendant une bonne occasion.
Quelques jours plus tard, j'ai vu un "cuisine des terroirs" qui se passait en Normandie et où on nous expliquait comment cuisiner à peu près tout (sauf les sushis et le couscous traditionnel) flambé au calva, mijoté au cidre avec de la crème fraîche. ça a été une évidence que ça lui aurait plu, à Kevin, de finir comme ça. Alors je vous explique comment cuisiner votre Kevin à vous, si vous avez le bonheur de le croiser. Kevin, c'est pour toi. Hommage.
D'abord, on fait revenir des oignons dans le beurre, salé, comme de bien entendu. On ajoute les morceaux de viande lorsque les oignons sont bien dorés, et on saupoudre d'une cuillerée de farine. Quand la farine a attaché dans le fond, cette traînée, on noie tout le monde sous 1 litre de cidre. Bon, presque un litre. Tiens, ce qu'il reste de votre bouteille après que tout le monde a goûté et s'est dit "c'est dégueulasse, cette bière, on dirait du smecta". On laisse bloublouter (le temps de torturer celui qui s'est planté dans le magasin en achetant du cidre. Nous, notre copain blagueur, on lui a récité toutes les déclinaisons latines à l'envers, et en lui tournant autour en faisant semblant de marcher lentement. On sait rigoler) et quand c'est pratiquement prêt, on fait fondre une cuillère à café de crème fraîche dans la sauce (je traduis les quantités en doses pour gens sains qui font trèèès attention à leur vie. Maintenant, j'apprends à parler sain, c'est marrant. J'ai la folie des langues étrangères, j'essaie de toutes les apprendre pour pouvoir faire semblant d'être possedée pour faire une blague au boulot)
et on sert avec des pommes de terre.

Kevin, tu resteras à jamais dans nos coeurs, on t'aime. Surtout avec cette sauce.
bises du kibou qui va maintenant faire un hommage à un grand homme disparu (je me lance dans une tête de veau)
17 septembre 2007
des petites courgettes farcies
Avant d'écrire quelque connerie que ce soit, je veux remercier mamm cooking, pour sa chouette bannière, et tout le tas de bloggueuses qui m'ont filé un coup de main pour comprendre comment fonctionne cette saloperie de mode avancé. Et puis, tiens, tant qu'on en est dans les amabilités, je vais dire aussi un grand merci à tous ceux qui me laissent des messages, parfois même depuis longtemps (oui, y'en a, ils se reconnaîtront), pasque quand même, faut bien que je l'avoue, ça me fait plaisir de voir que je suis pas la seule à rigoler de mes histoires... Voilà, maintenant, on peut recommencer à écrire des horreurs. J'vais vous raconter mon stage à l'abattoir de mon quartier. Je rigooole. Ah là là.

A vrai dire, cette recette est l'exemple même de la cuisine qui se complique la vie pour pas grand chose à mon avis. Voilà, encore une fois je voulais épater les copains (ça et fonder un fan club de hulk hogan, c'est mes grandes ambitions dans la vie), je me disais que ça serait très chic de faire des petites courgettes farcies avec un mélange de viande hachée, risotto au parmesan (oui, carrément), tomates confites (c'est encore plus chic que le risotto), oignons et ail. J'avais oublié que les copains s'en fichent pas mal que ce soit aussi élaboré. J'aurais mieux fait de leur lire la lettre de Guy Moquet en rotant.
Y'en a même qui ont dit (la bouche pleine, hein, les copains sont un peu mal élevés, pour ceux qui le savaient pas. Des fois, ça fait un peu comme si c'était tous des orphelins qui avaient grandi dans un zoo, avec les hyénes et les perroquets) : "dis- donc kibou, tu crois pas que ce serait bon aussi avec du fromage? et passe moi une bière, j'ai eu une journée difficile" (toutes leurs phrases finissent comme ça, le monde du travail est impitoyable faut croire). Comme quoi, vos copains à vous je sais pas, mais les miens, c'est sûr, faut pas se casser la tête pour leur faire plaisir. En fait je sais pas comment j'avais oublié qu'on peut très bien leur filer des croquettes et de la bière, ils sauront survivre dans une guerrilla urbaine après explosion de l'usine de bombes antipuces.
