30 août 2007
une soirée calme chez le kibou

Quand arrive une soirée, le kibou ne s'interroge pas longtemps pour choisir sa tenue. C'est d'abord parce qu'il a un sens inné de l'élégance et du glamour, unique au monde dirait sa soeur, en précisant que ça signifie que le kibou est le seul à pouvoir l'apprécier. Et peut- être même qu'elle ajouterait que le kibou devrait essayer d'y passer plus de temps. Mais si c'était le cas, on mangerait toujours la même chose chez le kibou. Ah, c'est le cas? Bon, ben, tant pis. Non, quand le kibou se prépare à une soirée, il cherche plutôt quelqu'un qui irait chercher de la bière (un qui aurait perdu au jeu de culture générale en musiques de publicités de corn flakes par exemple), et avec quoi il va bien pouvoir nourrir ses copains affamés, donc si possible, un truc bourratif et pas cher. Et qui impressionne les copains, parce qu'après tout, c'est un peu aussi à ça que ça sert, les amis (je veux dire, bien sûr, ça sert AUSSI à se battre dans la rue et à se piquer du fric les uns les autres, mais c'est pas le sujet).
Alors, je vais maintenant vous expliquer ce que j'ai choisi de faire cette dernière soirée (eh, ben oui, je repasse à la première personne du singulier, c'est bien moi le kibou, me dites pas que vous ne comprenez pas les subtilités des sous entendu, quand même. Des fois j'imagine que mes lecteurs sont tous de beaux et grand lecteurs cultivés qui maîtrisent tout en ce qui concerne l'art du cannelage des champignons ou de la grande peinture des grands maîtres ardèchois de la fin du siècle dernier. Et donc également des grandes figures de style littéraires, bien entendu. Ne me décevez pas).
La dernière fois qu'on a fait une soirée (je veux dire, une vraie soirée, avec une table pour s'asseoir autour, et des discussions qui tiennent la route, pas un apéro qui n'en finit plus où on traine dans les bars en mangeant des frites, bien sûr), j'ai préparé une recette que j'avais trouvée chez Elle, écrite par Trish Deseine: du beurre de thon, citron et anchois, à tartiner sur du pain grillé. C'est typiquement le genre de choses que j'aime préparer (et ce n'est pas uniquement parce que mixer du beurre avec n'importe quoi me rend dingue), c'est parce que comme ça, les copains sont suffisament gavés pour manger sereinement le plat. Sinon, ils se jettent dessus comme des sauvages, ils mettent des miettes partout, ça dégouline sur leurs chaussures et ils disent même pas merci quand on les a servis. On mixe une boîte de thon, avec une gousse d'ail, 2 filets d'anchois à l'huile, 100g de beurre ramolli, 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, le zeste d'un citron, le jus d'un demi citron, et du poivre banc. Bien évidemment, je n'avais pas le citron (j'ai mis du jus tout fait, ça a très bien été), ni le poivre blanc (blanc! ah ah. Que personne ne me dise ce que c'est, je veux rester inculte et continuer à ricaner devant les produits sophistiqués). Bon, peut-être que ça explique pourquoi je réessaierai cette recette en relevant un peu plus avec de l'ail et du poivre... j'avais ajouté des morceaux de tiges d'oignons frais en botte que je gardais au congélo pour essayer dans plein de plats différents, en me disant que ça relèverait, mais... bof, ça a pas si bien marché, ça pique pas beaucoup. C'est pas drôle. En fait, ça ressemble beaucoup à la ciboulette. Autant dire que c'est aussi intéressant que si le mixeur mixait d'abord dans le sens des aiguilles d'une montre, puis dans le sens inverse (faudrait que je trafique le mixeur pour qu'il puisse faire ça, ce serait marrant. J'en profiterai pour foutre en l'air ses circuits langagiers. Vous entendriez comme il me parle!) Et puis évidemment, je n'avais pas de zeste de citron, puisque ça fait bien longtemps que je n'ai plus vu un vrai fruit (depuis que les villes se sont enfermées derrière des barbelés pour que les bêtes sauvages ne viennent plus dans les bibliothèques municipales emprunter des livres. Surtout des livres qui expliquent comment fabriquer des kalachnikov artisanales; ou aller surfer sur internet, sur le forum de marmiton).

Bon, une fois que tous les copains ont assez mangé et qu'ils arrêtent de tourner en rond autour de moi alors que je bois une bière tranquillement, comme s'ils étaient à Paris, en 1870 (je vous en reparlerai, au niveau gastronomique, ça a été une période riche en innovations. Faut préciser que Paris était assiégé... patience, promis je vous prépare des informations historiques fracassantes)
Pour cette soirée, j'ai fait un colombo de poulet au rhum, recette que j'ai attrapée je sais plus où (si je dois respecter TOUS les droits d'auteur, je suis pas sortie de l'auberge. Et dans ce cas là, pourquoi pas AUSSI sortir les poubelles et trier les trucs périmés dans le frigo, tant qu'on y est?)
Pour faire ce truc en sauce, on coupe 4 escalopes de poulet, on les fait dorer dans de l'huile avec de la ciboulette (c'est là que nos grands personnages mystère les queues des oignons frais entrent sur scène), du persil, 2 gousses d'ail écrasées, et un oignon émincé. Une fois que tout a accroché (moi j'ai un wok tefal, ça risquait pas d'accrocher, ah ah, manquerait plus qu'ça), on déglace avec 5 cl de rhum, et ON FAIT FLAMBER! (ça, c'est mon passage préféré, surtout que j'aime bien faire ça chez mes copines qui ont une hotte, après on a eu peur. C'est les meilleurs soirées qu'on passe. On voit des gens très marrants aux urgences, avec des bras de travers, des haches dans la tête qui articulent mal, et pis surtout, on aime bien répondre n'importe quoi aux médecins qui nous posent des questions bêtes).
Bien, une fois que vous êtes sortis du service psychiatrique (où vous aurez volé le plus de pilules que vous aurez pu, vous les revendrez en laissant croire que c'est des exta, en dessinant des petites têtes rigolotes dessus, ça paye bien à peu d'efforts), vous pouvez ajoutez 40 cl de lait de coco, et une cuillère à soupe de colombo, 2 cubes de bouillon de poule. Vous faites cuire ça à feu doux, et vous servez avec un petit riz, parfumé à l'huile d'olive. Je suis pas sûre, au final que le goût du rhum flambé se sente vraiment, mais c'est tellement dangereux que ça mérite de le faire à mon avis. Oui, juste pour l'amour du risque.