Je vais quand même vous donner la recette, bon, c'est pas pour que vous utilisiez tout en même temps, c'est pas la peine à mon avis, mais ça peut vous être utile de savoir faire du risotto ou des tomates confites par exemple. Je donne pas ça pour les bloggueurs, tout le monde a déjà vu les dix mille recettes existantes, mais c'est pour ma pauvre maman, par exemple, qui ne sait même pas ce que c'est qu'un lien caché ("quoi, qu'est ce que tu dis? Tu crois que je suis pas au courant des relations entre la mafia, les francs maçons, les aliens les poulpes géants et les politiques... moi aussi je lis les journaux, hein. Je te trouve de plus en plus impertinente, ça doit être les vapeurs de pigeons des villes crevés")
Allez, pour faire un risotto, on va voir chez elvira, Bon, pis comme j'ai plus rien à dire, je vous laisse.

Allez, je rigole, je vais quand même vous parler des tomates, parce que ça, c'est ma nouvelle découverte. Après les sauces au speculoos, après les tranches d'aubergines grillées, voilà ce que mangent actuellement les copains à chaque fois qu'ils viennent, à toutes les sauces, dans tous les plats.
Pour ces tomates, il suffit de pas grand chose, on coupe des tomates en quartiers, on les étale bien dans un plat (c'est ça le plus dur pour moi, y'a mon double (je vous en avais déjà parlé) qui a toujours envie de foutre les mains dedans pour tout mélanger ces petites tranches bien alignées, et même de s'en servir pour jeter sur les joggueurs qui passent sous ma fenêtre. (Je sais pas pourquoi, il déteste les joggueurs).
Ensuite, si on a réussi à éloigner son double maléfique (en lui proposant d'aller visiter un salon de la vaisselle de mariage, il adore ça par contre. Je le comprendrai jamais), on peut ajouter des petites gousses d'ail, on mettre ensuite le plat de tomates arrosées d'huile, saupoudrées d'une cuillère à café de sucre, et d'une pincée de thym et romarin, à cuire le plus longtemps possible à four 110°. Par exemple, moi (je suis mon meilleur cobaye) je les ai laissées 4 heures, ça marche bien, faut juste les retourner à mi cuisson, et on peut vivre sa vie normalement pendant ce temps là, en faisant des recherches sur internet pour savoir "qu'est ce qu'un poisson pervers?", ou "comment avoir goinfres" ou bien "trafic de bébés qui rigolent" . Pour les garder, on les met dans des petits pots, on les recouvre d'huile d'olive, avec une petite branche de thym, au frigo.
Pour ceux qui voudraient essayer quand même ces petits farcis, je vous explique sommairement comment je m'y suis prise, on sait jamais, il y en a qui pourraient la réarranger et en faire quelque chose de plus fabuleux que moi.
D'abord, j'ai fait bouillir un peu les petites courgettes entières, après leur avoir coupé le chapeau. Pendant ce temps là,j'ai fait chauffer le four très chaud et lancé le risotto. C'est une expression bien sûr, on va pas en rajouter, les joggueurs croiraient qu'on leur en veut vraiment.
J'ai creusé les courgettes à la petite cuillère ('tention c'est chaud), et j'ai mis les peaux (c'est pas beau, ce mot, je ferai mieux la prochaine fois) dans un plat à four arrosé d'huile d'olive. J'ai ensuite pris l'intérieur des courgettes, et je l'ai fait cuire dans de l'huile avec des oignons déjà blondis et de l'ail. Puis j'ai ajouté de la viande hachée (ici, des steacks de boeuf ça nous va très bien), des herbes. Et des tranches de tomates confites. Enfin, j'ai mélangé avec le risotto. Quand les petites dépouilles (désolée, j'ai pas réussi à trouver plus exact) de courgettes sont un peu grillées, on peut les remplir de farce, les remettre au four pour que tout soit bien chaud et grillé ensemble.