Bien, maintenant on peut aller se coucher...
bonne nuit du kibou (le jour... la nuit... tout ça, c'est très surfait)
27 août 2007
poulet en déshabillé de soie sur son lit de legumes.

ouh ouh, tu viens pas jouer? Quest- ce que tu fais, on t'attend... Roger?
Ceux qui ont l'habitude de venir lire mes élucubrations (il y en a. A mon avis, ils doivent pas prendre leurs médicaments comme leur a conseillé leur médecin) savent que je me nourris (et donc mes copains, puisque je ne les laisse pas décider du menu, pas plus de ce dont ils vont parler, ni de rien du tout d'ailleurs, je suis un genre de dictateur comme vous l'avez compris depuis longtemps. C'est normal, c'est moi qui suis restée le plus longtemps en prison) exclusivement de poulet.
Cette fois ci, j'ai eu la flemme de faire griller mes légumes au four, comme je fais tous les deux jours depuis plusieurs mois (vous comprenez maintenant pourquoi je contrôle AUSSI les discussions chez moi, sinon, les copains passeraient leur VIE à se plaindre!) et j'ai fait ça très simplement, aubergines en rondelles, poivrons en lanières, petits oignons épluchés, de l'huile d'olive, du sel, des herbes, le poulet par là dessus, hop au four, jusqu'à ce que le poulet soit cuit (j'ai entendu, dans un "cuisine des terroirs", qu'il faut piquer le poulet et regarder le jus qui coule, s'il est clair, la viande est cuite) (je ne regarde pas que les téléfilms à la télé. Des fois je regarde aussi des émissions pour me cultiver. En ce moment, je perfectionne aussi mes connaissances en chirurgie avec les films policiers, surtout quand il y a une autopsie. Et bientôt j'aurai un bon vrai diplôme de chirurgien plastique) (j'ai des copains qui travaillent à le reproduire correctement sans faire de fautes d'orthographe). (si ça marche pas, c'est pas grave, je pourrai asseoir un peu plus mon autorité auprès de mes copains, avec quelques mois dans une cage. (Ben oui, hein, y'a un moment, quand on a trop été en prison, on n'est plus dans des cellules, on a droit à un traitement spécial). Parce que faut les tenir, les copains, et sans un bon entraînement un peu spécial, on peut mal finir. On en connaissait qui... ben voilà, on les connaissait)
Pour parler cuisine, maintenant, (ça nous fera pas de mal) faut quand même savoir que moi, et les copains aussi, pour une fois, on les a laissé s'exprimer un peu, on a trouvé que les légumes sont meilleurs grillés que comme ça quand même. ça reste encore à améliorer. Peut- être que si on met des patates en rondelles dans le fond du plat ça leur clouera le bec ('m'fatiguent).
Et comme c'est déjà fini, je vais enfin vous raconter ce que c'est qu'un petit kibou (faut pas croire, il y en a, quand ils viennent ici, ils posent des questions, et ils voudraient bien avoir des réponses. Faudra pas s'étonner s'ils finissent un jour coulés dans du béton armé, avec gravé dessus: "il n'y a personne ici, cherchez pas", et jetés par dessus la rambarde de sécurité d'une autoroute dans la montagne (et à ce stade là, moi je dis, c'est un peu de l'abus d'appeler ça une rambarde de SECURITE quand même). Mais aujourd'hui, allez savoir pourquoi, je suis plutôt de bonne humeur (le boucher de mon quartier m'a laissé regarder ses déchets. J'ai même eu le droit de récupérer le mou pour faire une blague à un copain (c'est son anniversaire le mois prochain). Alors il faut que je vous demande de faire un effort, il va falloir que vous lisiez très très vite (ceux qui ne savent pas finir un polar en une nuit peuvent aller lire lentement leurs blogs favoris dès maintenant. Et puis non, allez, je vous tolère, je ferai comme si je pouvais pas vous fliquer et je fermerai les yeux sur les lambins). Je vous dis rien, je vous laisse la surprise.
"C'est l'histoire d'un petit kibou qu'est malade que sa maman elle va chercher des médicaments dans la forêt mais que le renard l'attaque, alors le petit kibou il attend et puis il meurt. Mais en fait la maman du petit kibou elle est pas morte alors elle revient au nid mais c'est trop tard, alors elle est désepérée et elle se suicide. Voilà."
Aaah, ceux qui voulaient une belle histoire sont déçus. Ceux qui croyaient que ça expliquerait tout aussi. Mais que voulez vous, je ne peux pas dire des choses cohérentes tout le temps non plus, hein. Des fois ça dérape que voulez vous, ma pauvre dame, c'est l'inflation, les courants d'air et tous ces spoutniks, ça dérègle tout, la preuve.
Faut juste que j'ajoute que normalement y'a une chorégraphie avec cette petite histoire attendrissante, qu'on doit danser sur une table. Pour ceux qui savent siffler faiblement entre leurs doigts, faut savoir qu'ils reproduiront ainsi le cri du kibou malade.

poulet, tu nous fait plus pitié du tout.
Et voilà, encore une nouvelle aventure du kibou qui se termine. Mais il revient bientôt (si un motoculteur ne l'écrase pas dans la rue, après tout on sait jamais). A bientôt les copains (allez, je vous fait tous entrer dans mon club de copains, on sait jamais, il y en a qui sont armés, on trouve de tout sur internet) (pis, les relations, ça pourra me servir quand j'aurai besoin de farine chimique pour mes expériences de pain qui parle)...
24 août 2007
Tarte à plein de légumes, pour effrayer les copains (et encore, on leur dira pas que dans la pâte y'a des FLOCONS D'AVOINE!)

Vous préparez quoi comme sale coup, vous me paraissez bien trop sages...
Aujourd'hui, je vais vous expliquer comment faire ma dernière invention: une pâte à tarte aux flocons d'avoine. Et que les copains qui ricanent aux mots "avoine", "graines germées", "salade" ou "bio" arrêtent ça tout de suite, sinon, il y a des feuilles de boucher qui vont voler (c'est ma dernière acquisition, avec les sous que m'a donnés ma grand mère pour mon anniversaire. Une merveille de précision). Et que les blogueurs arrêtent eux aussi de pousser des "oh" et des "ah" de mamie qui aurait vu des diables danser autour d'elle en lui montrant leur derrière, je sais très bien que c'est pas moi qui ai inventé cette pâte à tarte, mais comme j'ai réduit les proportions par deux, je me suis dit... non? oah, bon, vous savez pas reconnaître le génie où il est (surtout le génie du mal, j'ai remarqué). Alors, on y va pour le mea culpa : "c'estmafautec'estmatrèsgrandefauteblablablamêmepaspeurquonsevengesurtousmes
prochesdetoutefaçonilsenontvutellementavecmoic'estpaslamalédictiondivinequivales
effrayerbrefc'estLaurenceSalomonquiainventécettepâte ". Là, voilà, v'z'êtes contents? bon, maintenant que ces détails (avouez que c'était peu de choses) sont réglés, on va peut-être pouvoir parler sérieusement. Surtout que ce blog, au départ, c'était pour donner des recettes ingénieuses et succulentes, pas pour raconter je ne sais quelle aventure qui serait arrivé (soit disant) à des copains qui de toute façon boivent beaucoup trop pour être crédibles...
Alors, allons- y, moi, j'ai du boulot à finir avant hier soir dernier délai, alors accrochez vous, je vais aller vite.
D'abord, on fait caraméliser des poivrons... comme Trish Deseine, voilà, comme ça, vous me traiterez plus de sale usurpatrice. Alors pour ça, on fait d'abord préchauffer le four à 180°, on taille 3 poivrons en lamelles, on les arrose d'huile, et on ajoute 3 gousses d'ail épluchées. On laisse cuire 10 minutes, puis on baisse la température à 110°. On couvre d'aluminium, et on laisse confire pendant 1 heure 30 à 2 heures. Ensuite, on assaisonne avec de la fleur de sel (si on sait ce que c'est, sinon, si on veut rester inculte comme moi, on met du sel fin, c'est moins la classe, mais c'est efficace aussi pour saler, ce qui reste, vous en conviendrez, l'objectif principal). Voilà, et puis on poivre.
Ensuite, on met quelques courgettes en rondelles à griller au four, avec huile d'olive, sel poivre, herbes.
Pendant que ça cuit, on a le temps de faire LA fameuse pâte. Pour ça, il faut avoir un gros mixeur comme j'ai, ça marche bien, sans ça, c'est infernal à étaler selon Anaïck. Selon moi, maintenant (j'adore parler de moi) il faut diviser les proportions par deux, sinon, c'est très long à cuire, et c'est dur comme du béton, ça se coupe même pas avec un couteau (moi, ça a été, je suis équipée en matériel tranchant, mais je pense à tout le reste du commun des mortels qui ne prévoit pas les attaques d'artichauts transgéniques), c'est pourquoi il faut étaler très très fin, pour que ce soit présentable et croustillant. Pour vous dire, même mes copains, qui hésitent toujours un peu avant de faire une quelconque remarque, et qui mangent habituellement des choses qui, d'un point de vue nutritionnel pourraient rassasier les pays du tiers monde, ont dit que c'était un peu... paaah, pfff. Voyez?
OK, on y va, dans le bol du mixeur, versez 150 g de farine et 50 g de flocons d'avoine, mélangez, ajoutez 3 cuillères à soupe d'huile d'olive, 1/2 cuillère à soupe d'herbes, 1 cuillère à soupe des graines, n'importe lesquelles (mais je dois vous confesser une préférence pour les graines pour canari, au rayon alimentation animalière, celles pour hamster sont moins digestes), sinon, vous pouvez privilégier le lin, le pavot ou le sésame, si vous voulez faire vos difficiles. Ajoutez un peu d'eau et observez la réaction de la pâte. Normalement, quand elle fait une boule qui se presse sur les parois comme si elle avait pris vie et qu'elle essayait de se barrer pour s'enfuir dans les égoûts pour envahir la ville et en prendre le pouvoir en entrant dans les administrations par les robinets, elle est prête. Etalez- la dans un grand moule à tarte.
Puis, garnissez- la. Etalez des anchois (moi, j'ai aussi versé l'huile où ils trempaient, mais faut aimer avoir les doigts qui sentent l'anchois après. Moi, j'aime bien, ça attire les chats du quartier, je peux les rendre à mes voisins contre récompense).
Ensuite, on met les courgettes grillées. J'avais aussi ajouté un vieux reste d'aubergines, qui moisissait dans le frigo (j'ai gratté le moisi quand même, on n'est pas des sauvages), et puis les poivrons. L'ail aussi vous pouvez le mettre. Moi je l'ai mangé toute seule, j'en ai pas donné, c'est égoïste, mais comme personne ne le sait, les copains me prennent quand même tous pour une sainte qui les nourrit. Ah, s'ils savaient. Après, j'ai fait des tranches avec des bonnes tomates, je les ai mises... devinez où? Voilà, j'ai aussi posé des artichauts marinés à l'huile d'olive achetés tout prêts bien sûr, et des petits oignons blancs. Voilà, y'a plus qu'à cuire comme une tarte (je vous donnerai pas le temps de cuisson, je vais pas vous donner de mauvaises habitudes, après vous voudrez aussi que je sois précise dans les quantités, je ne m'en sortirai plus). Par contre, je vous dirai qu'à la sortie du four, vous pouvez tartiner de pesto. Pas avant, sinon, le basilic perd toutes ses vitamines. Je rigole, c'est pour le goût. Le jour où je me préoccuperai des vitamines, je mangerai des fruits en dessert, pas du surimi à la mayo.

on fait pas les fiers, là, hein?
Et voilà le boulot,
a bientôt, bises du kibou qui va chercher de nouvelles recettes à s'approprier. Et des lecteurs moins regardant (j'ai failli dire "emmerdants", mais ça pourrait compromettre mes plans de contrôle des media)
15 août 2007
Pommes de terre farcies d'été. Non, c'est pas vrai, c'est pour s'entraîner pour cet hiver