On sert ça avec le reste de farce, pour que les invités finissent la courgette avec, sinon, j'en connais plein qui mangent l'intérieur et laissent le tour. Mais j'ai réussi à les convaincre à grands coups de coupe-pâte à roulette sur la gueule. Enfin, j'ai trouvé une utilisation à cet ustensile.
Bises du kibou, de plus en plus calme. Vive la méditation, vous devriez essayer, ça marche!
08 septembre 2007
Des soupes? Pourtant les copains ont bien précisé qu'ils boiraient rien d'autre que de la bière!

Allez, pour une fois, les copains se tairont et mangeront des petites soupes, ça leur fera des vitamines, des fibres, et tout plein de choses qu'on trouve pas dans la viande ou les frites. Par contre, on est d'accord, il faut consommer de la levure pour avoir de beaux cheveux brillants et des ongles solides (important, ça, les ongles solides, vous pouvez pas savoir, vous qui vivez dans des villes civilisés. Vous avez pas besoin de vous battre pour faire vos courses, dans les supermarchés. Heureusement j'ai de bons ongles. Et des copains. Quelquefois ils viennent avec moi, ils ont compris que sinon, j'oubliais parfois les cacahuètes, et je vous le dis comme ça, mais c'est une grave erreur. Après, faut faire toutes les petites danses du pardon, sur les mains, en après-ski, sur du mozart. Bref, pour avoir de beaux ongles (ceci est un conseil de fille, je vais moi aussi vous apprendre à devenir féminine) On peut acheter de la levure de bière en paillettes et en saupoudrer les salades et les soupes. Sinon, on peut aussi boire de la bière, ça marche très bien, mes cheveux sont superbes.
Voilà, maintenant que ceux qui fréquentent les coop bio sont occupés à m'écrire des messages assassins (je m'en fous, j'aime avoir des tas de messages, peu m'importe la qualité, chez moi, c'est la quantité qui compte), je vais expliquer à ceux qui n'ont pas compris (tous les autres, les qui se prennent les pieds dans les parenthèses, les qui n'entendent rien aux métaphores, et enfin les qui cherchent où peuvent bien être les recettes) comment faire ces petites soupes d'été.
D'abord, je vous propose une crème du barry (ça tue ce nom, hein, très chic) (pour un peu je vous inventerais une histoire de jeune fille pas noble et même pas très bien élevée, du genre qui montre sa culotte aux riches, qui se ferait remarquer par le roi. Et tous les deux, ils mangeraient que du chou fleur, et on donnerait son nom à une soupe. Mais personne ne croirait à une histoire pareille). Pour faire une soupe pareille, vous l'aurez compris, il faut du chou fleur.Mais en fait c'est pas tout. Alors je vous explique, sinon, vous devinerez jamais, surtout avec une photo pareille.
D'abord, on fait fondre du beurre. Si je me permettais, j'ajouterais que c'est un bon début. On fait ensuite cuire 500 g de blancs de poireau. On ajoute 500 g de pommes de terre en dés, on laisse cuire, et ensuite vient la star, le chou fleur, en petits morceaux, on verse 2 cuillères à soupe de farine, et on arrose de 2 litres d'eau. On sale, on laisse cuire 40 à 45 minutes. Et enfin on mixe. Et on n'oublie pas la crème, sinon, ça ressemble à rien.
Cette recette vient d'un bouquin, mais je ne sais plus le titre. Bien sûr.

La recette suivante vient d'un vrai livre qui s'appelle "cuisine arabe les meilleures recettes des pays arabes et du maghreb", collection "les plaisirs de la table", Maxi livres.