Maintenant que vous commencez à connaître mes copains, vous savez bien que c'est pas eux qui se feraient berner et qui mangeraient des petites salades de graines germées, même en été. Il leur faut de la viande, bien épaisse, et des légumes verts du genre pommes de terre, pâtes et riz. Et pas question d'essayer de les avoir avec la crème fraîche, les légumes qui traîneraient dans la sauce, c'est comme le persil, ils feraient tout pour les refiler aux chats. Z'ont toujours pas compris que les chats dédaignent eux aussi les fibres, et trient même les croquettes vertes, qu'ils essaient de refiler à mes copains. C'est un sacré trafic qui s'étend à toute la ville, même les stups ont commencé à s'en mêler.
Alors maintenant que vous voilà prévenus, je vais vous expliquer comment satisfaire vos envies de vider le frigo de ces légumes qui y traînent et qui commencent à faire la gueule (si ce n'est pas carrément la malle, par dessous la porte, en flaque verte), sans pour autant que votre repas ne finisse en pugilat ou en bière d'artifice dans l'appart', comme c'est déjà arrivé. Mes copains auraient parfois tendance à se laisser entraîner par des pulsions dévastratrices et sataniques, mais je commence à savoir les réfréner ("regarde Roger, j'ai sorti les cacahuètes, comme je t'avais promis, maintenant tu pooooses ta cannette de bière sur la table sans faire de mouvements brusques, on respire, çaaa y est. T'as le droit de prendre une chips si tu t'es lavé les mains. Bon, même si tu t'es pas lavé les mains. Je suis très contente de toi, t'as vraiment fait des progrès depuis ces dernières années, maintenant tu tiens ta parole, t'as bien fait, je suis sûre que ta maman est très fière de toi."). ça arrive que ça marche pas si bien, c'est pourquoi j'ai aussi un extincteur pour calmer les plus gros décérébrés d'entre eux. Bref, assez raconté ma vie, vu que ça intéresse personne, surtout ceux qui font des vraies recherches sur internet et qui voudraient bien savoir comment "fabriquer soi même une débroussailleuse" ou si le "boudin noir est cancérigène".
Pour tous mes adorables lecteurs (je ne parle pas de ma soeur, comme elle l'aura compris), je vous livre là, maintenant, immédiatement et tout de suite la vraie recette que j'ai faite moi même à partir d'une autre vraie recette que je n'ai pas su suivre, comme souvent. C'est pour ça certainement que les copains se plaignent parfois de toujours manger la même chose. En même temps, le premier qui ouvre encore la bouche pour couiner va goûter un moule en silicone que j'ai acheté exprès pour ça. Mais tout de suite une page de pub. Bon, j'ai essayé de faire un film pour vanter les mérites de la machine à pain, puis, y aurait eu une démonstration du presse ail- dénoyauteur que j'ai acheté, mais j'ai pas trouvé comment filmer sur l'appareil photo numérique. C'est con, ça vous aurait vraiment plu.
Maintenant, des explications qui apporteront vraiment un plus dans votre vie:
Pour faire des pommes de terre farcies, je vous conseille de faire cuire des grosses pommes de terre à l'eau salée. Prenez si c'est possible, des pommes de terre qui ont plutôt une peau épaisse, et pas ces chochottes de pommes de terre nouvelles, comme un gros crétin de kibou que je connais, qui a dit "pommes de terre farcies" avant de constater, dans le hurlement de joie des copains, que les patates en question ne manqueraient pas de lui pourrir la vie.
Et voilà maintenant le second conseil du jour, faut pas trop précuire les pommes de terre, sinon ça crève et il yen a partout, les peaux de patates, c'est infernal, ça cherche qu'à nous compliquer la vie. Quand les pommes de terre ne sont pas complètement cuites, mais un peu qand même (je ne peux pas vous aider, quand je fais à manger, y'en a toujours qui viennent me demander des tas de conseils diplomatiques pour des tas de situations, je ne peux pas regarder le temps que ça prend à cuire, sinon, il y a des patrons qui finiraient par craindre leurs employés qui leur avoueraient qu'ils sortent de services médicaux variés; et des voisins qui devraient donner des rançons en échange de photos de leurs chiens qui feraient les poubelles. Ou bien le contraire. Donc je vous conseille de vous débrouiller, et de ne pas piquer la peau pour savoir si c'est presque pas cuit. Ben oui, sinon, vous allez crever la peau, on en revient toujours au même. Pendant que les pommes de terre cuisent mais pas trop (voilà, c'est pas que je souhaite que vous viviez le même supplice que moi, mais presque: LA CUISSON DES PATATES), ensuite, une fois que vous aurez échappé de la malédiction que je viens de vous lancer, vous pouvez cuire complètement, quant à eux, des poireaux en petits morceaux, dans le beurre, puis sous un couvercle.
Sortez les pommes de terre de l'eau, laissez les refroidir un peu (à moins que vous vous appeliez Freddy Kruger et que vous ne craigniez plus que la chaleur vous brûle la peau des doigts, et que comme lui, vous ayiez été l'enfant le plus malheureux du monde) (mais notez, avec cet exemple, que ça n'empêche pas de devenir l'adulte le plus cool et le plus épanoui de tous les films, même des pubs), et creusez les pommes de terre en gardant une croûte assez importante, toujours pour éviter que ça pète dans vos mains. Mélangez la chair de patate avec le poireau, ajoutez une bonne cuillère de crème fraîche, pas mal de lait pour que ce soit pas sec. Garnissez les peaux de patate (ça fait pas envie, dit comme ça, hein?) et gardez au four le temps que le reste de votre repas soit prêt. Allez, je vais vous le dire, normalement, les peaux de patate auraient dû cuire au four pour bien griller, mais j'ai oublié. Passez vos pommes de terre au grill pour que ça gratine, ça fera pas si blanc que chez moi, comme sur ma photo...
Qu'est ce qui m'arrive? je vous donne des vrais conseils et je deviens sentimentale. Je dois avoir un problème de thyroïde.
Profitez- en avant que ma vraie nature reprenne le dessus!
salut du kibou (c'est pour ça que j'étais fatiguée ces temps ci, je le savais que ça pouvait pas être la bière, j'en bois tout le temps)...
10 août 2007
Poulet à la sauce aux huitres (à base d'anchois en réalité. Quelle arnaque)

eh eh eh, on passe des bonnes vacances? ah ben non, vous êtes morts, c'est vrai
Encore du poulet? oui, encore du poulet. Heureusement, mes copains ne se plaignent pas. Et même, il y en a qui couinent quand je dis "poulet rôti". Et j'ai accompagné ça de tranches de courgettes et aubergines grillées, puisque c'est l'accompagnement de chacun des plats que je cuisine depuis quelques mois. Oui, parfaitement, l'équilibre, la varieté sont des mots que j'ai rayés de mon lexique depuis que je recopie la même liste de courses toutes les semaines. C'est juste une question de flemme, je suis d'accord, mais au moins, ça me fait ça de moins à penser. Vous pouvez pas savoir tout ce qui peut y avoir dans ma tête, un vrai emploi du temps de ministre ( tiens, faudrait que je propose au gouvernement s'ils n'ont pas besoin d'un ministère des affaires insalubres, y'a que dans ce domaine que je serais compétente), par exemple, en ce moment, je dois penser à ne pas envoyer mes lettres anonymes à la même personne (vous pouvez pas imaginer ce qu'il faut d'organisation. Le secret, je vous le dis, c'est le répertoire. Mais c'est risqué si les flics tombent dessus par hasard en cherchant d'autres trucs. Comme des piques à brochettes gravés au nom de la prison). Il faut pas oublier non plus de planquer les croquettes des chats quand les copains viennent (si on manque de cacahuètes, il y en a qui vont invariablement les servir dans des petits bols chinois, et après on est emmerdés, les chats se plaignent qu'ils ont rien à bouffer, c'est pas possible), et après, je dois aussi penser à courir à la déchetterie la nuit pour déposer le cadavre du serin des voisins (ça sait pas vraiment jouer, les serins) (et c'est vachement fragile en plus, j'aurais pas cru), donc, des tranches d'aubergines grillées. Pour le poulet, j'ai varié un peu, vous vous doutez, parce que quand même, sinon, ça n'avait aucun intérêt que je vous raconte ma vie. En même temps, c'est un peu le cas, mes recettes n'ont rien de très palpitant, ni d'original. En plus, il y a pas moyen que je vous donne les proportions ou des consignes simples et claires. Tiens, c'est vrai, pourquoi mes lecteurs viennent ici (je veux dire, à part ceux qui cherchent des infos pour fabriquer une bombe à farine, ou sur les brigades antinageurs..) ça reste un mystère...
Peu importe, puisque vous êtes là, maintenant, je vais vous expliquer tant bien que mal comment faire ce poulet parfumé. Promis, j'essaye de faire concis et clair. Pis je vais pas encore vous expliquer comment faire griller des tranches d'aubergines coupées dans la longueur, posées sur une plaque, enduites (au moins) d'huile et couvertes (au moins) d'herbes (thym, romarin origan), sel poivre. Faudrait pas me prendre pour une prune.

on s'aligne gentiment. Souriez.
Posez dans un plat à four un bouquet de petits oignons (vous avez le droit de les éplucher si vous aimez pas manger les épluchures), posez les cuisses de poulet aussi dans le plat, bien sûr, pas dans la gueule du premier qui passe (enfin pas seulement en tout cas. Les copains savent être très énervants des fois, mais c'est pas une raison pour pas manger). On verse plein de sauce aux huitres, (qu'on appelle aussi la sauce poisson, ou même sauce aux anchois, pour pas compliquer), dessus (sur le poulet, je vais pas préciser à chaque fois que je ne parle pas des copains). (sauf si vraiment ils reviennent vous embêter alors qu'on les avait déjà prévenus, avec le poulet. Faut toujours qu'ils aient des tas de trucs à chercher dans le frigo. Des bières, oui. Bravo à tous ceux ceux qui l'auraient parié). (Quand je serai riche et célèbre, c'est à dire quand j'arriverai à faire croire au monde entier que les colliers d'os de poulet que je fais sont des gri- gris très puissants, je pourrai vous envoyer des trucs très cool (comme de magnifiques créations artistiques en matériau naturel qui apporte joie, sérénité et humour à tous ceux qui le portent) en organisant des concours de fins de phrases.

ah, vous avez encore sali le plat, bande de cochons, vous serez privés de dessert.
Une fois que le poulet a été bien imbibé de sauce poisson (ça pue la sauce poisson, mais ne vous inquiétez pas, une fois cuit, ça passe), normalement, il en aura coulé dans le plat, et ça tombe bien, parce que les petits oignons vont cuire dedans et ce sera très bon. Y'a des copains qui ont gémi en les mangeant. Ensuite, on saupoudre le poulet d'une pincée de curcuma (personnellement je trouvais ça dégueulasse, mais à petite dose, c'est très bon. Voilà comment on apprend à être raisonnable), et une pincée de poudre tandoori (tout dépend de vos goûts, si vous aimez le piquant, allez-y franchement, mais sinon, faites gaffe. Oui, c'est comme le curcuma, je me suis fait avoir par ma main lourde)
Et on cuit ça comme des cuisses de poulet normales, 180° pendant une heure. Et on peut commencer à hurler à la mort et danser diaboliquement autour de la table avec ses copains parce que c'est prêt.
signé le kibou qui avait promis de faire court mais qui a menti. Eh oui, encore.
06 août 2007
du cochon au vert!

gros cochon
Voilà une recette que j'ai tirée d'une fiche recette de Elle. Tout ça pour prouver à tout le monde que je suis une fille normale qui lit aussi des trucs pas trop intellectuels (des fois). Bon, d'accord, je suis faible, et des fois j'aime avoir des conseils judicieux pour acheter mes crèmes de jour. Ah ah ah, je vous ai bien eu, comme si je mettais des crèmes de jour. Bon, mintenant que je vous ai bien fait marcher, je vais vous avouer un ou deux trucs: je me lave le visage au gant de crin, et je n'achète aucun vernis à ongles tendance, croyez moi, ça sert à rien quand on se retrouve coincé dans une rue par un rat qui fait 10 kg et qui a juré de vous faire la peau depuis qu'on a réduit sa dernière portée en ragoût. Avec du vin rouge. Voilà, vous avez compris, moi, ce que j'aime dans Elle (mis à part ses conseils judicieux pour protéger ses cheveux du soleil quand on ne porte pas de chapeau de cow boy comme moi pour que tout le monde en ville dise à votre passage "ouah, regarde les petites têtes de rat barrées sur le manche du fouet, c'est elle qui a capturé le dernier ornithorynque sauvage qui vidait nos touristes de leur sang, on l'appelle The Killer"); voilà, moi, j'ai pas besoin de conseils de beauté (je suis tellement sauvage. Imaginez que JAMAIS je ne me démaquille le soir, je garde le gras sur les rillettes pour me faire des tartines le matin et je ne mange jamais de fruits, les vitamines pourraient dangereusement destabiliser mon organisme), par contre, quelques fois, ça m'est arrivé de garder une fiche de cuisine ou deux. Je colle ça dans des petits cahiers que je décore avec des petits papillons violets. J'ai aussi des petites libellules qui brillent la nuit.
Bref, je vais quand même vous avouer que je suis rarement la recette surtout que chez Elle, j'ai remarqué qu'ils aiment bien les légumes croquants, à peine cuits.Moi je dis, c'est pas la peine qu'on ait eu tant de mal à découvrir le feu et à inventer les gazinières pour manger les légumes crus, moi, je suis pas un lapin. Ces Saletés de bestiaux obséquieux.
Alors je vous donne ma façon de faire, qui sera nettement plus longue que celle de Elle, puisque je fais AUSSI cuire la viande, parce qu'il faut pas rigoler avec la viande de porc si on veut pas jouer à Alien avec un ténia. Et puis bien sûr, ce sera aussi nettement plus imprécis question timing, que voulez vous, quand on s'appelle "The Killer", on est dérangé tout le temps par des tas de gens qui viennent vous demander de sauver leur famille, enfermée dans un ranch assiegé par une horde de moutons assoifés de sang (la faute aux pesticides). Le temps que je revienne dans ma cuisine, généralement tout est enfin cuit, mais vous m'excuserez si je n'ai pas pensé à vous chronomètrer tout ça...
Allez, on y va, (je vous donne les proportions données pour 4 personnes par notre chère Elle, comme ça, vous saurez qui engueuler si ça marche pas comme prévu. Mes avocats viennent de me lâcher, attaquez vous plutôt à Elle, moi, j'ai pas de sous, j'ai dû plaquer mon boulot pour sauver les gens des animaux échappés des labos) tuez un cochon (tiens, celui qui fait les poubelles du quartier à la nuit tombante. Ne vous laissez pas déstabiliser par son air malin, le mien ne parlait pas français, à vous de tester le votre ("eh, gros cochon, tu veux une serviette?") puis épluchez- le), gardez- en 300g de filet mignon que vous pouvez couper en fines lanières. Moi je prends du sauté de porc, c'est moins cher, et je le coupe même pas en petits bouts, mes copains ont de bonnes dents (surtout celui qui a mordu les flics qui lui avaient demandé son permis de chasse. Comme s'il fallait un permis de chasse pour tuer les pigeons des villes! C'est même pas un animal sauvage!).
On cuit les légumes verts à l'eau, soit 500g de petits pois, 50g de haricots verts, 50g de pois gourmands, moi j'ai aussi essayé avec des fèves fraîches, les copains ont adoré, ça fait comme des fayots, mais verts. Quand ces légumes là sont pratiquement cuits, on ajoute 200g de brocolis pour quelques minutes.
Dans un wok ou une sauteuse, faites revenir un oignon haché dans de l'huile d'olive (Elle recommande 2 cuillères à soupe. Perso, je trouve qu'en dessous du litre, c'est même pas la peine d'en mettre, ça frira jamais) puis, jetez le porc qui doit roussir. Oui, comme en enfer. C'est ça qui attend les petits cochons qui ne se lavent pas derrière les oreilles, le wok. Ajoutez une courgette râpée, et une gousse d'ail, Elle recommande de parfumer avec du jus de citron, de la muscade, du cumin, du piment, puis, du sel et du poivre. Moi j'ai remarqué que le mélange "garam massala" ressemble pas mal à ça, j'ai essayé et ça marche bien. Laissez cuire, sinon, ça sera jamais cuit, n'est ce pas?
Et quand les légumes qui bloubloutent dans la flotte sont prêts, ajoutez- les à la viande, brassez bien pour que tout le monde fasse connaissance, laissez les cuire encore un peu et servez chaud. Et oui.