C'est une soupe de poisson marocaine
Pour ça, on fait d'abord chauffer de l'huile, et on y fait revenir 4 carottes, 2 navets, 2 pommes de terre, 1 courgette, 1 poireau (oui, là aussi, ça fait beaucoup de légumes, c'est pour ça que c'est bien les soupes, on mixe tout, personne ne se rend compte de rien. Et surtout les copains, qui sont si contrariants. Enfin, les votres je ne sais pas, mais les miens sont pas très sortables. A part dans les bars glauques) On mélange 1 cuillère à soupe de concentré de tomates et on verse 1 litre d'eau. Ensuite, on ajoute 1 bouquet de persil et un bouquet de livèche (c'est une plante de montagne. Comme je ne vis pas à la montagne, j'ai mis de l'origan seché. En plus je savais même pas ce que c'était. J'ai pas fait d'études de botanique ou dans l'hôtellerie, ça se saurait sinon. On peut pas tout faire non plus. Les études de dentiste sont assez longues comme ça, même en séchant les stages. C'est pas grave, dans ma spécialité, ils se plaignent pas. Les animaux sont moins énervants que plein d'humains que je connais) on laisse mijoter 45 minutes, et on verse une dose de safran. Et comme dans toutes les soupes, quand c'est cuit, on mixe. Moi j'ai pris des filets de poisson (du lieu noir, pour changer) je les ai plongés dedans, et laissés quelques minutes, juste pour que ce soit cuit. Evidemment, avec toute cette soupe, c'est difficile de voir si c'est prêt. Ah ben ouaip, désolée, j'ai pas plein de bons conseils, je sers à rien. J'aime bien.
Voilà, bonne journée de la part d'un kibou... soupeux ça existe ou ça veut rien dire?
04 septembre 2007
Carbonnades flamandes. Ou : de la viande et de la bière, les mots préférés des copains.

quel tas de... de viande de BOEUF?
Aujourd'hui, une recette très difficile à faire. Il s'agit de réussir l'exploit de cuire un plat le plus longtemps possible sans que tout le monde vienne goûter la sauce toutes les 5 minutes Et oui, sinon, y' a plus assez de jus pour que ça cuise encore, encore et encore. Des fois c'est épuisant, chez moi, il passe tout le temps plein de copains, ils fouillent dans les placards (parce qu'en plus, ils ont toujours faim), ils racontent que des blagues, ils m'empêchent de regarder mes téléfilms (ils critiquent les scénarios. C'est incroyable, y'a jamais personne pour admettre que c'est crédible que le héros, qui perd généralement tous ses proches dans un accident d'avion (qui s'écrase sur une petite ferme où vivait une famille heureuse dont l'ainée avait la tuberculeuse mais souffrait en silence), puisse retrouver l'amour, (en une heure de film, oui, parfaitement) avec la soeur de la tuberculeuse, qui a une jambe de bois mais qui parle presque bien (oui, parce qu'elle a une maladie qui l'empêche de manger toute seule en revanche). Si la belle mère n'empêche pas la jeune amoureuse d'aller en rééducation en Suisse pour guérir, le film peut se terminer rapidement sans que le héros se suicide (et se rate et devienne le paralysé le plus courageux de l'hôpital, mais ça, c'est un autre film) (des fois je me demande pourquoi on critique ces téléfilms de l'après midi: le scénario est quand même bien ficelé, parce que contre toute attente, ça finit bien et je vous assure que c'était pas gagné (pour les spécialistes, je ne parle pas du cas des histoires vraies, parce que celles là, par contre, elles se terminent souvent mal: la mère ne revoit jamais son enfant, la femme gagne son procès contre l'industrie des grille pain, mais meurt quand même de l'exposition aux UV de son appareil...). Bien sûr, au lieu de critiquer le réalisateur et écrire à la production pour demander qu'on rogne sur le budget "effets spéciaux" pour payer un scénariste professionnel, y'en a pas un qui ferait à manger pour tout le monde. Ils préfèrent vider mes provisions de chips et de piments. Et bouffer tout ce qu'ils peuvent piquer dans la cocotte, même si c'est encore cru, dès que j'ai le dos tourné. Depuis le temps que j'explique aux juges que j'ai BESOIN de ma kalachnikov.