Voilà pour aujourd'hui, allez, tous avec moi: "vive les petits cochons!"
A bientôt signé: le kibou
03 août 2007
poulet aux fruits secs, vanille et champignons ou: enfin du sucré dans la cuisine du kibou!

c'est fini les conciliabulles, oui?
Pour faire plaisir à ceux qui en ont marre de manger des grillades au barbecue (c'est une stratégie, je sais très bien que personne n'en a marre de cette tradition, mais si des vacanciers tapent ces mots clé sur gogole, ils vont atterir chez moi. Vous comprenez? ça s'arrange pas question raisonnement machiavélique, moi)
Je vous donne donc une recette imaginée par mes soins, à partir de quelques livres, des notes, quelques recherches à la bibliothèque, et le visionnage de toutes les vidéos de Cyril Lignac, qui nous fait tous rêver, n'est ce pas (je rêve de lui, sans bouche, perdant donc son sourire et montrant enfin son vrai visage de sadique qui va nous présenter une recette de caniche fourré à la pâte de dattes. Un bonheur sans nom).
Au départ, je vous avouerai donc que cette recette s'intitulait au départ "fricassée de volaille à la vanille". Pas moyen de savoir d'où ça sort, si c'est quelqu'un qui passerait par là qui l'a écrite, n'hésitez pas à me laisser un message (c'est le deuxième point de ma stratégie, pomper tout un tas de recettes et ne pas dire qui les a écrites. Choisir une célébrité si possible, c'est super efficace, 10 568 commentaires au moins (non, c'était pas moi les blogs de plagiat qui ont fermé pour cause de trop d'insultes).
Comme d'habitude, je n'ai pas pu faire la vraie recette au pied de la lettre (mais QUI peut bien réussir à se programmer un menu pour la semaine et n'oublier aucun ingrédient en faisant les courses???), alors j'ai brodé, de toute façon, c'est ma spécialité, inventer plein de trucs un peu... j'allais dire "délirants", mais ça me paraît léger. Parfois, y'en a qui y croient. Y'en a même qui s'imaginent qu'ils me connaissent en vrai. Ah ah ah. Pauvres petites créatures crédules.

Pour me recette, prenez deux cuisses de poulet qui passaient leurs vacances à la neige (belle métaphore pour parler du congélo, non?), décongelez-les, donc, sinon, ce sera... ben oui, pas assez cuit..., faites les roussir dans la cocotte, côté peau (histoire qu'elles crânent bien, après, devant leurs copains (comme certains que je connais), (et certainement plein d'autres que je ne connais pas) :"ouah les filles, vous êtes vachement bronzées, j'y crois pas"), puis ajoutez une poignée de raisins secs, quelques abricots secs coupés en morceaux. Eux, ils ont pas besoin de revenir dans le gras du poulet, soyons serieux, mais il faut les faire gonfler dans de l'eau chaude, j'ai résolu le problème (oui, c'était vachement un problème), je verse de l'eau, préalablement chauffée vite fait dans le micro ondes, disons l'équivalent d'un bol, et hop, on fait une blague à un petit cube de bouillon de poule (on le pousse comme à la piscine. N'ayez aucune pitié, c'est que des sales rapporteurs les cubes). Donc, on ne sale pas. Par contre, on verse un filet de concentré de vanille, ou alors, on ajoute une gousse après l'avoir éventrée (aaah! non! j'avais promis au groupe de parole que j'arrêterais de parler comme ça! Bon, c'est rien, je leur dirai pas) et jeté les grains dans le jus...
Si on a des champis au congèl, on en ajoute plein direct avec le reste, ça va fondre, puis cuire, (qui a déjà goûté un champignon glacé pour voir ce que ça ferait du sorbet champis? Essayez pas, j'ai beau être une donneuse de leçons inutiles, et parfois dangereuses, je vous le dis, c'est pas bon).
On laisse mijoter ça, pendant le temps que le poulet soit bien cuit, vérifiez de temps en temps que le jus ne se soit pas évaporé complètement, parce que ça non plus, ça fait pas un bon plat...

et comme tout plat qui se respecte, on vérifie l'assaisonnement, et on fait fondre pleeeiinn de crème fraîche dedans pour que la sauce soit effrayante. Euh... onctueuse.
Les copains qui aiment le sucré salé en général ont bien aimé, (les autres n'ont eu que le droit de sucer les os) j'avais un peu peur de la vanille avec de la viande, mais maintenant, plus rien ne m'arrête, je vais peut-être même me lancer dans le poisson vanille (ouh ouh, je vais faire n'importe quoi!).
Je voudrais aussi juste préciser que dans la recette originale, on utilisait des émincés de poulet en morceaux, et des pleurottes, de la vanille, et de la crème fraîche. Mais c'est tout. Voilà, comme ça, vous êtes bien sûr que j'avais absolument pas compris l'idée du plat...
bises du kibou!
28 juillet 2007
gyouvetchi (ragoût des Balkans) ou: quand le kibou mange ses livres!

Aujourd'hui je vous donne la recette qui va avec la photo la plus moche de tous les blogs de cuisine. Je pourrais faire un concours pour proposer à tous mes lecteurs de réfléchir aux ingrédients (le gagnant remporterait une queue de chat que j'ai trouvée dans une quincaillerie suisse) mais j'aurais trop peur qu'on imagine des horreurs et que mes copains finissent par croire que je veux vraiment les empoisonner à coups de morceaux de gras en sauce de jus d'orange fermenté avec son accompagnement de petites mycoses aux yeux de mérou.
Alors je vais tout de suite vous donner la recette pour apaiser votre soif de curiosité... puisque j'en suis sûre, vous brûlez de savoir de quoi il s'agit. Qui a dit: "plutôt crever"?
Pour vous prouver que quelquefois, le kibou ouvre un vrai livre avec des vrais morceaux dedans (je ne parle pas du "petit dictionnaire illustré de dermatologie") (très instructif au demeurant), je vais vous donner une recette que j'avais trouvée dans un roman qui s'appelle "la cavale du géomètre", écrit par un cinglé finlandais : Arto Paasilinna. Dans ce roman, (si vous ne connaissez pas cet auteur, vous augmentez les points necessaires pour aller au paradis. Autant dire que j'ai gaspillé bêtement mon capital bonnes actions. Aaah, si seulement la maîtresse de ce hamster ne m'avait pas vue...) est décrite une chasse au taureau qui se termine en ragoût, et bien arrosé, comme dans tout bon roman de cet auteur. A l'origine, cette recette était donnée pour 10 kg de viande de taureau, mais je l'ai adaptée pour un minable petit kilo de viande de boeuf très commune. Contre toute attente, ça a marché, les proportions étaient bonnes (oui, j'ai le goût du risque, mais j'avais pris mes précautions:j'ai croisé les doigts, en jetant su sel devant une bonne soeur rousse après avoir coupé mes ongles un soir de pleine lune). Comme ça faisait longtemps que je ne l'avais pas faite (je ne suis même pas sûre qu'à cette époque, j'avais déjà rencontré mes copains qui ouvrent leurs cannettes de bière avec les dents, c'est dire si c'est vieux), je me suis dit que ça vous intéresserait. Bon, ben, c'est sûr, c'est encore pas une recette qui plaira aux amateurs de plantes sans viande, ni à ceux qui ne mangent que du chocolat. Que voulez vous, moi je dois faire de la cuisine sérieuse qui nourrit les copains, sinon, ça peut encore finir en émeutes dans les rues, comme en 2005, quand je leur avais préparé un pudding aux graines germées.
Alors , je vous explique comment on fait cette merveille:
d'abord, on fait griller 1 kg de viande de boeuf (si on n'a pas mieux, évidemment. Pour ceux qui ont l'occasion d'aller à la chasse au taureau pendant les vacances n'hésitez pas. Enfin, sauf si le propriétaire du taureau est dans les parages, évidemment, et surtout s'il est armé) (attendez plutôt la nuit), dans de l'huile, on y ajoute un oignon haché grossièrement, (si vous ne pouvez pas vous arrêter de hacher, comme moi, parce que vous êtes vous aussi fasciné par cet engin de mort qui découpe et découpe encore, avec le jus qui gicle sur les parois du bol, et que vous hachez trop fin, c'est pas grave, ça ira quand même). On ajoute un poivron en morceaux, puis 200g de tomates, 200ml de petits pois (oui, ce sont bien des petits pois, regardez bien cette photo, et vous pourrez également déduire que le truc orange... ah ben non, ça nous aide pas, en fait). On ajoute de l'ail, du poivre et sel (c'est pas parce que ça a l'air imprononçable qu'il faut croire qu'on ne va pas y mettre du sel-poivre quand même). On ajoute 400ml d'eau. Normalement, on laisse reduire jusqu'à ce que la viande soit juste recouverte par le bouillon, et on verse 200ml de vin blanc, et hop, on met aussi du romarin, de la menthe et du laurier. Si vous êtes attentif, vous avez dû être interpellé par le mot "normalement" (les habitués se seront inquiétés), pas besoin d'appeler les flics (pas pour ça en tout cas), c'était juste pour signaler que je trouvais qu'il n'y avait pas assez d'eau, à moins qu'on cuise tout ce petit monde là à la cocotte minute. Ajoutez donc de l'eau pour qu'il y ait de quoi réduire, sinon, ben, ça cramera... Quand c'est cuit, ben, comme dirait grand chef, c'est cuit. Vous pouvez déguster avec des carottes pommes de terre, ça pourra pas vous faire de mal, sauf si vous êtes allergique, mais n'allez pas vous faire du mal je ne mérite pas une telle dévotion (pis, ça réduirait mon nombre de lecteurs).
Je suis sûre que la littérature est pleine de ces petites recettes données mine de rien, un peu comme dans le cinéma. Y'a même eu un livre édité rien qu'avec les recettes des petits plats préférés du commissaire Maigret. Je serais pas étonnée qu'on trouve aussi quelques pistes chez Jorge Amado... Allez, me dites pas qu'il y a que moi qui pense qu'à bouffer, même quand je lis (même si chez moi, je me contente de vieilles miettes indéfinissables qui traînent entre les coussins du canapé)...
Creusez vous les méninges, ordre du kibou! (pour une fois que je ne recevrai pas une douche de bière (ou une pluie de taboulé) après avoir fait mon autoritaire! wou, je devrais vous commander plus souvent!)
bises de kibou ('tention, ça pique!)
21 juillet 2007
sauté de porc aux courgettes, parfum columbo (sans l'imper)

Comme vous m'avez tous l'air très sages, je vais vous donner une recette pour carnivores. C'est pas aujourd'hui que je vous expliquerai comment faire une soupe glacée aux fraises avec du vinaigre balsamique ou une petite salade aux légumes croquants et à la mangue. Ah ah ah. Non, ce sera plutôt une petite recette pour les copains qui reviennent affamés d'on ne sait où (toujours à traîner dans les coins sombres à tailler le bout de gras avec des créatures improbables échappées de labos douteux), on peut leur proposer une petite recette qui va très vite (et comme ça ils n'ont pas le temps de vous expliquer ce qu'ils ont réussi à se faire refourguer comme organe périmé)...
On fait d'abord revenir des oignons dans de l'huile d'olive, on attend qu'ils soient dorés, et on jette les morceaux de sauté de porc, à feu vif pour qu'ils soient dorés eux aussi (y'a pas de raison), on baisse le feu, on ajoute une courgette en morceaux, on verse de la sauce soja pour saler, et du columbo en poudre pour parfumer, du poivre, et puis on couvre et on attend. On peut aussi ajouter de l'ail, moi j'ai oublié.
Faites ce que vous voulez en attendant, moi j'avais commencé à trier mes photos, ça fait tellement longtemps que je devais le faire... d'un côté celles où on a un double menton, puis celles où on recrache de la bière par les oreilles parce qu'on rigole, celles où on raconte des bobards (toutes celles qui restent, donc)... J'ai pas réussi à ranger toutes les photos bien sûr et comme les copains viennent toujours fourrer leur nez dans la gamelle en demandant ce qui cuit (comme si je pouvais donner un titre à un mélange improvisé!), il a bien fallu que je leur promette de cuire des nouilles chinoises avec, ça leur donne vachement faim de... se promener en ville.
Quand la viande est cuite (il ne faut surtout pas que le porc soit rose, sinon vous pourriez attraper des maladies (moi je m'en fous mais ma pauvre maman pourrait s'inquiéter. Et me reprocher de mettre tout le monde en danger. Et surtout ma petite soeur, si influençable) donc c'est assez subtil, faudrait pas que ce soit sec, ni plein de germes qui ne demandent qu'à s'attaquer à votre système nerveux) (ou à vos intestins, mais je le dirais pas, parce que c'est moins propre et ça riquerait de vous dégoûter. Moi comprenez vous, je suis immunisée. J'ai fait mon service militaire pendant 12 ans dans la légion étrangère (je devais fuir interpol pour une accusation injuste de trafic de dents), en tant que médecin (c'est bien là bas, ils vérifient pas les diplômes, c'est comme ça que j'ai pu faire mes premières opérations à coeur ouvert. C'est très instructif). (C'est comme ça que j'ai appris à cuisiner. Voilà, vous savez tout), vous pouvez servir avec des nouilles chinoises, si vous en avez. Sinon, ça ira bien avec du riz. Ou mieux, avec des patates déjà cuites que vous ajouterez au mélange, à vous de voir. De toute façon, question d'inventer des choses, je sais bien que tous les blogueurs sont plus créatifs que moi. Non, ne niez pas. Et n'essayez pas de me consoler, j'm'en fous, moi j'ai d'autres qualités; personne n'est aussi cruel et machiavélique que moi. Et personne n'a la même ambition non plus, c'est certain, vouloir gouverner le monde, (et réprimer quelques révoltes de temps en temps) c'est pas donné à tout le monde... ah ah.
Allez, je vous laisse, j'ai rendez vous avec mon avocat. Bises du kibou!
16 juillet 2007
une tournée des bars, ça vous intéresse? avec une croûte alors...