Mais une fois qu'on a réussi à virer tout le monde (créez n'importe quelle embrouille qui réveille des instincts de gangs ("ils ont dit qu'on buvait que la kro"), avec un peu de chance, tout le monde finira au poste), vous pourrez laisser cuire ça toute une soirée, et continuer le lendemain matin, comme ça, c'est prêt quand tous les copains seront rentrés de leur longue nuit, (ayez un peu pitié, leurs avocats sont des sales requins qui leur ont quand même fait la morale) et qu'ils se seront lavés (par contre, soyez intransigeants là dessus, même s'ils ont pas l'air, ils savent le faire) et qu'ils auront mis la table (les assiettes à fleurs de ma grand mère).
On peut servir avec des frites (envoyez le copain qui a le moins de dents en chercher à la friterie du coin si vous n'avez pas envie que votre robe du dimanche sente la friture), mais à mon avis, la sauce doit bien aller avec de simples pommes de terre cuites à l'eau ou des pâtes. Ceci n'est que pure théorie, puisque les copains refusent d'essayer une association contre nature (voyez, ils ont des principes quand même, ils ne sont pas QUE des âmes impures qui finiront au purgatoire, sans même passer par l'étape de l'interrogatoire et de la fiche à remplir)
Allez, je vous donne le mode d'emploi pour 4 personnes, vous n'aurez plus qu'à calculer les proportions selon le nombre de copains qui squattent chez vous. ça ira très bien si vous savez compter aussi bien que mon plombier ou votre garagiste, et si vos copains sont fiables et qu'ils ne viennent pas à douze, deux jours après l'invitation.
A mon avis, cette recette vient de Pierrot de Lille. Je peux pas être sûre, mon carnet de recettes n'est qu'un gigantesque fouillis où toutes les recettes se mélangent, écrites en miroir et dans le désordre, histoire que personne ne me les pique (mes copains sont un peu voleurs en plus). ça marche bien, personne ne le lit jamais, mon carnet, mais des fois, il me sert à rien.
Alors c'est parti, ça commence comme toutes les bonnes recettes, on fait fondre 100 g de saindoux (et pour une fois, c'est pas une blague) (pour cette carbonnade- là, j'en n'avais plus. J'ai besoin de soigner mes cheveux de temps en temps, je suis une fille quand même, j'ai donc pris du beurre, qui brûle si bien et qui donne cet arrière goût de cancer que j'aime tant). On fait revenir 1 kg 400 de boeuf coupé en cubes là dedans, et on sale. Après, c'est la première difficulté, c'est un passage qui demande d'être organisé: on saupoudre de 3 cuillères à soupe de farine. Et on lâche pas la viande des yeux, sinon, c'est sûr, ça va accrocher. C'est comme ça depuis la nuit des temps, et plus précisément depuis le jour où un héros quelconque de la mythologie grecque a piqué la farine aux dieux (ces crétins de dieux, entre nous soit dit, qui roupillaient comme d'habitude) (je dis ça je dis rien). On ajoute 300 g d'oignons émincés (ah, fallait les préparer avant, bien sûr, sinon, la farine va prendre dans le fond et foutre une nouvelle casserole en l'air. Je vous ai prévenus. C'est mes avocats qui m'ont dit de vous avertir, ils ont une mâchoire et une mentalité de squale, mais ils ont un sens pratique indéniable). On laisse cuire 5 minutes. Je n'ai jamais tenu tout ce temps là sans que ça accroche. En même temps, je vous dis ça, mais chez moi, y' a des tours de vaisselle (les règles changent à chaque fois, les copains savent jamais qui va se faire piéger. Hier c'est celui qui a dit le plus souvent les mots "réchauffement de la planète" qui a perdu).
Ensuite, on déglace avec 3 cuillères à soupe de vinaigre (on demande à ce moment là à un de ces copains qui tournait autour de la cocotte, comme d'habitude, de renifler si ça sent bon. C'est rigolo) (ça marche aussi avec les chats curieux). Et voilà ensuite le deuxième moment délicat, on verse une bière brune d'un litre (fallait la planquer pour être sûr qu'elle ne disparaisse pas, toujours au moment où la farine se dandine en disant "regarde, je m'accroche ouh ouh ouh, aaooaah, je brûle, et j'ai même pas mis de crème solaire- euh!") et 50 cl d'eau.