Faut juste leur couper la tête et leur enlever les tripes pour qu'ils soient présentables...
Bon, d'accord, "la tournée des bars", c'était un jeu de mots qui vaut rien, je sais, que voulez vous, je suis déjà multimillionnaire (damned, je vous ai dévoilé un truc de ma vie privée), alors être drôle, c'est plus dans mes objectifs, l'argent, ça compense... Oui, j'ai des objectifs de vie, comme tout le monde, au premier de l'an, je me promets de m'arranger, en torturant moins d'animaux (surtout les cafards, qu'est ce qu'ils ont pris cette année!), en regardant moins souvent les émissions de télé qui parlent de chantiers navals (parce que ma conversation ne s'améliore pas), je vais m'efforcer de manger moins d'animaux morts (je rigole), et ouvrir plus souvent mon courrier, surtout celui qui vient du trésor public (et donc pas l'utiliser comme supports de petits dessins rigolos au boulot)...
Alors en fait, aujourd'hui, ce sera une recette de poisson, pour faire plaisir à ceux qui aimeraient mieux manger de la viande mais qui savent pas chasser.
Pour 3 bars, j'ai décidé d'innover, alors je me suis inspirée d'une recette de viande en croûte que j'ai déjà présentée (oui, ça, c'est innovant, je sais, c'est une drôle d'idée, mais je contrôle pas tout ce qui sort de ma tête, sinon, on n'a pas fini), et d'une recette de farce, qu'on mettra SUR le poisson, puisque mon poissonnier n'a pas ouvert le poisson par le dos pour lui enlever ses arêtes (mais je ne lui ai pas cassé la tête, je ne lui avais pas demandé, des fois je sais me tenir). Vous pouvez donc, si vous avez suivi (mais j'en doute, mes lecteurs ne font rien qu'à venir sous des prétextes qui n'ont rien à voir avec les recettes de cuisine; genre :"nadege pue des pieds", ou "fabriquer un parachute avec une bougie" et même "petits gâteaux sales") (des fois j'ai envie d'en inventer, mais en fait, mes visiteurs sont plus inspirés que moi), enlever les arêtes par le dos, ou demander à votre poissonnier de le faire, si vous n'avez pas bien suivi les cours de dépiautage au collège poour observer le système neuronal des grenouilles ou l'oeil du boeuf. Allez comprendre pourquoi, c'est moi qui ai eu la meilleure note à ces cours là; ainsi, vous pourrez farcir les poissons facilement et agréablement (oui, carrément).
Pour la farce-croûte: on fait revenir un oignon dans de l'huile d'olive, on ajoute une gousse d'ail et très vite (sinon, l'ail a tendance à cramer, c'est pas lui qui mettrait de l'autobronzant pour pas avoir à s'exposer trop, je dirais même qu'il MEPRISE les recommandations des dermatologues. Un sale petit prétentieux qui crèvera d'un mélanome, ce sera bien fait pour lui) et on accompagne tout ce beau monde de 3 tomates (allez, vous pouvez les éplucher si ça vous fait plaisir), on aura aussi invité leur pote le beau bouquet de persil plat qui apportera du vin blanc, genre un verre. Allez, deux. Et puis à leur suite arriveront 3 tartines de vieux pain (mais pas moisi quand même), sans la croûte, bien trempé dans le lait, jusqu'à ramollir, qui raconteront comment c'était la guerre (ou la grande crise de 29 selon leur âge). On les mélange bien tous pour faire une belle purée (ah oui, les fêtes, chez moi, ça se termine toujours en carnage, y'a toujours un psychopathe qui rôde. Je devrais peut- être entamer une psychanalyse. Ah ah ah me faites pas rire, ça va me défaire ma camisole).
Faire cuire des champignons à part. Et tartinez les de crème fraîche (voyez comme la cuisine ressemble à un film d'horreur délirant)
Coller (oui, il s'agit bien d'y mettre les mains et d'appuyer pour que ça colle sur la peau du poisson) la farce sur les poissons, et aussi à l'intérieur, si vous voulez bien (oh, "si vous voulez bien" voyez les efforts que je fais, je prends des cours de maintien cet été). Saupoudrez de chapelure. Entourez les poissons des champignons. N'oubliez pas comme moi de lancer la cuisson du riz, si vous n'avez pas de pauvres copains obligés de tout faire eux mêmes comme moi.
Allez, comme d'habitude, la fête se termine en boîte, au "Four", (ah zut, j'avais oublié de vous prévenir d'y allumer le chauffage à 200°), de faire cuire tout le monde jusqu'à ce que la chair se détache des arêtes (mais c'est plus dur de vérifier si le poisson a été désarêté, évidemment. M'en fous, débrouillez vous), si on veut que ça gratine, on le passe sous le gill du four, comme vous vous en serez douté, j'imagine bien, vous êtes plus malins que moi. Maintenant vous comprenez pourquoi ma chapelure est restée si blanche. Trop dur la vie.

et pour les petits délicats qui n'aiment pas sentir le poisson, sachez que le jus de citron est très utile pour se laver les mains. Sinon, le destop fonctionne aussi très bien (et contrairement à ce qu'on croit, on cicatrise très vite)
bises du kibou...