Et quand ça commence à fremir, on ajoute 3 cuillères à soupe de cassonnade (faites comme si c'était pas moi qui vous l'avais dit, mais ça marche bien avec du sucre en poudre classique aussi), et 4 tranches de pain d'épice émietté. Avec ça, on met du thym, du laurier et 2 clous de girofle. Et on laisse mijoter 2h30 à 3h, en sachant que l'idéal est de réchauffer le lendemain. Oui, ça veut dire qu'il faut retenir toute la bande de sauvages qui étaient pourtant affalés devant la télé et qui semblent mystérieusement ressucités. C'est vraiment une image très juste, vous voyez les films de zombies, quand ils ont envie de manger l'héroïne à talons aiguille, qui se cache dans un placard avec une petite fenêtre (qui sert à rien, puisque jamais elle pourra s'échapper par là. C'est juste fait pour qu'il y ait un zombie qui passe la main par là et tire sa couette), c'est exactement ça. Défendez votre cuisine, quitte à en MOURIR. Oui, rien que ça.
Allez, juste un dernier conseil, s'il vous reste de la sauce, congelez-la, ça améliore bien les repas où on a rien envie de faire que décongeler un steack haché et ouvrir une boîte de haricots verts...

Pff, ça ressemble pas à de la bière ça! A qui tu veux faire croire ça, Gisèle?
Bon, à bientôt,
signé un kibou sociologue spécialisé en téléfilms pourris.
31 août 2007
le jour du blog... Non, le blog du jour... Non, les blog quotidiens... AAArgh c'est quoi un blog day?
Bon, j'ai pas l'habitude de faire de la pub pour les autres (des fois que leurs blogs deviendraient plus célèbres que les miens, on sait jamais) (mes chefs, des directeurs de la propagande qui font partie d'un grand projet de destruction de la terre, ne doivent jamais savoir ça, sinon, c'est sûr, je finis suicidée de 12 balles dans le dos, les pieds coulés dans du béton, dans le coffre d'une voiture sans freins, au fond d'un ravin. Si jamais ça arrive demandez une enquête, j'aime pas la montagne) bref, aujourd'hui, on fait découvrir 5 blogs qu'on aime, et si possible qui ne sont pas dans le même domaine que le nôtre, ça s'appelle le blogday, et tout le monde se fout de cette dernière phrase puisque tout le monde en parle sur tous les blogs aujourd'hui...
Bon, je vais donc vous proposer d'aller voir des gens que j'aime aller voir tous les jours (presque), quand ils écrivent (je veux rien dire, mais y'en a qui devraient se sentir visés...)
D'abord, Tonton Jacob, que des blagues (je le soupçonne d'en rajouter, mais je suis mal placée pour dire ça)
Et puis un certain chat (je sais pas ce qu'il fout de ses journées, il voyage tout le temps, il fait rien qu'à prendre des photos. Drôle de vie moi je dis, faudrait peut- être qu'il pense à se trouver un vrai travail qui l'ennuie, comme tout le monde)
et aussi un artiste (des fois je fréquente des artiiiistes, oui madame)
Y a aussi les pues, des filles qui me font bien marrer ('boivent pas de bière, mais bon, elles peuvent pas TOUT avoir non plus)
Et pis fantomette, qui raconte sa vie palpitante
la fille, qui gribouille des blagues
et une vilaine...
un qui se plaint tout le temps (non, allez, pas tout le temps...)
et une prof qui se fout de la gueule de ses élèves (c'est maaal).
Ah ouaip, ça fait pas 5? Ah bah, ça, c'est la faute à ma grande section de maternelle que j'ai passée en prison, j'imagine.
Et y'aura pas de recette aujourd'hui, allez lire tous ces braves gens, ça vous occupera déjà pas mal.
Bises d'un kibou faiblard (il lui faudrait un bon polar plein d'autopsies)
